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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 21:06

Selon Médiapart, le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée. Et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics.

sarko frere

Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.

"Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propi

 

ce à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric

 Des alliés puissants

Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

"Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d'Epargne, lui-même pr

 

ésidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée

 

 

En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?"

 

L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d'ici dix ans.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:57

Extait de l'article de Thierry Brun vu sur

http://www.politis.fr/Sevriena-l-entreprise-sarkozyste,11865.html 

 

 

Peu de citoyens en seront informés : les principales banques et sociétés d’assurance guettent avec impatience l’adoption définitive du projet de réforme des retraites, notamment parce qu’il contient un dispositif que Nicolas Sarkozy et le gouvernement se gardent bien d’ébruiter. En effet, si l’on examine attentivement le texte de la réforme, les préoccupations réelles de Nicolas Sarkozy sont très éloignées du sauvetage de l’actuel système de retraite. Les dernières pages du projet de réforme des retraites adoptés le 15 septembre à l’Assemblée nationale contiennent un « titre V » entièrement consacré à la retraite par capitalisation, comme nous l’écrivions dans Politis (numéro du jeudi 23 septembre 2010).

Certes, ce n’est pas le cœur de la réforme, mais cette partie du projet de loi, nommée : « Mesures relatives à l’épargne retraite », décline une série de mesures dans un article 32 de cinq pages, qui va profondément modifier la réglementation de la retraite par capitalisation, jurent les spécialistes de l’épargne retraite. Pour les assureurs et les banques, un grand pas est désormais franchi : cet article 32 permettra de dynamiter le système de retraite par répartition, un souhait depuis longtemps exprimé par le groupe mutualiste Malakoff Médéric du frère de Nicolas Sarkozy.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 21:27

lundi 18 cheminade1octobre     http://www.cheminade2012.fr/Des-solutions-sociales-nouvelles

A la séance du Parlement du 8 février 1893, sur l’affaire de Panama, Jean Jaurès dénonçait une « décomposition sociale » fomentée par la « puissance de l’argent ». Face « à un Etat nouveau, l’Etat financier, qui a surgi dans l’Etat démocratique », il appelait à « des solutions sociales nouvelles ». C’est ce que j’ai moi-même mis en cause en 2006, en lançant ma campagne présidentielle contre « les puissances de chantage du fascisme financier ». C’est aussi le sens du mouvement de masse contre la « réforme » des retraites, soutenu par 69 % des Français.

Deux choses sont essentielles. La première est que cette « réforme » n’est qu’un premier pas vers une austérité sociale bien pire. La seconde est que, faute de perspective politique réelle fournie par les partis, le mouvement deviendra vulnérable aux provocations du pouvoir.

Le rapport de la commission Attali 2 prouve notre premier point. Il propose un traitement social de choc traçant « un chemin pour trois présidents de la République d’aujourd’hui à 2020 ». L’ancien sherpa de François Mitterrand entend mettre fin à la prise en charge à 100 % des malades chroniques (cancers, diabète ou toute autre affection de longue durée actuellement couverte). Il veut élargir le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite aux collectivités locales et à la Sécurité sociale et geler jusqu’en 2013 le point d’indice de leurs salaires. Il prône la mise sous condition de ressources des allocations familiales (remettant en cause le principe d’universalité), le déremboursement de certains médicaments et une hausse de la TVA frappant tous les consommateurs. Ce programme a été accueilli avec satisfaction par Nicolas Sarkozy le 15 octobre. C’est celui des Brüning et des Laval des années trente et de l’administration Obama aujourd’hui : on frappe le peuple et on renfloue les établissements financiers.

Dans les hôpitaux publics, on ne remplace pas les emplois vacants et on « optimise » le codage des actes, augmentant ainsi la facture adressée à la Sécurité sociale, à l’avantage des assurances privées. Abandonnée par la Caisse des dépôts, la Sécu se trouve livrée aux marchés financiers. La Commission et les ministres des Finances de l’Union européenne auront un droit de regard sur les budgets nationaux avant leur adoption par les Parlements de leurs pays. Et ce sont, en France, les cabinets d’avocats et non les hauts fonctionnaires qui examineront les instructions qui précisent l’application des lois. Même notre armée se privatise : le ministère de la Défense fait appel à des entreprises privées pour stocker et distribuer ses uniformes et l’Elysée a commandé une étude sur la sous-traitance du « marché de la guerre », en faveur de sociétés militaires privées.

Face à ce véritable changement de régime, M. de Villepin plaide pour le compromis, son ami Bruno Le Maire espère Matignon, les socialistes s’efforcent de blanchir le libéralisme de Dominique Strauss-Kahn et les centristes nagent dans la rigueur. Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Olivier Besancenot défendent la justice sociale mais en prônant un environnementalisme suicidaire qui n’en donne pas les moyens. De l’autre côté, Marine Le Pen découvre la loi du 3 janvier 1973 et vilipende l’euro, tout en espérant pour demain, en France comme ailleurs en Europe, un mariage entre la droite et l’extrême-droite béni par son père et assorti de maroquins ministériels et de xénophobie partagée.

Il est bien temps de revenir à Jaurès et à la dimension mondiale du défi pour arrêter cette machine infernale.

Jacques Cheminade

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:42

Au moment où les Français se préparent à défendre becs et ongles leur système de Retraite, on apprend, par le Conseil des Prélèvements Obligatoire , que les entreprises de ce pays bénéficient bon an mal an entre 175 Md€ et 200 Mds€ en niches fiscales et sociales. Cette information n’a été commentée par aucun grands médias de ce pays, le sauvetage des mineurs colombiens ou du

malheureux spéléo adhérents, sans contestation, le premier assisté de France.français occupaient tout l’espace, circulez y a rien à voir. Il faut sauver la retraite en travaillant plus longtemps…

Bien entendu, ce cadeau fait au MEDEF , aggrave notre déficit, pire, il contribue à appauvrir notre système d’assurance sociale pour le plus grand bénéfice des patrons du CAC 40 en particulier et plus largement du patronat français.

Ce qui fait des du MEDEF et de ses adhérents, sans contestation, le premier assisté de France.

Madame Parisot, la patronne du MEDEF, mais aussi accessoirement, mandataire social de la BNP Paribas n’a jamais assez de mots pour expliquer que les chômeurs sont des assistés (le coût de l’indemnisation du chômage est estimé a 23 Md € !) et que les travailleurs de ce pays feraient mieux de travailler toujours plus longtemps.

Elle aurait du se taire, l’arroseur arrosée, plus assisté que le MEDEF, vous pouvez chercher vous ne trouverez pas.

Selon MM. Sarkozy, Fillon, Woerth, il vous faudra d’avantage travailler avant de partir à la retraite et d’avantage payer pour se soigner. De nombreux jeunes et post-Cinquantenaire au chômage pourront ainsi grossir la cohorte des millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans ce beau pays et les adhérents du MEDEF pourront continuer à placer leur argent en Suisse ou dans un quelconque « hedge funds » d’ un des nombreux paradis fiscaux à leur disposition de par le Monde.

Concrètement le rapport du conseil des prélèvements obligatoires , précise « Les dépenses fiscales applicables aux entreprises représentent plus de 35 Md € en 2010, » auxquelles il faut ajouter « Le coût global des modalités particulières de calcul de l’impôt applicables aux entreprises qui est estimé à 71,3 Md € en 2010, contre 19,5 Mds en 2005. »

Le rapport du Conseil des Prélèvements Obligatoires, sur les niches sociales, rajoute : « Au total, le coût des niches sociales applicables aux entreprises pour l’ensemble des prélèvements sociaux s’élève à plus de 66 Md€ . »

Au total c’est donc presque 180 Md€ que les contribuables français, via Sarkozy and Co, allouent aux patrons français et en particulier aux 20 000 plus grosses entreprises ( la Loi de Paretto est encore confirmée 20% des entreprises bénéficient de 80% de la manne)

Le rapport insiste, ces mesures n’ont très peu d ’efficacité au regard des objectifs qui leur sont affectés, « l’activation de le concurrence et la création d’emplois »

C’est de l’argent, non pas jeté par les fenêtres mais directement dans la poche des adhérents du MEDEF.

Ils l’ont bien mérité… le nombre de chômeurs bat des records, le tissus industriel français se liquéfie, notre balance du commerce extérieur atteint des déficits abyssaux et pire encore si l’on en croit les statistiques douanières les données sur les échanges des produits français ( classification CPF 4) montrent que sur 275 classes de produits échangés avec nos partenaires mondiaux, 75 % sont déficitaires. Ca fait trente ans que le patronat réclame moins de charges pour être compétitif, voilà le résultat !

Pour le coup le manque à gagner pour l’État et le manque à gagner pour les organismes sociaux se sont accru considérablement plus particulièrement entre 2005 et 2010.

L’argument de Sarkozy « il n’y a pas d’argent pour financer le déficit de la sécurité Sociale » (affiché cette année à un peu plus de 20 Md€ principalement pour la Retraite et la Maladie) prend une ampleur tragi-comique. La cours des comptes concède volontiers que plus de la moité de ce déficit est du aux conséquences de la crise financière et… à la croissances du coût des niches.

De l’argent on s’aperçoit qu’il y en a et même de trop, mais il sert à faire des cadeaux mirobolants au MEDEF, comme il y en fut pour sauver les grands actionnaires des banques.

Ces cadeaux bénéficient en particulier aux grands groupes du CAC dont les dirigeant font partis du cercle intime des amis de la « nuit du Fouquet’s » précisément MM Desmaret et Frêre (les deux compères sont les principaux actionnaires de TOTAL, GDF Suez, Lafarge, BNP, Sanofi Emerys, Pernod Ricard ) M.Arnault, première fortune de France, Bouygues, Bolloré… et les autres…

Tiré de : http://911nwo.info/

 

Retrouvez la suite et la fin de cet article sur Agoravox .

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 10:16

1210 Chirac inside

Par Vincent Quivy | Journaliste | 12/10/2010 | 19H44 link

 

Sur leurs retraites, les parlementaires restent… en retrait. On annonçait un projet de réforme pour octobre. Les Verts réclamaient un alignement sur les régimes « classiques », le président de l'Assemblée entendait mener une « réflexion ». Depuis, pas de nouvelles.

Toujours en discussion dans les bureaux bien clos des décideurs de l'Assemblée ? Freinée par ceux qui veulent préserver leurs acquis ? Face aux mouvements de contestations qui luttent, manif après manif, contre la réforme des retraites appliquée à tous, sauf aux élus, les parlementaires vont-ils se sentir obligés de modifier leur régime ?

Petit rappel : la retraite parlementaire est particulièrement favorable. Ici pas de départ à 65 ou 67 ans. Non. Jusqu'à récemment, le parlementaire pouvait toucher sa retraite dès 55 ans, à 60 ans désormais. Surtout, le député ou le sénateur a l'immense avantage de pouvoir bénéficier du « taux plein » (plus de 5 000 euros) après seulement 22 ans de (double) cotisation.

Mais ce n'est pas tout. L'élu sexagénaire a en effet le droit de toucher sa retraite tout en travaillant à temps plein. On l'a vu récemment avec les ministres les plus âgés du gouvernement Fillon qui cumulaient, jusqu'à ce que le scandale les pousse à y renoncer, leur salaire ministériel (14 000 euros) et leur retraite de député.

Exemple de la petite pension de Jacques Chirac

Avant eux, le président Mitterrand comme le président Chirac cumulaient allègrement leur indemnité de chef d'Etat avec leurs différentes retraites d'élu. Car non seulement l'ancien parlementaire peut cumuler salaire et retraite, mais il peut aussi cumuler les retraites.

La loi considère que les différentes fonctions électives constituent des activités différentes. Et donnent donc droit à des retraites différentes.

Reprenons donc l'exemple de Jacques Chirac, ancien parlementaire certes, mais aussi ancien conseiller général de Corrèze. Et ancien maire de Paris. Et, bien évidemment, ancien président de la République…

Une petite pension de 15 000 euros TTC à laquelle il faut ajouter sa retraite de haut fonctionnaire (il ne l'a pas été longtemps mais la loi, jusqu'à très récemment, l'autorisait à cotiser même s'il n'exerçait pas son activité) et son salaire de membre du Conseil constitutionnel.

Ajoutons, c'est un détail, que ses retraites d'élu local sont exonérées d'impôt et de CSG.

Des privilèges que, visiblement, l'exécutif paraît peu pressé de faire disparaître. Et que les parlementaires ne semblent pas trouver injustes. La pénibilité de la charge et la précarité de l'emploi sont, sans rire, mis en avant par bien des élus.

Photo : Jacques Chirac le 5 mai 1988 (Philippe Wojazer/Reuters).

 

 

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