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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 22:51
Il y a cinquante ans

Kennedy, le lobby et la bombe

Il y a exactement cinquante ans se jouait un épisode déterminant dans l’histoire de la « démocratie états-unienne » ; une lutte épique dont le dénouement engagea l’avenir du monde entier. Laurent Guyénot nous en rappelle l’enjeu.

| 24 avril 2013
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Kennedy et l’AIPAC

En mai 1963, le Foreign Relations Committee du Sénat des États-Unis ouvrait une enquête sur les opérations clandestines d’agents étrangers sur le sol américain, visant particulièrement l’American Zionist Council et la Jewish Agency for Israel [1] . L’enquête était motivée par un rapport du président de cette commission permanente, William Fulbright, rédigé en mars 1961 (déclassifié en 2010), indiquant : « Dans les années récentes, il y a eu un nombre croissant d’incidents impliquant des tentatives par des gouvernements étrangers, ou leurs agents, pour influencer la politique étrangère américaine par des méthodes sortant des canaux diplomatiques normaux. » En évoquant ces méthodes incluant des « activités secrètes aux États-Unis et ailleurs », Fulbright faisait allusion à l’ « Affaire Lavon [2] » de 1953, où des juifs égyptiens entraînés en Israël perpétrèrent contre des cibles britanniques plusieurs attentats à la bombe destinés à être mis sur le compte des Frères musulmans et ainsi décrédibiliser Nasser aux yeux des Britanniques et des États-uniens. L’enquête du Sénat mit à jour une activité de blanchiment d’argent par laquelle la Jewish Agency (organisme indissociable de l’État d’Israël, dont elle avait été le précurseur) faisait parvenir des dizaines de millions de dollars à l’American Zionist Council, principal lobby israélien aux États-Unis. Suite à cette enquête, le Département de la Justice, sous l’autorité de l’Attorney General Robert Kennedy, exigea qu’en vertu de son financement par l’État d’Israël, l’American Zionist Council soit enregistré comme « agent étranger », soumis aux obligations du Foreign Agents Registration Act de 1938, qui impliquait une étroite surveillance de ses activités.

Cette tentative de contrer le parasitage grandissant de la politique états-unienne par Israël recevait l’appui du président, bien entendu. À l’époque où il n’était encore qu’un jeune journaliste couvrant la conférence inaugurale des Nations Unies, John Kennedy avait été troublé par la capacité d’Israël d’acheter des politiciens, et jusqu’au président lui-même. En reconnaissant l’État d’Israël le 15 mai 1948 (dix minutes après sa procalamation officielle), contre l’avis unanime de son gouvernement, le président Harry Truman n’acquit pas seulement une place dans l’histoire biblique (« L’acte historique de reconnaissance de Truman restera gravé pour toujours en lettres d’or dans les quatre mille ans d’histoire du peuple juif [3], » proclama l’ambassadeur isaélien) ; Truman empocha également deux millions de dollars pour relancer sa campagne de réélection. « C’est pour ça que notre reconnaissance d’Israël fut si rapide », confia Kennedy à son ami romancier et essayiste Gore Vidal [4]. En 1960, John Kennedy reçut lui-même une offre d’aide financière du lobby israélien pour sa campagne présidentielle. Il résuma ainsi à son ami journaliste Charles Bartlett, la proposition du mécène Abraham Feinberg : « Nous savons que votre campagne est en difficulté. Nous sommes prêts à payer vos notes si vous nous laissez le contrôle de votre politique au Moyen Orient. » Bartlett se souvient que Kennedy se promit que, « si jamais il devenait président, il allait faire quelque chose pour changer ça [5]. » En 1962-63, il soumit sept projets de loi pour réformer le financement des campagnes électorales du Congrès ; toutes furent combattues avec succès par les groupes d’influence qu’elles visaient.

Tous les efforts du gouvernement pour limiter la corruption de la démocratie américaine par les agents d’Israël furent stoppés net par l’assassinat de Kennedy et le remplacement de son frère à la Justice par Nicholas Katzenbach. L’American Zionist Council échappa au statut d’agent étranger en se dissolvant et se renommant American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Dix ans plus tard (le 15 avril 1973), Fullbright constatait sur CBS : « Israël contrôle le Sénat américain. […] La grande majorité du Sénat américain — autour de 80 % — soutient complètement Israël ; Israël obtient tout ce qu’il veut [6]. » L’AIPAC poursuivit les mêmes pratiques, en échappant même à toute sanction lorsque ses membres furent pris flagrant délit d’espionnage et de haute trahison : en 2005, deux responsables de l’AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, furent acquittés après avoir reçu d’un membre de l’Office of Special Plans au Pentagone, Larry Franklin, des documents classés secret-défense et les avoir transmis à un haut fonctionnaire d’Israël. En 2007, John Mearsheimer et Stephen Walt démontraient dans leur livre sur Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine que l’AIPAC et les lobbies pro-israéliens de moindre importance étaient la principale cause de la guerre d’Irak et, plus largement, le facteur déterminant dans la politique étrangère états-unienne au Proche-Orient. Étant donné que rien n’a changé, il n’y a aucune raison pour que le gouvernement de Benjamin Netanyahou ne réussisse pas à obtenir également des États-Unis la destruction de l’Iran qu’elle ne cesse de réclamer.

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« Nous, le peuple juif, nous contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent [7], » aurait dit le Premier ministre Ariel Sharon à son ministre des affaires étrangères Shimon Peres le 3 octobre 2001, selon la radio israélienne Kol Yisrael. Son successeur Benjamin Netanyahou en fit la démonstration le 24 mai 2011 devant le Congrès américain, où il fut ovationné 29 fois par une salle debout, notamment à chacune des phrases suivantes : « En Judée et en Samarie, les juifs ne sont pas des occupants étrangers » ; « Aucune distorsion de l’histoire ne peut nier le lien vieux de 4 000 ans entre le peuple juif et la terre juive » ; « Israël ne reviendra pas aux frontières indéfendables de 1967 » ; « Jérusalem ne doit plus jamais être divisé. Jérusalem doit rester la capitale unie d’Israël [8]. »

Kennedy, la bombe et Dimona

Si Kennedy avait vécu, l’influence d’Israël aurait très certainement été contenue sur un autre front encore, celui de l’armement nucléaire. Dès le début des années 1950, David Ben Gourion, qui cumulait les fonctions de Premier ministre et de ministre de la Défense, avait engagé son pays dans la fabrication secrète de bombes atomiques, en détournant de son objectif le programme de coopération pacifique Atom for Peace lancé naïvement par Eisenhower. Informé par la CIA dès son entrée à la Maison-Blanche de la vocation réelle du complexe de Dimona, Kennedy fera tout son possible pour forcer Israël à y renoncer. Il exigea de Ben Gourion des inspections régulières de Dimona, d’abord de vive voix à New York en 1961, puis par des lettres officielles de plus en plus insistantes. Dans la dernière, datée du 15 juin 1963, Kennedy exigeait une première visite immédiate suivie de visites régulières tous les six mois, sans quoi « l’engagement et le soutien de notre gouvernement pour d’Israël risquent d’être sérieusement compromis [9]. » La réception de ce message fut surprenante : Ben Gourion démissionna le 16 juin, évitant ainsi de recevoir la lettre. Dès que le nouveau premier ministre Levi Eshkol entra en fonction, Kennedy lui adressa une lettre identique, datée du 5 juillet 1963.

Il ne s’agissait pas pour Kennedy de frustrer Israël d’un pouvoir que se réservaient les États-Unis et ses alliés de l’OTAN. La démarche du président s’inscrivait dans un projet beaucoup plus ambitieux, qu’il avait annoncé dès le 25 septembre 1961, neuf mois après sa prise de fonction, devant l’Assemblée Générale des Nations Unies : « Aujourd’hui, chaque habitant de cette planète doit contempler le jour où cette planète ne sera peut-être plus habitable. Chaque homme, femme et enfant vit sous une épée de Damoclès nucléaire accrochée à de fragiles fils qui peuvent être coupés à tout moment par accident ou erreur, ou par folie. Ces armes de guerre doivent être abolies avant qu’elles ne nous abolissent. […] Il est donc dans notre intention de lancer un défi à l’Union Soviétique, non pas pour une course à l’armement, mais pour une course à la paix — pour avancer ensemble, pas à pas, étape par étape, jusqu’à l’accomplissement du désarmement général et complet [10]. » Le message avait été bien reçu par Nikita Khrouchtchev, qui répondit favorablement par une lettre confidentielle de 26 pages datée du 29 septembre 1961, transmise par un canal secret. Après la crise des missiles cubains en octobre 1962, la guerre nucléaire qu’ils évitèrent de justesse par leur sang-froid rapprocha encore les deux chefs d’État dans la conscience d’une responsabilité partagée de libérer l’humanité de la menace atomique. Khrouchtchev envoya alors à Kennedy une seconde lettre privée dans laquelle il exprimait son espoir que, en huit ans de présidence de Kennedy, « nous pourrions créer de bonnes conditions pour une coexistence pacifique sur terre, et cela serait hautement apprécié par les peuples de nos pays, ainsi que par les autres peuples [11]. » En dépit d’autres crises, Kennedy et Khrouchtchev poursuivirent cette correspondance secrète, aujourd’hui déclassifiée, qui comporte en tout 21 lettres, dans lesquelles le projet d’abolir l’arme atomique tenait une grande place.

En 1963, les négociations aboutirent au premier traité de limitation des essais nucléaires, qui interdisait les essais nucléaires dans l’atmosphère et sous l’eau, fut signé le 5 août 1963 par l’Union Soviétique, les États-Unis et le Royaume Uni. Six semaines plus tard, le 20 septembre 1963, Kennedy exprimait sa fierté et son espoir devant les Nations Unies : « Il y a deux ans, j’ai déclaré devant cette assemblée que les États-Unis avaient proposé et étaient prêts à signer un traité limité d’interdiction des essais. Aujourd’hui, ce traité a été signé. Il ne mettra pas fin à la guerre. Il ne supprimera pas les conflits fondamentaux. Il n’assurera pas la liberté à tous. Mais il peut être un levier, et l’on rapporte qu’Archimède, en expliquant le principe du levier, déclara à ses amis : ‘Donnez-moi un endroit où prendre position, et je déplacerai le monde.’ Mes chers co-habitants de cette planète, prenons position ici dans cette assemblée des nations. Et voyons si, en notre temps, nous pouvons déplacer le monde vers une paix juste et durable [12]. » Dans sa dernière lettre à Kennedy, remise à l’ambassadeur états-unien Roy Kohler mais jamais transmise à son destinataire, Khrouchtchev se montrait également fier de ce premier traité historique, qui « a injecté un esprit frais dans l’atmosphère internationale. » Il avançait d’autres propositions, en reprenant les termes de Kennedy : « Leur implémentation déblaierait la route vers le désarmement général et complet et, par conséquent, vers la délivrance des peuples de la menace de la guerre [13]. »

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Pour Kennedy, l’arme nucléaire était la négation de tous les efforts historiques pour civiliser la guerre en épargnant les civils. « Je n’arrête pas de penser aux enfants ; pas seulement mes gosses ou les tiens, mais les enfants à travers le monde, » disait-il à son ami et assistant Kenneth O’Donnell durant sa campagne en faveur du Test Ban Treaty. Il le répéta dans son allocution télévisée le 26 juillet 1963 : « Ce traité est pour nous tous, et spécialement pour nos enfants et nos petits-enfants, qui n’ont pas de lobby ici à Washington [14]. »

Dans les années soixante, le désarmement nucléaire était un objectif réaliste. Seuls quatre pays s’étaient dotés de l’arme nucléaire. Il y avait une chance historique à saisir, et Kennedy était déterminé à ne pas la laisser passer. « Je suis hanté par le sentiment que, en 1970, si nous ne réussissons pas, il y aura peut-être dix puissances nucléaires au lieu de quatre, et en 1975, quinze ou vingt [15], » dit-il durant sa conférence de presse du 21 mars 1963, de façon visionnaire. Tandis que, derrière les USA et l’URSS, tous les pays de l’OTAN et du bloc communiste faisaient un premier pas vers le désarmement nucléaire, Israël faisait secrètement bande à part, et Kennedy était décidé à l’en empêcher.

La mort de Kennedy quelques mois plus tard relâcha la pression sur Israël. Johnson choisit de fermer les yeux sur les activités du complexe de Dimona. John McCone, le directeur de la CIA nommé par Kennedy, démissionna en 1965 en se plaignant du peu d’intérêt manifesté par Johnson sur ce sujet. Israël acquit sa première bombe vers 1967, sans jamais l’admettre. Nixon ne s’en inquiéta pas davantage que Johnson, tandis que son Conseiller à la Sécurité Nationale Henry Kissinger exprimait en privé sa satisfaction à l’idée d’avoir en Israël une puissance nucléaire alliée. Nixon, avec qui l’État profond entre pour ainsi dire à la Maison-Blanche, joua double jeu : en même temps qu’il soutenait publiquement le Traité de Non-prolifération de 1968 (qui n’était pas une initiative états-unienne), il adressa un message contraire à sa bureaucratie, par un National Security Decision Memorandum top-secret (NSDM-6) qui disait : « Il ne doit y avoir aucun effort de la part des États-Unis pour forcer d’autres pays […] à appliquer [le traité]. Ce gouvernement, dans sa posture publique, doit refléter un ton optimiste que d’autres pays signeront ou ratifieront, tout en se désolidarisant de tout projet de faire pression sur ces pays pour qu’ils signent ou ratifient [16]. »

Selon les chiffres du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) pour 2011, il y a aujourd’hui à travers le monde environ 20 000 bombes nucléaires possédant en moyenne une puissance 30 fois supérieure à celle de Hiroshima, ce qui équivaut en tout à 600 000 fois Hiroshima. Parmi ces bombes, 1 800 sont en état d’alerte, c’est-à-dire prêtes à être lancées en quelques minutes. Avec moins de 8 millions d’habitants, Israël est la sixième puissance nucléaire mondiale.

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« Si on laissait faire le Président, il y aurait une guerre nucléaire chaque semaine [17], » disait Kissinger. Dès les années 1950, Nixon avait recommandé à Eisenhower l’usage de la bombe atomique en Indochine et en Corée.

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Il fallut attendre 1986, avec la publication dans le Sunday Times des photographies prises par le technicien israélien Mordechai Vanunu à l’intérieur de Dimona, pour que le monde découvre qu’Israël s’était doté en secret de la bombe atomique. Après son enlèvement par les services secrets israéliens, Vanunu fut condamné pour « trahison de secret d’État ». Il a passé 18 ans en prison, dont 11 à l’isolement complet. Depuis sa libération en 2004, il lui est interdit de sortir du territoire et de communiquer avec l’étranger.

Johnson et le USS Liberty

Kennedy n’a pas laissé à Tel Aviv le souvenir d’un ami d’Israël. Outre ses attaques contre le lobbying outrancier d’Israël et contre ses ambitions de puissance nucléaire, Kennedy s’était engagé en faveur du droit au retour des 800 000 réfugiés palestiniens expulsés de leurs quartiers et villages en 1947-48. Le 20 novembre 1963, sa délégation aux Nations Unies appelait à l’implémentation de la Résolution 194 à cet effet. Kennedy n’eut sans doute pas le loisir de lire les réactions scandalisées d’Israël dans les journaux : deux jours plus tard, il était mort. L’arrivée au pouvoir de Johnson fut saluée avec soulagement en Israël : « Il ne fait aucun doute qu’avec l’accession de Lyndon Johnson, nous aurons davantage d’opportunité d’approcher le Président directement si nous trouvons que la politique états-unienne va contre nos intérêts vitaux [18], » estimait le journal israélien Yedio Ahoronot. Loin de rappeler à Israël son nettoyage ethnique, Johnson embrassa pleinement le mythe de la « terre sans peuple pour un peuple sans terre », allant même jusqu’à comparer un jour, devant un auditoire juif, « les pionniers juifs se construisant une maison dans le désert [19] » à ses propres ancêtres colonisant le Nouveau Monde — ce qui, au fond, soulignait involontairement l’équivalence entre le déni par Israël de son nettoyage ethnique de la Palestine, et le déni par les États-uniens de leur propre histoire génocidaire.

Tandis que Kennedy avait réduit l’aide à Israël, Johnson la fit passer de 40 millions à 71 millions, puis à 130 millions l’année suivante. Tandis que l’administration Kennedy n’avait autorisé que la vente de quelques batteries de missiles défensifs à Israël, sous Johnson plus de 70 % de l’aide finança l’achat de matériel militaire, dont 250 tanks et 48 avions offensifs Skyhawk. L’aide militaire à Israël atteignit 92 millions en 1966, plus que le total de toutes les années précédentes cumulées. Inversement, en les privant de l’aide US, Johnson força l’Égypte et l’Algérie à se tourner vers l’URSS pour maintenir ses défenses à niveau. En juin 1967, Johnson donna à Israël un « feu orange » pour sa guerre prétendument « préventive » contre l’Égypte, par une lettre du 3 juin où il assurait le premier ministre israélien Levi Eshkol vouloir « protéger l’intégrité territoriale d’Israël et […] fournir un soutien américain aussi efficace que possible pour préserver la paix et la liberté de votre nation et de la région [20]. »

À la mort de Kennedy, le deuil fut profond dans le monde arabe, où son portrait ornait de nombreux foyers. « Désormais, De Gaulle est le seul chef d’État occidental sur l’amitié de qui les Arabes peuvent compter, » dira Abdul Gamal Nasser. Tout en réduisant l’aide à Israël, Kennedy avait fourni généreusement du grain à l’Égypte dans le cadre du programme Food for Peace. La brève présidence de Kennedy n’aura été, pour l’Égypte, qu’une parenthèse enchantée, un rêve trop vite brisé. Sous Eisenhower, en 1954, l’Égypte avait été la cible d’actes terroristes sous fausse bannière perpétrés par Israël, dans le but de « briser la confiance de l’Occident dans le régime égyptien existant [et] d’empêcher l’aide économique et militaire de l’Occident vers l’Égypte [21], » selon les mots même du chef du Renseignement militaire (Aman) Benjamin Givli, dans un télégramme secret aujourd’hui déclassifié. La détonation accidentelle d’un des engins explosifs permit de démasquer le complot, déclenchant le scandale de « l’Affaire Lavon » (du nom du ministre de la Défense Pinhas Lavon tenu responsable), scandale vite étouffé en Israël et aux États-Unis. Le Premier ministre Moshe Sharett, qui prônait un sionisme modéré respectueux des règles internationales, constata à cette époque (mais en privé) la montée irrésistible des extrémistes, parmi lesquels il incluait le futur président Shimon Peres, qui « veut terroriser l’Occident pour l’amener à souternir les buts d’Israël » et qui « élève le terrorisme au niveau d’un principe sacré [22]. »

La mort de Kennedy déshiniba à nouveau ce terrorisme machiavélique dont Israël s’est fait une spécialité. Deux jours avant la fin de la guerre des Six Jours, l’armée israélienne lançait contre le navire USS Liberty la plus fameuse et la plus calamiteuse de ses agressions sous fausse bannière. Par la journée ensoleillée du 8 juin 1967, trois bombardiers Mirage banalisés et trois bateaux torpilleurs portant pavillon israélien bombardèrent, mitraillèrent et torpillèrent durant 75 minutes ce navire de la NSA (National Security Agency) non armé, stationné en eaux internationales et facilement reconnaissable, avec l’intention évidente de ne laisser aucun survivant, mitraillant même les canots de sauvetage. Ils ne cessèrent qu’à l’approche d’un navire soviétique, après avoir tué 34 membres de l’équipage, pour la plupart ingénieurs, techniciens et traducteurs. On suppose que, s’ils avaient réussi à couler le navire sans témoin, les Israéliens aurait attribué leur crime à l’Égypte, de sorte à entraîner les États-Unis dans la guerre aux côtés d’Israël. Selon Peter Hounam, auteur de Operation Cyanide : Why the Bombing of the USS Liberty Nearly Caused World War III (2003), l’attaque du Liberty avait été secrètement autorisée par la Maison-Blanche, dans le cadre du projet Frontlet 615, « un arrangement politique secret passé en 1966 par lequel Israël et les USA s’engageaient à détruire Nasser. » Les ordres émis par la Maison-Blanche ce jour-là, qui retardèrent de plusieurs heures les secours, suggèrent que Johnson n’a pas seulement couvert les Israéliens après-coup, mais a comploté avec eux. Oliver Kirby, Deputy Director for Operations à la NSA à l’époque, a rapporté au journaliste John Crewdson du Chicago Tribune (2 octobre 2007) que les transcripts des communications des avions israéliens interceptées par la NSA et transmis à Washington immédiatement, ne laissaient aucun doute sur l’identité des attaquants, et sur le fait que ces derniers avaient identifié leur cible comme états-unienne avant de l’attaquer : « Je suis prêt à jurer sur une pile de bibles que nous savions qu’ils savaient [que le navire était américain] [23]. » Démasqué, Israël invoqua une erreur de cible et offrit ses excuses, dont se contenta Lyndon Johnson sous le prétexte que « Je ne vais pas embarrasser notre allié » [24] Lorsqu’en janvier 1968, Johnson reçut le premier ministre israélien Levi Eshkol à Washington puis l’invita dans son ranch du Texas, les rapports furent chaleureux. Israël en tirera une leçon d’impunité dont l’influence sur son comportement futur ne doit pas être sousestimée : le prix à payer en cas d’échec dans une opération sous faux drapeau contre les États-Unis est nul. En fait, l’échec est impossible, puisque les États-uniens se chargeront eux-mêmes de couvrir le crime d’Israël. Mieux encore, Johnson récompense Israël en levant toute restriction sur le matériel militaire : armes et avions US affluent aussitôt vers Tel-Aviv, faisant bientôt d’Israël le premier client de l’industrie militaire états-unienne.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 22:06

Les politiciens, aprés avoir bradé le droit de frapper notre monnaie ( ce sont les banques privées qui s'en chargent ), la gestion du budget quasiment transférée à l'Europe, ils démantèlent notre armée. La France livrée pieds et mais liés par ces traîtres de politiques à la finance internationale....A vomir...

 

ARMEE FRANCAISE: PLACE A LA COLERE
du 10 au 14 sept 2012 : Rien ne va plus chez les militaires. Alors que Hollande et ses 40 Spolieurs du Peuple Français sauvent les escrocs de banquiers (Dexia, CIF, Natixis, SG, CA, etc.) qui se versent des méga-bonus, la première mesure d'austerité drastique de l'Elysée qui vient de tomber va toucher les hommes de troupe, les sous-officiers et les officiers (sachant que les soldats de base, eux, étaient déjà payés au lance-pierre). Ludovic par exemple nous dit: "Regardez cet article du Point (un tiers des tableaux d'avancement supprimés pour 2013). Les militaires ont tout accepté sans broncher. Restructuration massive (donc mutation intempestive ), réduction des effectifs, recul de l'âge de départ à la retraite de 4 ans (!!!) et on nous a promis tant de choses ... parmi lesquelles un meilleur taux d'encadrement qui passe par un avancement plus massif.... Et voilà le remerciement...
Je suis militaire, sous-officier. Mon indice de solde a été revalorisé de 2 points en 3 ans !!!! (pendant ce temps, mes primes ont disparu, j'attends un rappel de solde depuis plusieurs mois!). Je ne peux, ni ne veux, me mettre en grève, pas de manifestation, je n'ai même pas le droit de m'exprimer librement. Aidez nous, tous se passe sous silence, nos généraux s'en foutent
". En effet, sachant que toute réalité se traduit par des chiffres, l'article de Jean Guisnel montre à quel point aussi bien Sarkozy que Hollande se moquent ouvertement des militaires, lisez cet extrait:

"La lettre de cadrage budgétaire envoyée le 31 juillet dernier aux ministres par le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault contenait une bombe à retardement. Les états-majors planchent depuis début septembre sur les annexes non publiées de ce document. Une mesure imposée par Bercy risque de provoquer un séisme parmi l'ensemble du personnel : dans l'annexe de sa lettre de cadrage, Matignon annonce une suppression de 30 % des avancements au choix prévus en 2013, au risque de jeter cul par-dessus tête le fragile édifice des carrières militaires. C'est-à-dire que le tiers des promotions au grade supérieur - à tout le moins celles qui ne dépendent pas mécaniquement de l'ancienneté - ne se produiront pas. Une explication s'impose : on sait que les années Sarkozy avaient été marquées pour les armées par un plan considérable de suppression de postes, s'élevant au total à 54.000 emplois entre 2009 et 2015. Poursuivant sur sa lancée, la défense perdra effectivement dans ce cadre 7 234 postes en 2013 (ce chiffre tient compte de la création de 95 postes à la DGSE et de 69 dans la cyberdéfense, essentiellement à l'Anssi, Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. En 2014, 7.880 suppressions sont prévues, malgré 45 créations de postes pour la DGSE et 99 dans la cyberdéfense)".


José signale cet article d'un site militaire Opex360: "l'amiral Edouard Guillaud, a alerté les députés de la commission de la Défense nationale et des forces armées lors d'une audition en juillet dernier. "Le moral des armées est aujourd'hui au seuil d'alerte" avait-il en effet affirmé avant d'ajouter que (les mesures) "ne parviennent plus à masquer les inquiétudes sur l'avenir, d'autant que la situation de la majorité de notre personnel est précaire - 65 % des militaires sont des contractuels"". Dans les commentaires, Adrien "désabusé" a écrit: "Comme toujours la grande muette se lance dans des mesurettes qui vont toucher les opérationnels (militaires du rang, sous-officiers et officiers subalternes) qui sont sur le terrain et qui sont les chevilles ouvrières des armées. Ces suppressions postes ne serviront qu'à sauver certains postes d'officiers supérieurs ou de généraux qui ne servent à rien dans le nouveau format, à part alourdir le mille-feuille hiérarchique ... Dans nos armées, tout le monde le sait, le gras est en haut, en bas on est à l'os et on va attaquer la moelle maintenant, vivement que nous ayons un pilote à bord", ce à quoi mr Garbure répond: "Encore une belle preuve, s'il en était besoin, de la lâcheté de nos dirigeants. Que ne gèlent-ils pas l'avancement dans l'administration, l'éducation,ou dans tout autre secteur public? Trop peur de voir toutes ces catégories professionnelles confondues descendre dans la rue. Mais les militaires c'est tellement facile, ils n'ont pas le droit de manifester. De quoi vomir sur les godasses de ces socialos!". Il suffit de lire le reste pour comprendre que les militaires sont maintenant très en colère. Hugues Assier de Pompignan nous dit: "le ras-le-bol couve sous l'uniforme de bien des soldats... (non renouvellement de 2 postes sur 3, blocage des salaires depuis plusieurs années, l'avancement maintenant) ou lorsque la république sacrifie l'assurance-vie de la France sur l'autel d'une Europe en faillite!"

Il serait temps que les généraux français se réveillent... et regardent la situation bien en face, et pas que celle de leurs troupes... J'ai même cru comprendre que, après les uniformes, même la fabrication de certaines munitions des troupes a aussi été delocalisée à... l'étranger!!! AU SECOURS!!

PS: les commentaires d'autres sous-officiers et officiers sont les bienvenus.

PS2: militaires, gendarmes, policiers portez un toast à la santé des banquiers français et de Jean-Claude Juncker qui doivent bien se marrer de voir les politiques français leur donner vos budgets...

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Published by ainsi - dans politique
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 12:46

Si vous ne savez pas pour qui voter, lui il n'est pas mal. C'est en toutcas  le seul qui indique bien qui sont nos ennemis : Les marchés financiers !

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Published by ainsi - dans politique
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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 23:36

Si vous croyez encore que ces types travaillent à notre bien-être.... 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:09

 

http://www.fakirpresse.info/articles/376/bienvenue-en-democrature.html

link

I wanted to felicit you…
-What ?”

On appelle la Commission européenne. à Bruxelles, après le standard, on nous passe la porte-parole de Catherine Ashton, la « ministre des affaires étrangères de l’Union » – qui est francophone :
« Je voulais vous féliciter…

– Pourquoi ?
– Ben j’ai vu que, en Côte d’Ivoire, vous étiez intervenus pour faire respecter la démocratie. Vous avez gelé les avoirs bancaires de Laurent Gbagbo, vous avez privé de visa, je ne sais plus, une soixantaine de ses proches, et je trouve ça très courageux…
– Merci à vous de dire merci à nous.
– Je vous appelle parce que, sous les yeux, j’ai une liste de personnes qui, eux non plus, n’ont pas respecté le suffrage populaire. Vous avez de quoi noter ? MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline…
– Mais qui sont ces personnes ?
– Elles n’ont pas respecté le suffrage populaire. MM. Jean‑Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac…
– Vous en avez combien ?
– J’en ai repéré 565. Mais y en a ailleurs, je peux les trouver.
– Mais qui sont ces personnes ?
– Euh, des députés, des sénateurs…
– Et ils ont des comptes en Côte d’Ivoire ?
– Non mais je proposerais que l’Union européenne gèle leurs avoirs, les prive de passeport, et éventuellement, si l’Onu pouvait envoyer une force d’interposition à Paris…
– Je ne comprends rien à votre histoire. »
Faut vraiment tout leur expliquer.
« Eh bien, en 2005, 55 % des Français ont voté contre le Traité constitutionnel européen. Et pourtant, deux ans plus tard, les parlementaires français ratifiaient le traité de Lisbonne…
– …
– Y a les sénateurs néerlandais, aussi, à ajouter à la liste… la reine de Hollande…
– Mais ça n’a rien à voir !
– Ben pourquoi ? C’est la démocratie qui…
Mais l’Europe, ça n’est pas l’Afrique ! »


Tous les continents, il est vrai, ne disposent pas de notre savoir-faire. Qu’il convient d’exporter d’Abidjan à Pékin. Ainsi, comme le note le chercheur à Sciences-Po Jean-Louis Rocca, les dirigeants chinois « ne comprennent rien à la technologie du pouvoir démocratique qui permet aux classes dirigeantes de contrôler le peuple au nom de la légitimité populaire » (Le Monde, 27/03/10). Ces niais d’orientaux prennent la démocratie occidentale au sérieux !

Dictature bienveillante

Le peuple, cet enfant fiévreux, a de fréquents accès de « populisme ». Avec lui, la démocratie tourne si vite à la «démagogie». Heureusement, une élite veille au grain, à notre bonheur malgré nous. Elle a voté « oui » à notre place (pour préserver la paix, la prospérité, le doux commerce). Elle a déjà choisi le « candidat de la raison » pour 2012 – afin que rien ne change. Elle sait que des « réformes sont nécessaires », qu’il faut « adapter le modèle social français » – plutôt que de prôner des solutions «simplistes », « manichéennes », « archaïques ».

Dans son dernier livre, L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, le journaliste Hervé Kempf a collecté un paquet de citations, éclairantes, sur cette « démocratie formelle » qui vire à la « dictature informelle» :
Christophe Barbier, rédacteur en chef de L’Express, recommande un nouveau traité européen, mais puisque « les peuples ne valideront jamais un tel traité (…), un putsch légitime est nécessaire » (L’Express, 11/05/10).
James Lovelock, scientifique influent : « Face à la crise écologique, il peut être nécessaire de mettre la démocratie de côté pour un moment » (29/03/10).
Alexandre Adler, éditorialiste sur France Culture : « La Grèce pourrait être forcée, après des émeutes qui se préparent de façon évidente, à créer un gouvernement d’union nationale. On aurait ainsi la dictature, mais une dictature bienfaisante, de 90 % des électeurs grecs contre le peuple grec lui-même. Cette formule pourra choquer, mais en tout cas elle est nécessaire » (12/02/10).
The American Enterprise Institute, lobby libéral : « Le manque de liberté peut être un avantage. Les dictatures ne sont pas gênées par les préférences des électeurs pour, disons, un état social » (The American, mai 2007).

Georges Steiner, essayiste : « Il est concevable que la solution dans les grandes crises économiques soit une solution à la chinoise, technocratique. Que nous évoluions vers un despotisme libéral. Ce n’est pas un oxymore. Il reviendra peut-être à des despotismes technologiques d’affronter les grandes crises qui dépassent les systèmes libéraux traditionnels » (Témoignage chrétien, 11/03/10).
Le voilà, leur programme. Il faut le lire entre les lignes, encore.
Ils ne l’énoncent qu’à demi-mot. Mais à demi-mot, déjà, c’est qu’ils l’ont à moitié rempli.
Comment s’étonner, dès lors, du soutien policier que propose notre ministre des Affaires étrangères à une dictature ? Ou que les journaux de l’oligarchie, Le Monde, Paris-Match, Le Parisien, redoutent une « contagion démocratique » ?

Mon voisin

En 1975, la Commission Trilatérale – qui rassemble les experts officiels, les dirigeants d’entreprise, les ministres en vue du Japon, d’Europe, des Etats-Unis – publiait un rapport intitulé « Crisis of Democracy », « Crise de la démocratie ». Ou plutôt, «Crise de démocratie ». Parce que le problème, là, d’après ces lumières, c’est qu’on avait trop de démocratie. Il fallait, bon, peut-être pas s’en débarrasser, mais calmer tout ça. Samuel Huntington, l’inventeur du « choc des civilisations », énonçait ainsi : « Ce qui est nécessaire est un degré plus grand de modération dans la démocratie. (…) Le bon fonctionnement d’un système politique démocratique requiert habituellement une certaine mesure d’apathie et de non-engagement d’une partie des individus et des groupes. »
Et ils y sont parvenus, à obtenir toujours plus d’apathie, toujours moins d’engagement. Ils en ont fabriqué, depuis vingt ans, de la résignation. Et à quoi a-t-elle conduit, cette mise en sommeil des esprits ? à nous guider vers davantage de justice sociale? Vers une moindre exploitation du Sud ? Vers une planète à l’avenir pérenne ? On les a laissés faire et au contraire, les inégalités ont crû comme jamais, et ils ont oeuvré de leur mieux pour que la question, cruciale, de l’environnement, ne soit pas posée, ou le plus tard possible, ou qu’elle ne perturbe pas leurs priorités : « bénéfices », « profits », « dividendes » – ces mots sacrés qui, invariablement, guident leurs choix.
Et c’est à eux, donc, que nous devrions confier notre destin ? Jamais. Ou plutôt, j’aurais plus confiance dans mon voisin, s’il se sentait habité par la démocratie, si tel un juré d’assise il voyait défiler devant lui les témoins, les chercheurs, les agriculteurs, les industriels, les pêcheurs, les ingénieurs, s’il en débattait librement, longuement, rudement, avec ses concitoyens, si tout était pensé non pour l’abêtir, mais pour nous élever – j’aurais plus confiance dans cette démocratie à bâtir, dans ces hommes ordinaires, que dans une avant-garde éclairée, dans un cercle de la raison, dans une ploutocratie déguisée.

Debout les morts !

Le triomphe de l’oligarchie ne tient qu’à ça : à notre inertie. à ce champ des possibles que nous n’exploitons pas. Voter, évidemment, tous les cinq ans. Manifester, quand l’occasion se présente. Mais au quotidien, s’organiser. Militer, dans des partis, des syndicats, malgré leurs défauts, leurs mesquineries. Tracter dans les boîtes aux lettres de nos proches. Désigner l’adversaire, le démasquer, le nommer. Ranimer les coeurs, réveiller les esprits, préparer les hommes. Nous n’avons pas le choix : sans ce sursaut, ils rempliront leur programme jusqu’au bout.
Comme disait l’autre barbu : Lève-toi et marche… et brandis ton poing !

(article publié dans Fakir N°49, février 2011)

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:29

Réseau Voltaire : link

 

L’empressement de Nicolas Sarkozy à se débarrasser de Michèle Alliot-Marie trois mois après sa nomination au Quai d’Orsay vise à éteindre une polémique avant que de nouvelles révélations n’atteignent le président Sarkozy lui-même. Dans cet entretien au site helvétique Mecanopolis.org, enregistré le 9 février 2011, soit au début de la polémique sur les vacances tunisiennes de la ministre, de ses parents et de son compagnon, Thierry Meyssan évoque la vente discrète d’un ancien avion présidentiel français de type A319CJ à la société tunisienne Karthago Airlines, propriété d’Aziz Miled et de Belhassen Trabelsi (frère de Mme Ben Ali). La vente aurait été négociée par Mme Alliot-Marie à la fois au nom du ministère français de la Défense et de la présidence de la République qu’elle représentait en sa qualité de ministre des Affaires étrangères. Les vacances de rêve de la ministre et de ses proches sont donc la partie émergée d’un iceberg de corruption dont Nicolas Sarkozy en personne est partie prenante.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 23:01

http://w41k.info/49353

Stay Gilad Atzmon

Le conflit israélo-palestinien comme écran de fumée 

Gilad Atzmon جيلاد أتزمون گيلاد آتزمون  

La presse et les
analystes politiques  nous apprennent que, contre toute attente et malgré la crise économique mondiale, l'économie israélienne est en plein essor . Certains avancent même qu'Israël compterait parmi les économies les plus fortes 
du globe.

Ah bon? Hormis les avocats, les oranges et quelques produits cosmétiques de la Mer Morte, personne parmi nous n'a jamais rien vu d'israélien dans les rayons des magasins. Ils ne fabriquent pas de voitures ni d'appareils électriques ou électroniques et ne produisent pratiquement aucun bien de consommation. Israël se dit avancé dans les technologies de pointe, mais de fait, les seuls programmes informatiques high-tech à avoir atterri dans nos ordinateurs sont leurs
chevaux de Troie. Dans cette terre qu'ils ont prise par la force aux Palestiniens, ils n'ont toujours pas trouvé de minerai précieux ni de pétrole.

Alors comment cela se fait-il? Pourquoi Israël est-il épargné par le désastre financier planétaire? Comment ce pays peut-il être aussi riche?

La richesse d'Israël s'explique peut-être par le fait que, comme le rapporte The
Guardian, "six des sept oligarchies qui contrôlaient 50% de l'économie russe durant les années 1990 étaient juives". Au cours des vingt dernières années, de nombreux membres de ces oligarchies ont acquis la nationalité israélienne. Ils ont également trouvé où placer leur argent sale en investissant dans ce paradis financier kasher. Récemment, Wikileaks a révélé que “des sources issues de la police (israélienne) estiment à 10 milliards de dollars les montants blanchis par le crime organisé russe (la mafia russe) dans des holdings israéliennes."[1]

Israël doit son essor économique à des escrocs de la trempe de Bernie Madoff, qui, pendant des dizaines d'années, ont fait transiter leur argent via
des institutions sionistes et israéliennes. [2]

Israël cartonne aussi parce qu'il est la première puissance commerciale dans le secteur des
diamants de sang et le quatrième marchand d'armes de la planète. Manifestement, la combinaison de ces deux marchés s'avère fort juteuse.

Enfin, pour compléter le tableau, Israël doit aussi sa prospérité à un
trafic d'organes et à la pratique du prélèvement d'organes.

En bref, si Israël s'en sort mieux que n'importe quel autre pays, c'est qu'il se fonde sur l'une des économies les plus abjectes et les moins éthiques qui soient. Bien loin de la promesse initiale des sionistes de donner naissance au Juif moral et civilisé, Israël a réussi à instaurer au niveau institutionnel un extraordinaire mépris du droit international et des valeurs universelles. Il fait office de planque pour de l'argent issu d'activités criminelles effroyables. Sans compter qu'il dispose de l'une des armées les plus puissantes du globe pour défendre les richesses de quelques Juifs parmi les plus fortunés.

Il apparaît de plus en plus qu'Israël n'est rien d'autre qu'un gigantesque paradis pour le
blanchiment d'argent des oligarques juifs, escrocs, marchands d'armes, trafiquants d'organes, dealers de diamants et autres acteurs du crime organisé.

Vu sous cet angle, on comprend son insensibilité face aux inégalités sociales, pourtant flagrantes à l'intérieur de ses frontières.

Les pauvres en Israël

Comme Israël s'est autoproclamé l'Etat juif, on peut raisonnablement s'attendre à ce que le peuple juif soit le premier à bénéficier de la bonne santé économique de son pays. Manifestement, ce n'est pas le cas, loin s'en faut, comme le montrent les chiffres atterrants concernant la justice sociale.
18 familles contrôlent à elles seules 60% des fonds propres de toutes les entreprises du pays. L'Etat juif fait preuve d'une rare cruauté envers ses pauvres. S'agissant du fossé entre riches et pauvres, il figure tout en haut du classement.

La conclusion à tirer de tout cela est consternante: bien qu'Israël fonctionne comme une entité tribale ethnocentrée, elle montre une indifférence totale à l'égard des membres de sa tribu. En réalité, quelques millions de juifs servent les intérêts les plus sordides et les bénéfices atterrissent dans les poches d'une poignée de riches crapules.

Un écran de fumée

Mais on peut aller plus loin et tirer une conclusion encore plus accablante. Si ma lecture de l'économie israélienne est correcte et que ce pays accueille des flots d'argent criminel, le conflit israélo-palestinien n'est autre, du moins dans la perspective de l'élite israélienne, qu'un écran de fumée.

J'espère que les lecteurs et mes amis me pardonneront de le dire - j'espère pouvoir me le pardonner à moi-même - mais j'ai l'impression que ce conflit, de même que les atrocités perpétrées conte le peuple palestinien, sert à détourner l'attention afin qu'elle ne se porte pas sur la complicité d'Israël dans des crimes monstrueux qui touchent des populations du monde entier. Au lieu de nous intéresser à ces agissements cupides dont le but est d'acquérir de nouvelles richesses aux dépens du reste de l'humanité, nous avons tous les yeux rivés sur un seul conflit, territorial, qui ne reflète qu'une des sinistres facettes du projet national juif.

Il est certain que la grande majorité des Israéliens ne détectent pas le rôle trompeur joué par le conflit palestinien. Ils sont conditionnés à envisager tous les sujets en termes de sécurité nationale. Ils n'ont pas vu que la militarisation intensive de leur pays allait de pair avec sa transformation en paradis du blanchiment d'argent et en
refuge pour des malfaiteurs du monde entier.

Mais les choses se gâtent pour Israël et son élite corrompue. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que les Russes, les Américains, les Africains, les Européens, l'humanité dans son ensemble, commencent à comprendre. Nous sommes tous Palestiniens et nous avons tous le même ennemi.

J'irais même jusqu'à imaginer que d'ici peu, certains Juifs et Israéliens défavorisés commencent également à mesurer à quel point Israël et le sionisme sont infâmes et perfides.

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 20:38

Du site de  http://johanlivernette.com/  link

 

Juif ashkénaze converti ensuite au christianisme, Benjamin Freedman informait il y a 50 ans sur le totalitarisme du peuple khazar et de ses descendants, le mensonge sioniste, l’imposture du peuple juif, le chantage à l’antisémitisme et l’usure. Voici des extraits de sa conférence au Willard Hotel à Washington en 1961.


Benjamin Freedman à l'hôtel Willard 1961 5/6

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:21

link ( http://www.clap36.net/ )

 

Vingt ans après la création de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu'elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l'époque comme un rempart contre l'antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd'hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:23

L’Egypte au bord du sang par Thierry Meyssanegypte.jpg   link

 

Le général-président Hosni Moubarak et son général-vice-président Omar Souleiman sont apparus à la télévision avec leurs généraux-conseillers pour signifier que l’armée a et gardera le pouvoir.

 

 

 

 

Les grands médias se passionnent pour les manifestations en Egypte et prédisent l’avènement de la démocratie à l’occidentale dans tout le Proche-Orient. Thierry Meyssan s’inscrit en faux contre cette interprétation. Selon lui, des forces contradictoires sont en mouvement et leur résultante est dirigée contre l’ordre états-unien dans la région.

Depuis une semaine les médias occidentaux se font l’écho des manifestations et de la répression qui agitent les grandes villes égyptiennes. Ils établissent un parallèle avec celles qui ont conduit au renversement de Zine el-Abidine Ben Ali en Tunisie et évoquent un vent de révolte dans le monde arabe. Toujours selon eux, ce mouvement pourrait s’étendre à la Libye et à la Syrie. Il devrait profiter aux démocrates laïques et non pas aux islamistes, poursuivent-ils, car l’influence des religieux a été surestimée par l’administration Bush et le « régime des mollah » en Iran est un repoussoir. Ainsi s’accomplira le voeux de Barack Obama à l’université du Caire : la démocratie règnera sur le Proche-Orient.

Cette analyse est fausse en tous points.

 D’abord premièrement, les manifestations ont commencé en Egypte depuis plusieurs mois. Les médias occidentaux n’y faisaient pas attention parce qu’ils pensaient qu’elles ne déboucheraient sur rien. Les Egyptiens n’ont pas été contaminés par les Tunisiens, mais ce sont les Tunisiens qui ont ouvert les yeux des Occidentaux sur ce qui se passe dans cette région.

 Deuxièmement, les Tunisiens se sont révoltés contre un gouvernement et une administration corrompus qui ont mis progressivement toute la société en coupe réglée privant de tout espoir des classes sociales toujours plus nombreuses. La révolte égyptienne n’est pas dirigée contre ce mode d’exploitation, mais contre un gouvernement et une administration qui sont tellement occupés à servir des intérêts étrangers qu’ils n’ont plus l’énergie pour répondre aux besoins basiques de leur population. Au cours des dernières années l’Egypte a connu de nombreuses émeutes, soit contre la collaboration avec le sionisme, soit provoquées par la faim. Ces deux sujets sont intimement liés. Les manifestants évoquent pêle-mêle les accords de Camp David, le blocus de Gaza, les droits de l’Egypte dans les eaux du Nil, la partition du Soudan, la crise du logement, le chômage, l’injustice et la pauvreté.

En outre, la Tunisie était administrée par un régime policier, tandis que l’Egypte l’est par un régime militaire. Je dis ici « administré » —et non pas « gouverné »— car dans les deux cas, il s’agit d’Etats sous tutelle post-coloniale, privés de politique étrangère et de défense indépendante.
Il s’ensuit qu’en Tunisie, l’armée a pu s’interposer entre le Peuple et la police du dictateur, alors qu’en Egypte, le problème se réglera au fusil automatique entre militaires.

 Troisièmement, si ce qui se passe en Tunisie et en Egypte est un encouragement pour tous les peuples opprimés, ces derniers ne sont pas ceux que les médias occidentaux imaginent. Pour les journalistes, les méchants ce sont les gouvernements qui contestent —ou font semblant de contester— la politique occidentale. Tandis que pour les peuples, les tyrans sont ceux qui à la fois les exploitent et les humilient. C’est pourquoi, je ne pense pas que nous allons assister aux mêmes révoltes à Damas. Le gouvernement de Bachar el-Assad est la fierté des Syriens : il s’est rangé du côté de la Résistance et a su préserver ses intérêts nationaux sans jamais céder aux pressions. Surtout, il a su protéger le pays du sort que lui réservait Washington : soit le chaos à l’irakienne, soit le despotisme religieux à la saoudienne. Certes, il est très contesté dans plusieurs aspects de sa gestion, mais il développe une bourgeoisie et les processus de décision démocratique qui vont avec. En revanche, pour ce qui est du monde arabe, des Etats comme la Jordanie et le Yémen sont instables, et la contagion peut aussi atteindre l’Afrique noire, le Sénégal par exemple.

 Quatrièmement, les médias occidentaux découvrent tardivement que le danger islamiste est un épouvantail à moineaux. Encore faut-il admettre qu’il a été activé par les Etats-Unis de Clinton et la France de Mitterrand dans les années 90 en Algérie, puis a été gonflé par l’administration Bush consécutivement aux attentats du 11-Septembre, et alimenté par les gouvernements néo-conservateurs européens de Blair, Merkel et Sarkozy.
Il faut aussi admettre qu’il n’y a rien de commun entre le wahhabisme à la saoudienne et la Révolution islamique de Rouhollah Khomeiny. Les qualifier tous deux d’« islamistes », ce n’est pas simplement absurde, c’est s’interdire de comprendre ce qui passe.
Les Seoud ont financé, en accord avec les Etats-Unis, des groupes musulmans sectaires prônant un retour à l’image qu’ils se font de la société du VIIe siècle, au temps du prophète Mahomet. Ils n’ont pas plus d’impact dans le monde arabe que les Amish aux Etats-Unis, avec leurs carrioles à cheval.
La Révolution de Khomeiny ne vise pas à instaurer une société religieuse parfaite, mais à renverser le système de domination mondiale. Elle affirme que l’action politique est un moyen pour l’homme de se sacrifier et de se transcender, et par conséquent que l’on peut trouver dans l’islam l’énergie nécessaire au changement.

Les peuples du Proche-Orient ne veulent pas remplacer les dictatures policières ou militaires qui les écrasent par des dictatures religieuses. Il n’y a pas de danger islamiste. Simultanément, l’idéal révolutionnaire islamique qui a déjà produit le Hezbollah dans la communauté chiite libanaise, influence désormais le Hamas dans la communauté sunnite palestinienne. Il peut tout à fait jouer un rôle dans les mouvements en cours, et il en joue déjà un en Egypte.

 Cinquièmement, n’en déplaise à certains observateurs, même si nous assistons à un retour de la question sociale, ce mouvement ne peut être réduit à une simple lutte des classes. Bien sûr, les classes dominantes craignent les révolutions populaires, mais les choses sont plus compliquées. Ainsi, sans surprise, le roi Abdallah d’Arabie saoudite a téléphoné au président Obama pour lui demander de stopper ce désordre en Egypte et de protéger les gouvernements en place dans la région, le sien en priorité. Mais ce même roi Abdallah vient de favoriser un changement de régime au Liban par la voie démocratique. Il a abandonné le milliardaire libano-saoudien Saad Hariri et a aidé la coalition du 8-Mars, Hezbollah compris, à lui substituer comme Premier ministre un autre milliardaire libano-saoudien Najib Mikati. Hariri avait été élu par des députés représentant 45 % de l’électorat, tandis que Mikati vient d’être élu par des parlementaires représentant 70 % de l’électorat. Hariri était inféodé à Paris et Washington, Mikati annonce une politique de soutien à la Résistance nationale. La question de la lutte contre le projet sioniste est actuellement surdéterminante par rapport aux intérêts de classe. En outre, plus que la répartition des richesses, les manifestants mettent en cause le système capitaliste pseudo- libéral imposé par les sionistes.

 Sixièmement, si nous revenons au cas égyptien, les médias occidentaux se sont rués autour de Mohamed ElBaradei qu’ils ont désigné comme leader de l’opposition. C’est risible. M. ElBaradei est une personnalité agréablement connue en Europe, car il a résisté quelque temps à l’administration Bush, sans s’y opposer complètement. Il incarne donc la bonne conscience européenne face à l’Irak, qui était opposé à la guerre et a fini par soutenir l’occupation. Cependant, objectivement, M. ElBaradei c’est l’eau tiède qui a reçu le Prix Nobel de la Paix pour que Hans Blix ne l’ait pas. C’est surtout une personnalité sans aucun écho dans son propre pays. Il n’existe politiquement que parce que les Frères musulmans en ont fait leur porte-parole dans les médias occidentaux.
Les Etats-Unis ont fabriqué des opposants plus représentatifs, comme Ayman Nour, que l’on ne tardera pas à sortir du chapeau, même si ses positions en faveur du pseudo-libéralisme économique le disqualifient au regard de la crise sociale que traverse le pays.
Quoiqu’il en soit, dans la réalité, il n’existe que deux organisations de masse, implantées dans la population, qui s’opposent de longue date à la politique actuelle : les Frères musulmans d’une part et l’Eglise chrétienne copte d’autre part (même si S. B. Chenoudda III distingue la politique sioniste de Moubarak qu’il combat, du rais avec lequel il compose). Ce point a échappé aux médias occidentaux parce qu’ils ont fait récemment croire au public que les Coptes étaient persécutés par les musulmans quant ils l’étaient par la dictature de Moubarak.

Une parenthèse est ici utile : Hosni Moubarak vient de nommer Omar Souleiman comme vice-président. C’est un geste clair qui vise à rendre plus difficile son éventuelle élimination physique par les Etats-Unis. Moubarak est devenu président parce qu’il avait été désigné vice-président et que les Etats-Unis ont fait assassiner le président Anouar el-Sadate par le groupe d’Ayman al-Zawahri. Il a donc toujours refusé jusqu’à présent de prendre un vice-président par crainte de se faire assassiner à son tour. En désignant le général Souleiman, il choisit un de ses complices avec qui il a trempé les mains dans le sang de Sadate. Désormais, pour prendre le pouvoir, il ne faudra pas seulement tuer le président, il faudra aussi exécuter son vice-président. Or, Omar Souleiman est le principal artisan de la collaboration avec Israël, Washington et Londres vont donc le protéger comme la prunelle de leurs yeux.

De plus, Souleiman peut s’appuyer sur Tsahal contre la Maison-Blanche. Il a d’ores et déjà fait venir des tireurs d’élite et du matériel israéliens qui sont prêts à tuer les meneurs dans la foule.


Septièmement, la situation actuelle dévoile les contradictions de l’administration US. Barack Obama a tendu la main aux musulmans et appelé à la démocratie lors de son discours à l’université du Caire. Toutefois aujourd’hui, il mettra tout en oeuvre pour empêcher des élections démocratiques en Egypte. S’il peut s’accommoder d’un gouvernement légitime en Tunisie, il ne le peut pas en Egypte. Des élections profiteraient aux Frères musulmans et aux Coptes. Elles désigneraient un gouvernement qui ouvrirait la frontière de Gaza et libérerait le million de personnes qui y sont enfermées. Les Palestiniens, soutenus par leurs voisins, le Liban, la Syrie et l’Egypte, renverseraient alors le joug sioniste.
Ici, il faut signaler qu’au cours des deux dernières années, des stratèges israéliens ont envisagé un coup tordu. Considérant que l’Egypte est une bombe sociale, que la révolution y est inévitable et imminente, ils ont envisagé de favoriser un coup d’Etat militaire au profit d’un officier ambitieux et incompétent. Ce dernier aurait alors lancé une guerre contre Israël et échoué. Tel-Aviv aurait ainsi pu retrouver son prestige militaire et récupérer le mont Sinaï et ses richesses naturelles. On sait que Washington est résolument opposé à ce scénario, trop difficile à maîtriser.

En définitive, l’Empire anglo-saxon reste arrimé aux principes qu’il a fixé en 1945 : il est favorable aux démocraties qui font « le bon choix » (celui de la servilité), il est est opposé aux peuples qui font « le mauvais » (celui de l’indépendance).
Par conséquent, s’ils le jugent nécessaire, Washington et Londres soutiendront sans état d’âme un bain de sang en Egypte, pourvu que le militaire qui l’emporte sur les autres s’engage à pérenniser le statu quo international.

 

 

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