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Entré en campagne le 22 janvier Hollande caresse le peuple dans le sens du poil en s’attaquant à la finance.
"Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance."
François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2012
Mais cette attaque a fortement déplu à la City de Londres, état dans l’état qui pilote réellement le monde, qui fait et défait les élections au gré de ses besoins.
Sans l’appui de la finance, aucune chance d’être élu pour le petit François, alors il a vite rectifié le tir :
"The left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear."
("La gauche a été au gouvernement pendant 15 ans durant lesquels nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a pas de grande peur à avoir.")
François Hollande, entrevue au Guardian, 13 février 2012
Quand on vous dit que Sarkosy et Hollande sont les deux pieds d’un même corps qui va dans une seule direction.