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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 12:47

Les desseins machiavéliques de Catherine Ashton et Victoria Nuland

C’est devenu un rituel qui fonctionne à chaque fois : lorsque Washington tente de changer un régime, de mystérieux snipers font leur apparition qui tuent à la fois des forces gouvernementales et des manifestants de son opposition. Puis ils disparaissent et ne sont en principe jamais retrouvés. C’est le cas aujourd’hui en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. En Syrie, les événements de Deraa ont dressé, durant une année, une partie de la population contre son gouvernement. Au Venezuela, les légistes ont prouvé que les tireurs étaient les mêmes des deux côtés et la contestation s’essouffle. En Ukraine, des interceptions téléphoniques et les réactions qu’elles suscitent ne laissent guère de doutes, observe Wayne Madsen.

| Washington D.C. | 12 mars 2014
Réseau Voltaire : http://www.voltairenet.org/article182659.html
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Après la révélation au grand public des conversations téléphoniques interceptées, le voile est levé sur les desseins secrets pour l’Ukraine des deux va-t-en guerre de la gent féminine qui servent de figures de proue à la politique étrangère de l’Occident : Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe des USA, déléguée aux Affaires européennes et eurasiennes, et Catherine Ashton, Représentante officielle de l’Union européenne et autrefois propagandiste de premier plan de la Campagne pour le Désarmement nucléaire menée en Grande-Bretagne. Catherine Ashton, dont la conversation téléphonique avec Urmas Paet, le ministre estonien des Affaires étrangères, fut la seconde à être divulguée, détient depuis le premier décembre 2009 le titre ronflant de Haut-Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l’Union européenne, et, depuis 1999, date de son accession à la chambre des Lords, le dérisoire et très féodal titre de baronne Ashton de Upholland.

Ceux qui soutiennent Catherine Ashton surestiment ses mérites. On peut la voir dans l’exercice de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, dans une vidéo filmée au siège de l’UE à Bruxelles, complètement affolée : ni elle, ni Robert Cooper, son envoyé britannique dans les Balkans, n’avaient la moindre idée de ce à quoi pouvait ressembler Tomislav Nikolic le président de la Serbie, quelques minutes à peine avant de l’accueillir à la cérémonie de bienvenue organisée à son intention. Catherine Ashton est mariée à Peter Kellner, un ancien journaliste britannique. Peter Kellner appartient au cercle des dirigeants de l’institut de sondages YouGov. Cette société ne vit pas seulement des sondages politiques et électoraux, elle tient en haleine les médias de l’info-spectacle avec des enquêtes d’opinion visant à pronostiquer lequel des favoris deviendra la nouvelle idole à chaque étape des concours que proposent des programmes TV aussi ineptes que Pop Idol et X-Factor.

Dans son entretien téléphonique du 26 février avec la baronne Ashton, le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paet, lui révèle que, selon une source crédible, les manifestants et les policiers ukrainiens ont été tués par les mêmes tireurs embusqués [1]. Paet était présent à Kiev le 25 février, durant les violents affrontements qui ont opposé les manifestants aux policiers sur l’EuroMaidan. Il est maintenant flagrant que les violences ont été attisées par des tireurs embusqués et d’autres provocateurs, y compris des bandes de néonazis et des mercenaires étrangers, commandités par l’opposition politique Ukrainienne .

Au cours de la discussion, Paet révèle à Ashton qu’un médecin ukrainien, le docteur Olga Bogomolets, une figure importante de la société civile, l’a convaincu, lors de sa visite à Kiev, que les balles qui se sont abattues sur les manifestants et les policiers provenaient des mêmes armes, et que l’opposition couvrait les meurtriers. Le docteur Bogomolets ne fait pas partie de la cour de Ianoukovytch, le président en exil. Elle était le médecin personnel de Victor Iouchenko, le président installé par la « révolution orange ». Elle a perçu des subsides de Radio-Liberté que financent Georges Soros et la CIA .Elle a par ailleurs encouragé ses étudiants en médecine à participer aux manifestations de l’EuroMaidan à Kiev. Bogomolets a convaincu Paet que les balles qui ont frappé indistinctement les manifestants et les policiers avaient été tirées par les mêmes armes à feu, et que l’opposition était derrière les attaques. On relèvera avec intérêt que Bogomolets a déclaré avoir décliné l’offre —des dirigeants de l’opposition— de participer au nouveau gouvernement comme ministre déléguée auprès du Premier ministre pour les Affaires humanitaires.

Si l’on en croit l’appel téléphonique enregistré, dit-on, par des agents des services de sécurité ukrainiens (SB) restés fidèles à Ianoukovytch, Ashton feint d’être ébahie lorsque Paet lui annonce que, selon toute vraisemblance, l’opposition ukrainienne a massacré plus de soixante-dix de ses propres partisans, auxquels il faut encore ajouter les policiers. La série d’attaques des tireurs embusqués n’est rien d’autre qu’une opération sous faux drapeau, pilotée par l’opposition et ses soutiens de l’Occident, destinée à susciter la sympathie et le soutien de l’opinion publique.

Paet : « Toutes les preuves montrent que les personnes des deux camps abattues par les tireurs embusqués, les policiers et les gens qui étaient là dans la rue, c’étaient les mêmes tireurs embusqués qui les tuaient, dans les deux camps… Elle m’a aussi montré des photos. Elle m’a dit qu’en sa qualité de médecin, elle pouvait dire que c’était la même signature, le même type de balles… et il est très inquiétant que, maintenant, ceux de la nouvelle coalition, ils ne veulent pas enquêter sur ce qui s’est passé exactement. Donc, à présent, il est de plus en plus évident pour tout le monde que ce n’est pas Ianoukovytch qui était derrière les tireurs embusqués sur les toits, c’était quelqu’un de la nouvelle coalition.  »

Ashton : « Je pense que nous avons effectivement besoin d’enquêter. Je veux dire… Je n’ai pas eu vent de cette histoire. C’est intéressant ; çà alors ! … »

Paet : « C’était donc très préoccupant de voir tout ça circuler et prendre de l’ampleur. Cela discrédite déjà la nouvelle Coalition.  »

Répondant à Paet, Ashton s’emploie ensuite à jeter le doute sur les informations que Bogomolets et lui ont collectées, qui montrent que l’opposition était derrière le mitraillage des manifestants et des policiers. Ashton défend les parlementaires de l’opposition engagés dans le mouvement de protestation, contre les médecins, et déclare, en parlant des dirigeants de la contestation : « Ils doivent s’occuper de cela aussi mais leur tâche est d’exiger la mise en œuvre de changements profonds et de faire fonctionner le parlement [Rada]. Si le parlement ne fonctionne pas, c’est le chaos total qui vous attend. Donc, on peut penser qu’un manifestant, qu’un médecin, c’est quelqu’un qui compte, qui compte beaucoup, mais ce ne sont pas des responsables politiques, et, d’une façon ou d’une autre, ces gens vont devoir s’accommoder de la situation durant les prochaines semaines. »

En substance, Ashton dit à Paet que Bogomolets, comme militante et comme médecin, n’a pas à se mêler de critiquer les décisions politiques machiavéliques de l’opposition parlementaire ukrainienne que pilote le trio Vitali Klitschko – Arsenly Yatsenyuk – Oleh Tyahnybok (le boxeur, le vétéran de la Banque mondiale, et le chef des néonazis du parti Svoboda). En d’autres termes, Ashton sous-entend qu’un boxeur, un technocrate de la Banque mondiale et une brute nazie sont davantage qualifiés pour se prononcer sur l’avenir de l’Ukraine qu’une femme soucieuse de faire la lumière sur le rôle de l’opposition dans le massacre des manifestants de son propre camp, utilisés comme de la chair à canon, doublé du massacre des policiers qui s’efforçaient de restaurer l’ordre public.

Aussitôt que cette conversation entre Ashton et Paet a été révélée au grand jour, les grands médias qui contrôlent l’information en Occident ont émis des doutes sur son authenticité. Ils ont dégainé et agité dans tous les sens leurs sarcasmes et leurs slogans anticonspirationnistes habituels. Toutefois, les services du ministre estonien des Affaires étrangères ont confirmé l’authenticité de l’enregistrement dans un communiqué à la presse indiquant que : « La conversation entre le ministre des Affaires étrangères, Urmas Paet, et la responsable des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton, mise en ligne ce jour sur internet, est authentique. Il s’agit d’un échange téléphonique. Ces paroles ont été échangées par Urmas Paet et Catherine Ashton le 26 février, à l’issue du déplacement en Ukraine du ministre estonien des Affaires étrangères, immédiatement après l’interruption des violences. Le ministre des Affaires étrangères, Urmas Paet, rapporte les commentaires qu’il a faits sur les réunions du jour précédent et exprime ses préoccupations à propos de la situation en cours. Monsieur Paet a confié qu’il estimait "tout à fait regrettable qu’une telle interception [de son entretien téléphonique] ait pu advenir" ». Il est manifeste, depuis le début, que les évènements survenus en Ukraine ont été planifiés par des provocateurs, des agitateurs, des experts en « révolutions colorées », sortis des tiroirs du département d’État US, de la CIA, du MI6 britannique et de l’Union européenne. Le plan de route de Catherine Ashton vient compléter celui de Victoria Nuland, éventé lui aussi malencontreusement par une autre écoute téléphonique en janvier dernier [2]. L’échange téléphonique entre Geoffrey Pyatt, l’ambassadeur des États Unis en Ukraine, et Victoria Nuland, a révélé que l’administration Obama était déjà en train de sélectionner les récipiendaires des portefeuilles du futur gouvernement ukrainien alors même que Catherine Ashton et Jeffrey Feltman, son duplicata idéologique, sous-secrétaire général de la Commission des Affaires étrangères de l’ONU, faisaient mine de s’intéresser à la recherche d’une solution négociée à la crise, avec Ianoukovytch, le président élu démocratiquement. Nuland, qui exprimait son soutien à l’accession de Iatsenyouk à la tête de l’État ukrainien, avait manifesté tout l’intérêt qu’elle porte à la coopération avec ses homologues européens en se fendant d’un « Que l’Union européenne aille se faire enculer ! « Elle venait de dire à Pyatt que les États Unis réaliseraient leurs objectifs politiques avec le soutien préalablement négocié et réglé de la délégation de l’ONU. Feltman [3], qui conduisait cette délégation, emmenait dans son sillage son patron, le secrétaire général Ban Ki-moon, connu des journalistes de son pays comme « l’insaisissable anguille », un souvenir évocateur du temps de ses anciennes fonctions de ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, et le diplomate Robert Serry, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU en Ukraine. Dans la même conversation, Victoria Nuland exprime aussi sa grande confiance en Robert Serry, l’ancien ambassadeur du Danemark en Ukraine, né à Calcutta, avec un nom plutôt inhabituel pour un Danois. Lorsqu’il exerçait en tant que coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient, Serry avait déploré les attitudes partiales et discriminatoires envers Israël dans l’enceinte des Nations unies. Pareil langage ne pouvait manquer de lui gagner les faveurs de Nuland et Feltman, tous deux étant connus pour leur double allégeance, plaçant les intérêts d’Israël sur le même plan que ceux des États-Unis.

Il est clair que ni l’échange téléphonique de Catherine Ashton, ni celui de Victoria Nuland, ne devaient parvenir jusqu’aux oreilles des masses. Pourtant, ne leur en déplaise, grâce à des agents des services de sécurité ukrainiens loyaux et compétents, le monde entier n’ignore plus rien de la perfidie de ces deux femmes badinant plaisamment sur la voie la plus sûre pour précipiter l’Europe —voire le reste de la planète— dans un embrasement épouvantable.

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Strategic Culture Foundation

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 11:36

Vu sur : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-etats-unis-encouragent-le-149071

Les États-Unis encouragent le trafic de drogue en Afghanistan

Pour la troisième année consécutive, l’Afghanistan occupé par l’OTAN a battu tous les records en matière de culture de pavot à opium. Selon un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, sa production a augmenté à un point tel qu’on peut désormais voir des cultures se répandre dans des zones jusque-là vierges. En dépit de conditions météorologiques défavorables, en particulier dans les parties occidentale et méridionale du pays, les plantations d’opium ont occupé une surface de plus de 209.000 hectares, dépassant de près de 36 % les chiffres de l’année précédente.

Officiellement la culture du pavot, bien connu pour les vertus psychotropes de ses sucs (principales composantes de l’héroïne), est interdite en Afghanistan, bien que le nombre de provinces où il est cultivé soit en constante augmentation. La production d’opium a ainsi atteint 5.500 tonnes, soit une hausse de 49 % par rapport à 2012. La propagande occidentale fait incomber les responsabilités aux talibans et aux membres du régime impliqués dans le commerce de la drogue, mais ces accusations ne coïncident pas vraiment avec la réalité du terrain.

Le commandement de l’OTAN prétend que « les talibans s’opposaient initialement à la drogue, mais ils favorisent désormais sa culture et imposent une taxe aux paysans sur les produits récoltés ». Les leaders des talibans affirment quant à eux que les moudjahidines mènent le djihad contre les occupants et que l’islam interdit strictement les drogues et l’alcool. Les fondamentalistes musulmans suivent cette règle à la lettre.

En ce qui concerne les marionnettes occidentales telles Karzaï et son aréopage, il semble que ces accusations soient vérifiées. Un scandale éclata d’ailleurs en octobre 2013 à Kaboul quand, au cours d’une campagne d’inspections, soixante-cinq officiers de haut rang des services secrets se révélèrent être des héroïnomanes. Quelques années auparavant, il est apparu au grand jour que la CIA finançait Ahmed Wali Karzaï. Le frère cadet de l’actuel président Ahmed Karzaï a ainsi été huit années d’affilée un trafiquant d’opium de premier plan. 

Des journalistes soutiennent que le commerce de l’opium aux États-Unis et les événements d’Afghanistan sont étroitement liés. La CIA y aurait pris une place prépondérante. Selon le New-York Times, « l’argent (des services secrets, NDLR) aurait servi à financer les vastes réseaux clientélistes qui ont permis à M. Karzaï de consolider son pouvoir ». Les liens de certains seigneurs de guerre et politiciens afghans achetés avec le trafic de drogue et les talibans permettent au quotidien de conclure que « les services secrets américains ont graissé la roue des mêmes réseaux que les diplomates américains et les diplomates essayaient, sans succès, de démanteler, et laissé le gouvernement entre les mains de forces qui s’apparentent à un syndicat du crime organisé  ». Dans un entretien au quotidien new-yorkais, de nombreux diplomates américains ont confié leur désarroi : « la principale source de corruption en Afghanistan, c’étaient les États-Unis ».

Si on en croit les media occidentaux, la famille de l’actuel président Karzaï et ses affidés sont les responsables de la large diffusion de l’héroïne à travers le monde. Pourtant, à peine 20 % des pavots sont cultivés dans le centre et le nord de l’Afghanistan, qui sont contrôlés par le gouvernement Karzaï. Le reste est cultivé dans les provinces du sud du pays ou dans celles proches de la frontière pakistanaise, sous contrôle des forces de l’OTAN. Le principal centre de production est le Helmand, qui était encore il y a peu sous la coupe britannique.

Au lieu d’aider des agriculteurs à passer résolument à des cultures alternatives, les « pacifistes » occidentaux se contentent de palabrer sur le phénomène sans apporter de solutions tangibles. Pis, il leur arrive de participer de manière active aux trafics. Certains analystes attribuent cette situation au fait que les États-Unis cherchent à éviter un conflit potentiel avec les barons de la drogue, dont le soutien est important pour l’existence du gouvernement Karzaï. L’Oncle Sam semble cependant ignorer les liens étroits entre le trafic de stupéfiants, la montée de l’instabilité en Afghanistan et l’augmentation des activités de la résistance intérieure. En d’autres termes, tout porte à croire que Washington laisse les coudées franches aux narcotrafiquants en échange d’un soutien politique au gouvernement Karzaï, ce qui est une grave erreur car les objectifs officiels poursuivis (à savoir le retour à la paix et à le sécurité du pays) sont en train de s’éloigner à tire-d’aile.

Des experts occidentaux comme Thomas Ruttig notent qu’avec le retrait imminent des forces de l’OTAN d’Afghanistan, la pression des autorités sur les producteurs de pavot s’est faite plus lâche. Le rapport des Nations Unies montrent ainsi qu’en 2013, ces mêmes autorités ont détruit 24 % de moins de plans de pavot par rapport à l’année précédente. Résultat : l’Afghanistan est solidement installé à la première place mondiale des producteurs d’opium avec pas moins de 90 % de la production totale. Alors que l’ONU avait observé il y a trois ans que le pavot était cultivé dans quatorze régions (sur trente-quatre que compte le pays), vingt régions en cultivaient au tout début de l’année 2014. De vastes plantations sont parallèlement réapparues dans les provinces septentrionales comme celles de Balkh et Faryab qui avaient pourtant déclaré publiquement avoir perdu leur statut de producteur d’opium. Ces provinces sont limitrophes de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. 

Dans le même temps, un processus de militarisation des groupes liés au commerce de la drogue est en cours. Viktor Ivanov, chef du service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), l’affirme sans ambages : « ces groupes armés sont consubstantiels de la recrudescence des activités des cartels dans le nord de l’Afghanistan. Ces groupes ont leurs propres unités de combat. Ils sont très bien armés et leur chiffre d’affaires annuel avoisine les dix-huit milliards de dollars. C’est la raison pour laquelle ces groupes influent de manière extrêmement importante sur la situation politique et économique en Asie centrale ». 

L’Amérique a utilisé pendant des années l’arme de la drogue pour continuer sa guerre froide contre les États post soviétiques et détruire leur potentiel humain. À la veille du retrait d’Afghanistan des forces d’occupation de l’OTAN, les États-Unis continuent d’encourager par tous les moyens possibles la production d’opium. L’Oncle Sam inocule au passage le virus de la guerre en utilisant des groupes armés et des mafias qui se concentrent dans le ventre de l’ex-URSS après leur avoir préalablement fourni tout l’armement nécessaire. Mieux, il leur fournit aussi l’alibi de l’islam derrière lequel ils pourront se cacher.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/...

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:35

De la terreur sémantique

 

semantique-3-300Parmi les moyens les plus efficaces dont use le pouvoir pour assurer son exercice et sa permanence, il existe une technique redoutable connue des antiques chinois : « le gouvernement par les noms ». Cette opération de manipulation psychosémantique consiste à contrôler les corps des sujets par la maîtrise des noms qui sont censés les définir ou par lesquels ils sont convoqués.

Ruse typique, qui présente deux variations principales, employées au gré des nécessités :

- Accoler un nom infâmant à ce qu’on veut discréditer.

- Faire usage d’un nom qui résonne positivement dans l’imaginaire du peuple afin de tromper la perception de ce qu’il recouvre en réalité.

Dans les deux cas, il s’agit de faire appel au pouvoir de la suggestion associative.

Lorsque le pouvoir se voit menacé par un individu, un groupe ou une façon de voir qui met en danger le simulacre dont il se prévaut, il lui faut alors salir symboliquement cet adversaire.

A cette fin seront convoqués les mots les plus connotés négativement dans l’imaginaire collectif, étant bien entendu que pour ce faire, l’imaginaire collectif aura été préalablement conformé de façon à charger ces mots d’une opportune toxicité.

Exemples :

Si vous estimez que la différence sexuelle est un fondement biologique et civilisationnel dont l’effacement serait un certaine façon d’en finir avec la vie, vous êtes « homophobe » (ou « réactionnaire »).

Si vous considérez qu’un certain niveau d’homogénéité ethnique et culturelle doit être maintenu au risque de détruire la cohésion sociale et nationale de votre pays, vous êtes « raciste » (ou d’« extrême droite »).

Si vous ressentez que la vie n’est pas réductible à une mécanique des corps, vous êtes un « obscurantiste » (ou un « fou de dieu »)

Si vous revendiquez le droit d’avoir une lecture de la seconde guerre mondiale qui diverge de la version officielle imposée par les vainqueurs, vous êtes « antisémite » (ou « négationniste »).

A l’inverse, afin de mener à bien son projet de domination et s’assurer que le peuple consente à sa mise en esclavage progressive, le pouvoir déclarera commettre ses forfaits au nom de valeurs bienfaisantes, poussant ainsi la masse dominée à vouloir croire qu’on lui veut du bien quand on lui fait du mal.

Cette fois, toujours par suggestion associative, il usera de mots qui annihileront la capacité collective et individuelle à se défendre, puisque aller contre les principes affichés sera ressenti par les victimes comme un reniement de ce qui les constitue.

Exemples :

Etre un fervent défenseur du capitalisme mondialisé sous hégémonie anglo-saxonne et sioniste, c’est être un « démocrate ».

Défendre les privilèges et promouvoir les valeurs d’une élite maçonnique corrompue, c’est être « républicain ».

Considérer que « l’homme n’est pas une marchandise comme les autres », c’est être « humaniste ».

Ainsi, par cette double opération de mystification, le pouvoir assure la cécité du peuple :

Incité à croire que la main qui le viole lui prodigue des preuves d’amour, il détourne son regard de l’agresseur. Intimidé par la menace du nom infâmant qui lui est associé, il répudie celui qui veut lui faire voir l’insoutenable vérité.

Détourné par la ruse des causes réelles de sa souffrance, le sujet accumule une colère qu’il va être incité à décharger sur celui qui cherche à lui démontrer la manipulation.

Maintenant que les yeux du peuple se décillent, le pouvoir se transforme en agent de gestion de la colère accumulée : tout son travail consiste désormais à la diriger vers le réceptacle qui convient.
En particulier, ceux qui ont le front de le mettre à nu.

Couplé à la fixation des corps par la fascination spectaculaire (opération hallucinatoire de mise aux fers par l’image), le détournement de la colère légitime en direction des éclaireurs assure au pouvoir, simultanément, l’aboulie généralisée et l’ostracisme des éveillés.

Gros problème : de plus en plus de français refusent de déverser leur colère sur ceux qui s’efforcent de leur fournir les outils conceptuels nécessaires à l’identification du pouvoir et de ses procédés. Pire : un nombre croissant d’entre eux se détourne de la consolation spectaculaire pour ouvrir des livres.

Si cette proportion de patriotes éveillés atteint la masse critique, il est à craindre que le pouvoir tente un coup de force ultime. Mais il est surtout à espérer que nous pourrons à nouveau crier « vive la France » en fixant l’horizon, sans vergogne.

Max Lévy

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:12

Qui sont les nazis au sein du gouvernement ukrainien ?

Le gouvernement ukrainien, issu du coup d’État, a été reconnu par les puissances occidentales. Il comprend plusieurs membres d’organisations explicitement nazies, dont trois leaders qui se sont illustrés en réalisant de fausses images d’agression et de torture pour convaincre l’opinion publique occidentale de la cruauté du président démocratiquement élu, Viktor Ianoukovytch. Le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale revendique ses relations avec Al-Qaïda.

| Damas (Syrie) | 2 mars 2014

Le coup d’État, organisé par la CIA, à Kiev a porté au pouvoir un gouvernement représentant des oligarques et de groupes extrémistes. Parmi ses membres, on relève la présence de plusieurs leaders nazis. C’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale que des politiciens se référant directement au IIIe Reich arrivent au pouvoir en Europe.

Deux de ses membres revendiquent des relations avec l’Émirat islamique du Caucase du Nord, une organisation liée à Al-Qaïda, selon les Nations Unies. Et l’un d’entre eux est parti combattre la Russie dans ce cadre.

Trois de ses membres ont participé à des opérations d’intoxication en jouant aux victimes du régime démocratique de Viktor Ianoukovytch.

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Andriy Parubiy (Андрій Парубій)

Andriy Parubiy (Андрій Парубій)
Secrétaire du Conseil national de Sécurité et de Défense (organe qui chapeaute le ministère de la Défense et les Forces armées).
Co-fondateur du Parti national-socialiste d’Ukraine (avec Oleh Tyahnybok).




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Dmytro Yarosh (Дмитро Ярош)
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Dmytro Yarosh (Дмитро Ярош)
Sécrétaire adjoint du Conseil national de Sécurité et de Défense (organe qui chapeaute le ministère de la Défense et les Forces armées).
Leader de Stepan Bandera Treezoob et du Secteur de Droite.
Yarosh s’est battu en Tchétchénie aux côtés des islamistes. Le 1er mars 2014, il a appelé à l’aide l’émir du Caucase du Nord, Dokka Umarov (Доку Умаров) considéré par les Nations Unies comme un membre d’Al-Qaïda.
Dans la fausse vidéo, réalisée par Andriy Kozhemyakin avec Andrei Dubovik jouant le rôle du méchant policier, il jouait le pauvre militant que l’on humilie dans la neige [1].


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Oleksandr Sych (Александр Сыч)

Oleksandr Sych (Александр Сыч)
Premier ministre adjoint.
Membre du Parti de la Liberté (Svoboda/Свобода). Militant anti-avortement (même en cas de viol).









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Ihor Tenyukh (Игорь Тенюх)

Ihor Tenyukh (Игорь Тенюх)
Ministre de la Défense
Bien que son appartenance formelle au Parti de la Liberté (Svoboda/Свобода) ne soit pas certaine, il participe à leurs réunions. Formé aux États-Unis, il dirigea les manœuvres conjointes de l’Ukraine et de l’Otan. Durant la guerre de Géorgie (2008), il organisa le blocus de Sébastopol et fut nommé amiral en second de la flotte. Sa nomination comme ministre de la Défense a convaincu la Marine ukrainienne de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement et de hisser le pavillon russe.





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Serhiy Kvit (Сергей Квит)

Serhiy Kvit (Сергей Квит)
Ministre de l’Éducation
Membre du Parti de la Liberté (Svoboda/Свобода).










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Andriy Mokhnyk (Андрей Мохник)

Andriy Mokhnyk (Андрей Мохник)
Ministre de l’Écologie et des Ressources naturelles.
Membre du Parti de la Liberté (Svoboda/Свобода).










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Ihor Shvaika (Игорь Швайка)

Ihor Shvaika (Игорь Швайка)
Ministre de la Politique agricole et de l’Alimentation
Membre du Parti de la Liberté (Svoboda/Свобода).










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Dmytro Boulatov (Дмитрий Булатов)
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Dmytro Boulatov (Дмитрий Булатов)
Ministre de la Jeunesse et des Sports
Membre d’Autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO).
Il a prétendu avoir été enlevé, avoir été séquestré et horriblement torturé du 22 au 31 janvier 2014. Il partit alors en Allemagne pour y être soigné, sans avoir rencontré de journalistes. Cependant, le ministre des Affaires étrangères Léonid Kojara déclara que l’homme se portait bien et qu’il s’agissait d’une mise en scène. En définitive, il revient un mois plus tard en excellente forme.


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Oleh Makhnitsky (Олег Махницкий)

Oleh Makhnitsky (Олег Махницкий)
Procureur général d’Ukraine
Membre du Parti de la Liberté (Svoboda/Свобода).










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Tetiana Tchornovol (Татьяна Черновол)
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Tetiana Tchornovol (Татьяна Черновол)
Présidente de la Commission nationale anti-corruption
Membre d’Autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO).
Elle a prétendu avoir été violemment agressée par des inconnus le 25 décembre 2013. Cependant, le ministre de l’Intérieur a dénoncé une mise en scène et accusé les cinq agresseurs arrêtés d’être des nervis de Vitali Klitschko. Cet événement relança le mouvement de protestation qui s’essoufflait.

http://www.voltairenet.org/article182426.html

 

[1] « Fausses images en Ukraine », Réseau Voltaire, 6 février 2014.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

 
Moscou inverse les rôles à Kiev
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:24

par Thierry Meyssan

La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts. Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvenait personne ne serait plus en mesure de lui résister.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)  | 23 février 2014

 

Vu sur : http://www.voltairenet.org/article182258.html

 


Depuis quand les révolutions sont-elles soutenues par l’impérialisme ? (ici : place Maidan, Kiev).

Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

D’abord la conseillère Susan Rice et l’ambassadrice à l’ONU, Samatha Power. Ces deux femmes sont des championnes du parler « démocratique ». Elles se sont fait une spécialité, depuis de nombreuses années, de préconiser l’ingérence dans les affaires intérieures des autres États sous prétexte de prévenir des génocides. Mais derrière ce discours généreux, elles se moquent des vies non-états-uniennes comme l’a montré Mme Power lors de la crise des armes chimiques de la ghoutta. L’ambassadrice, qui connaissait parfaitement l’innocence des autorités syriennes, était partie avec son époux assister en Europe à un festival de cinéma consacré à Charlie Chaplin, tandis que son gouvernement dénonçait un crime contre l’humanité dont il rendait responsable le président el-Assad.

Puis, les trois responsables régionaux : Philip Gordon (Proche-Orient et Afrique du Nord), Karen Donfried (Europe et Eurasie) et Ricardo Zuñiga (Amérique latine).
- Phil Gordon (ami personnel et traducteur de Nicolas Sarkozy) a organisé le sabotage de la Conférence de paix de Genève 2, tant que le dossier palestinien ne serait pas réglé à la manière US. Durant la seconde session de la conférence, alors que John Kerry parlait de paix, il réunissait à Washington les chefs des services secrets jordaniens, qataris, saoudiens et turcs pour préparer une énième attaque. Les comploteurs ont réuni une armée de 13 000 hommes, dont seul 1 000 ont reçu une brève formation militaire, pour conduire des blindés et prendre Damas. Le problème est que la colonne risque d’être détruite par l’Armée syrienne avant d’arriver sur la capitale. Mais ils ne parviennent pas à s’entendre sur la manière de la défendre sans distribuer des armes anti-aériennes qui puissent ultérieurement servir contre Israël.
-  Karen Donfried est l’ancienne officier national de renseignement pour l’Europe. Elle a longtemps dirigé le German Marshall Fund à Berlin. Aujourd’hui, elle manipule l’Union européenne pour masquer l’interventionnisme de Washington en Ukraine. Malgré la fuite d’une conversation téléphonique de l’ambassadrice Victoria Nuland, elle est parvenue à faire croire aux Européens que l’opposition à Kiev voulait les rejoindre et se battait pour la démocratie. Pourtant, plus de la moitié des émeutiers de la place Maidan sont membres de partis nazis et arborent des portraits du Collaborateur Stepan Bandera.
- Enfin Ricardo Zuñiga est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro. Il a mobilisé l’extrême gauche trotskiste vénézuélienne pour renverser le président Nicolás Maduro, accusé d’être stalinien.

L’ensemble des opérations est médiatisé sous la houlette de Dan Rhodes. Ce spécialiste de la propagande a déjà écrit la version officielle du 11-Septembre 2001, en rédigeant le rapport de la commission d’enquête présidentielle. Il a réussi à faire disparaître toute trace du coup d’État militaire (le pouvoir a été retiré des mains de George W. Bush vers 10h du matin et ne lui a été restitué que le soir ; tous les membres de son cabinet et ceux du Congrès ont été placés dans des bunkers sécurisés pour « garantir leur sécurité ») pour que l’on ne se souvienne que des attentats.

Dans les trois cas, la narration US repose sur les mêmes principes : accuser les gouvernements d’avoir tué leurs propres citoyens, qualifier les opposants de « démocratiques », prendre des sanctions contre les « meurtriers », et en définitive opérer des coups d’État.
Chaque fois, le mouvement débute par une manifestation au cours de laquelle des opposants pacifiques sont tués, et où les deux camps s’accusent des violences. En réalité des forces spéciales US ou de l’Otan, placées sur les toits, tirent à la fois sur la foule et sur la police. Ce fut le cas à Deraa (Syrie) en 2011, à Kiev (Ukraine) et à Caracas (Venezuela) cette semaine. Manque de chance, les autopsies pratiquées au Venezuela montrent que deux victimes, un opposant et un pro-gouvernement, ont été tuées par la même arme.
Qualifier les opposants de démocratiques est un simple jeu rhétorique. En Syrie, ce sont des takfiristes soutenus par la pire dictature de la planète, l’Arabie saoudite ; en Ukraine quelques pro-européens sincères entourés de nombreux nazis ; au Venezuela de jeunes trotskistes de bonnes familles entourés de milices patronales. Partout le faux opposant US, John McCain, vient apporter son soutien aux vrais et faux opposants locaux.
Le soutien aux opposants incombe à la National Endowment for Democracy (NED). Cette agence du gouvernement états-unien se présente mensongèrement comme une ONG financée par le Congrès. Mais elle fut créée par le président Ronald Reagan, en association avec le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Elle est dirigée par le néoconservateur Carl Gershman et la fille du général Alexander Haig (ancien suprême commandeur de l’Otan, puis secrétaire d’État), Barbara Haig. C’est la NED (en réalité le département d’État) qui emploie le sénateur d’« opposition » John McCain.
À ce dispositif, il faut ajouter l’Albert Einstein Institute, une « ONG » financée par l’Otan. Créé par Gene Sharp, il a formé des agitateurs professionnels à partir de deux bases, en Serbie (Canvas) et au Qatar (Academy of change).
Dans tous les cas Susan Rice et Samantha Power prennent des airs outragés avant d’arrêter des sanctions —bientôt relayées par l’Union européenne—, alors qu’elles sont les commanditaires des violences.
Reste à réussir les coups d’État. Et ce n’est pas gagné.

Washington tente ainsi de montrer au monde qu’il est toujours le maître. Pour être plus sûr de lui-même, il a lancé les opérations ukrainiennes et vénézuéliennes durant les Jeux Olympiques de Sotchi. Il était certain que la Russie ne bougerait pas de peur de voir sa fête troublée par des attentats islamistes. Mais Sotchi a pris fin ce week-end. C’est désormais au tour de Moscou de jouer.

Thierry Meyssan

Source
Al-Watan (Syrie)

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 14:34
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:10

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:58

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 16:13

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:22

Vu sur : http://gaetanpelletier.wordpress.com/category/actualite/


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Comment on devient GROS….

Publié le |

Je vous fais un très court et non exhaustif résumé du livre Toxic (voir la page « Références » de ce blog).

Asseyez-vous une seconde parce qu’il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne, c’est que, selon la conclusion de l’enquête, le manque d’exercice physique n’est probablement pas la principale cause de l’obésité. Bon ça n’aide pas, on s’entend, mais c’est pas ça qui vous fait gonfler comme un pop-corn.

La mauvaise c’est qu’il y a une autre raison qui est cachée dans notre alimentation.

Pas le gras trans qui est, comme on sait, particulièrement mauvais pour le cholestérol (puisqu’il fait baisser le bon cholestérol et augmenter le mauvais). Pas le sucre en tant que tel même si ce n’est pas souhaitable de trop en consommer.

En réalité, selon l’auteur du livre, l’industrie agro-alimentaire a inventé un produit dans les années 70 dont personne ne parle mais qui est fortement suspecté – tests scientifiques à l’appui – d’être néfaste pour la santé et à l’origine de la crise d’obésité que connait le monde. Oui mais voilà, si personne n’en parle c’est que ce produit est protégé au plus haut niveau politique. Et ce n’est pas utile de préciser que c’est aux États-Unis que tout a commencé.

Flash back : début des années 70. Richard Nixon est président des États-Unis. La population est très mécontente car elle a connu un rationnement alimentaire en raison d’aléas de production. Nixon joue sa tête. Il veut en finir avec le risque de voir la production agricole jouer au yoyo et donc menacer sa carrière. Il appelle un certain Earl Butz au gouvernement pour régler le problème. Butz devient secrétaire à l’agriculture en 1971. Et grâce à lui, l’Amérique ne connaitra plus jamais la faim ou le rationnement. Seulement voilà, les décisions de Butz vont provoquer indirectement une épidémie : l’obésité qui va très vite devenir une pandémie car ce sont désormais les 5 continents qui sont touchés par ce fléau.

Bref, Butz veut rationaliser l’agriculture américaine. Ses décisions amènent à une formidable concentration des producteurs et donc une disparition des paysans. Conséquence : on passe à l’ère de l’élevage intensif (poulet, bœufs, vaches, porcs), de la production de masse, de l’utilisation massive d’herbicides, de pesticides, d’insecticides, d’antibiotiques, d’hormones, de farine animale, d’engrais chimiques et autres nitrites… Avec des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé humaine. Parallèlement, les consommateurs veulent du pas cher. La pression sur les prix est énorme et la concurrence est féroce. On exige un hamburger à 99 cents. McDo et Coca Cola se développent.

Les compagnies deviennent de puissants lobbys qui financent les partis politiques et notamment le parti républicain de Nixon. La politique de Butz est un succès. Trop même. Car la surproduction arrive. Le marketing et la pub se développent et s’acharnent pour faire avaler toujours plus de nourriture à l’Amérique. Un petit propriétaire de salle de cinéma du Texas trouve une autre solution : constatant la gêne des consommateurs à acheter deux portions de pop-corn, il décide d’augmenter la taille de la portion. Et ça marche ! C’est le « syndrome du glouton ». Si le péché de gourmandise était un frein à la consommation de l’Amérique puritaine, l’augmentation de la taille de la portion de base ne heurte pas la psychologie de l’Oncle Sam. L’homme est recruté par McDonald’s. La machine s’emballe. Nixon passe un accord secret avec l’Union Soviétique pour lui vendre 440 millions de boisseau de blé. Plus tard, la création du GATT puis de l’OMC devront permettre d’aider à trouver des débouchés extérieurs : il faut envahir les autres marchés pour écouler les stocks. Toutefois, la qualité des aliments n’est pas l’objectif : seul compte le profit.

C’est dans ce contexte que les producteurs de maïs réfléchissent à la manière d’écouler le surplus de leur production. Soutenus par le gouvernement républicain dont ils financent les campagnes, la solution arrive grâce à un nouveau procédé industriel : l’hydrolyse d’amidon de maïs. Ce procédé va permettre de transformer le maïs en sucre. On appelle ce sucre le HFCS (pour High Fructose Corn Syrup – Sirop de maïs à haute teneur en fructose) ou plus simplement sirop de maïs ou encore glucose-fructose, autant d’appellations que l’on peut aujourd’hui retrouver sur les étiquettes de nos produits alimentaires (si, si vérifiez !).

L’intérêt du HFCS est énorme : non seulement il permet d’écouler les stocks de maïs mais en plus il s’avère être un succédané bien moins cher à produire par rapport au sucre de canne ou au sucre de betterave.

Pour les compagnies, moins cher veut immédiatement dire : plus de profits. C’est Coca Cola qui va se laisser convaincre en premier. Son cola est moins doux que Pepsi qui séduit de plus en plus. Le sirop de glucose-fructose va lui permettre d’approcher la saveur de son concurrent. La riposte est foudroyante : le HFCS est adopté par Pepsi puis par toutes les compagnies qui utilisent du sucre dans leurs recettes (sodas, « soft drinks », boissons énergisantes, glaces, biscuits, céréales, chocolats, yaourts, friandises, barres chocolatées, plats préparés, conserves, etc.) Le produit s’internationalise rapidement.

Le plus étonnant, c’est que l’on a constaté, a posteriori, que la courbe de l’obésité mondiale suit la courbe de pénétration du HFCS dans l’alimentation. Il faut dire que le produit n’avait pas été testé puisque assimilé par l’agence américaine des aliments à du sucre.

Seulement voilà, les études scientifiques allaient mettre en évidence une particularité étonnante du produit : testé sur des rats, qui partagent 99% du patrimoine génétique de l’Homme, les rats devinrent obèses. On découvrait alors que le HFCS a un effet sur le cerveau. Plus exactement, le produit interagit avec certains neurotransmetteurs. Or, ces neurotransmetteurs sont précisément ceux qui informent le cerveau lorsque la limite de la consommation en sucre est atteinte ou lorsque l’appétit est rassasié. Pour dire les choses plus simplement, les consommateurs de sirop glucose-fructose finissent par avoir la même pathologie que les oies d’élevage gavées pour produire le foie gras.

En interagissant avec ces neurotransmetteurs, le HFCS brouille l’information voire l’empêche de se diffuser. Conséquence : la consommation de sirop de maïs permet l’absorption de sucre et de nourriture en grande quantité sans aucun message d’alerte du corps. Les consommateurs sont alors sujets à développer une ceinture abdominale proéminente dont les conséquences sur la santé peuvent s’avérer… mortelles (notamment par le développement du diabète de type 2 et les problèmes cardio-vasculaires). Quant aux plus jeunes consommateurs, ils exposent leur cerveau à des traces nuisibles, rendant l’obésité plus probable et plus difficile à contrôler.

Mais ce n’est pas tout. Aux États-Unis, le maïs est le premier consommateur d’engrais chimique, d’herbicides (57% de la production totale) et de pesticides (43% de la production totale), produits qui ont la particularité d’être cancérigènes. Or, le maïs ne sert pas uniquement à la production de HFCS mais d’abord à l’alimentation du bétail qui produira la viande bon marché de nos hamburgers. La farine animale, elle, n’est pas adaptée aux estomacs de la vache – qui est herbivore faut-il le rappeler. L’apparition de la salmonelle ou de la bactérie E.coli est le résultat de ce jeu d’apprenti sorcier, de l’élevage intensif et finalement la conséquence imprévue des stocks de maïs. D’où le recours massif au chlore et aux antibiotiques, ces derniers ayant pour conséquence de rendre les bactéries plus résistantes. Au passage : en 2001, 400.000 américains sont morts des conséquences de l’obésité soit 145 fois la chute du World Trade Center. Autre chose : E.coli 0157:H7 est potentiellement mortelle pour l’Homme et tue en rongeant les organes vitaux. Elle peut s’attraper par des hamburgers mal cuits.

Du coup, en dépit des grands sourires du clown Ronald McDonald, le menu McDo – un hamburger, un soda et des frites (dont l’huile hydrogénée qui les a cuites vous procurera votre dose de gras trans) – est le pire des régimes alimentaires. C’est enfoncer une porte ouverte que de le dire. Mais au moins, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.

Faites passer le message et n’oubliez pas : l’appétit vient en pensant. Bon appétit

 

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