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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 21:16

 Et on continue de presser  les citoyens comme des citrons au lieu de demander des comptes aux banquiers....

Qu'est-ce qu'ils cherchent ?  L'exaspération du peuple pour le mener à des actions plus violentes encore ?

 Résultat : Le chaos et la légitimité d'instaurer une dictature pour rétablir l'ordre.

Le choix est mince: On se laisse plumer ou on revient en dictature

 

Faut vite trouver une alternative......La France est dans la même spirale, encore loin de la révolte mais on s'en rapproche dangereusement....

 

 

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 05:45

http://www.voltairenet.org/Le-plan-de-destabilisation-de-la

 

La tentative de renversement du gouvernement syrien ressemble par bien des points à ce qui a été entrepris en Libye, cependant les résultats sont forts différents en raison de particularités sociales et politiques. Le projet de casser simultanément ces deux États avait été énoncé le 6 mai 2002 par John Bolton alors qu’il était sous-secrétaire d’État de l’administration Bush, sa mise en œuvre par l’administration Obama 9 ans plus tard, dans le contexte du réveil arabe, ne va pas sans problèmes.

Comme en Libye, le plan de départ visait à susciter un coup d’État militaire, mais il s’est vite avéré impossible faute de trouver les officiers nécessaires. Selon nos informations, un plan identique avait également été envisagé pour le Liban. En Libye, le complot avait été éventé et le colonel Kadhafi avait fait arrêter le colonel Abdallah Gehani [1]. Dans tous les cas, le plan originel a été revu dans le contexte inattendu du « printemps arabe ».

L’action militaire

L’idée principale était alors de provoquer des troubles dans une zone très délimitée et d’y proclamer un émirat islamique qui puisse servir de base au démantèlement du pays. Le choix du district de Daraa s’explique parce qu’il est frontalier de la Jordanie et du Golan occupé par Israël. Il aurait été ainsi possible d’approvisionner les sécessionnistes.

Un incident a été créé artificiellement en demandant à des lycéens de se livrer à des provocations. Il a fonctionné au delà de toutes espérances compte tenu de la brutalité et de la bêtise du gouverneur et du chef de la police locale. Lorsque des manifestations ont débuté, des francs-tireurs ont été placés sur les toits pour tuer au hasard à la fois dans la foule et parmi les forces de l’ordre ; un scénario identique à celui utilisé à Benghazi pour susciter la révolte.

D’autres affrontements ont été planifiés, chaque fois dans des districts frontaliers pour garantir une base arrière, d’abord à la frontière du Nord du Liban, puis à celle de la Turquie.

Les combats ont été menés par des unités de petite taille, composés souvent d’une quarantaine d’hommes, mêlant des individus recrutés sur place et un encadrement de mercenaires étrangers issus des réseaux du prince saoudien Bandar bin Sultan. Bandar lui-même est venu en Jordanie, où il a supervisé le début des opérations en relation avec des officiers de la CIA et du Mossad.

Mais la Syrie n’est pas la Libye et le résultat y a été inverse. En effet, alors que la Libye est un État créé par les puissances coloniales en mariant de force la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzam, la Syrie est une nation historique qui a été réduite à sa plus simple expression par ces mêmes puissances coloniales. La Libye est donc spontanément en proie à des forces centrifuges, tandis qu’au contraire la Syrie attire des forces centripètes qui espèrent reconstituer la Grande Syrie (laquelle comprend la Jordanie, la Palestine occupée, le Liban, Chypre, et une partie de l’Irak). La population de l’actuelle Syrie ne peut que s’opposer aux projets de partition.

Par ailleurs, on peut comparer l’autorité du colonel Kadhafi et celle d’Hafez el- Assad (le père de Bachar). Ils sont arrivés au pouvoir dans la même période et ont usé de leur intelligence et de la brutalité pour s’imposer. Au contraire, Bachar el-Assad n’a pas pris le pouvoir, et n’envisageait pas non plus d’en hériter. Il a accepté cette charge à la mort de son père parce que son frère était décédé et que seule sa légitimité familiale pouvait prévenir une guerre de succession entre les généraux de son père. Si l’armée est venue le chercher à Londres où il exerçait paisiblement la profession ophtalmologue, c’est son peuple qui l’a adoubé. Il est incontestablement le leader politique le plus populaire du Proche-Orient. Jusqu’il y a deux mois, il était aussi le seul qui se déplaçait sans escorte, et ne rechignait pas aux bains de foule.

L’opération militaire de déstabilisation de la Syrie et la campagne de propagande qui l’a accompagnée ont été organisées par une coalition d’États sous coordination US, exactement comme l’OTAN coordonne des États membres ou non-membres de l’Alliance pour bombarder et stigmatiser la Libye. Comme indiqué plus haut, les mercenaires ont été fournis par le prince Bandar bin Sultan, qui a du coup été contraint d’entreprendre une tournée internationale jusqu’au Pakistan et en Malaisie pour grossir son armée personnelle déployée de Manama à Tripoli. On peut citer aussi à titre d’exemple l’installation d’un centre de télécommunication ad hoc dans les locaux du ministère libanais des Télécoms.

Loin de dresser la population contre le « régime », ce bain de sang a provoqué un sursaut national autour du président Bachar el-Assad. Les Syriens, conscients qu’on chercher à les faire basculer dans la guerre civile, ont fait bloc. La totalité des manifestation anti-gouvernementales a réuni entre 150 000 et 200 000 personnes sur une population de 22 millions d’habitants. Au contraire, les manifestations pro-gouvernementales ont rassemblé des foules comme le pays n’en avait jamais connues.

Les autorités ont réagi aux événements avec sang-froid. Le président a enfin engagé les réformes qu’il souhaitait entreprendre depuis longtemps et que la majorité de la population freinait de peur qu’elles n’occidentalisent la société. Le parti Baas a accepté le multipartisme pour ne pas sombrer dans l’archaïsme. L’armée n’a pas réprimé les manifestants —contrairement à ce que prétendent les médias occidentaux et saoudiens— mais à combattu les groupes armés. Malheureusement, ses officiers supérieurs ayant été formés en URSS n’ont pas fait preuve de ménagement pour les civils pris entre deux feux.

La guerre économique

La stratégie occidentalo-saoudienne a alors évolué. Washington se rendant compte que l’action militaire ne parviendrait pas à plonger à court terme le pays dans le chaos, il a été décidé d’agir sur la société à moyen terme. L’idée est que la politique du gouvernement al-Assad était en train de créer une classe moyenne (seule garantie effective de démocratie) et qu’il est possible de retourner cette classe moyenne contre lui. Pour cela, il faut provoquer un effondrement économique du pays.

Or, la principale ressource de la Syrie est son pétrole, même si sa production n’est pas comparable en volume à celle de ses riches voisins. Pour le commercialiser, il a besoin de disposer d’assets dans les banques occidentales qui servent de garanties durant les transactions. Il suffit de geler ces avoirs pour tuer le pays. Il convient donc de noircir l’image de la Syrie pour faire admettre aux populations occidentales des « sanctions contre le régime ».

En principe, le gel d’avoirs nécessite une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, mais celle-ci est improbable. La Chine qui a déjà été contrainte de renoncer à son droit de veto lors de l’attaque de la Libye sous peine de perdre son accès au pétrole saoudien ne pourrait probablement pas s’y opposer. Mais la Russie pourrait le faire, faute de quoi en perdant sa base navale en Méditerranée elle verrait sa flotte de Mer Noire étouffer derrière les Dardanelles. Pour l’intimider, le Pentagone a déployé le croiseur USS Monterrey en Mer Noire, histoire de montrer que de toute manière les ambitions navales russes sont irréalistes.

Quoi qu’il en soit, l’administration Obama peut ressusciter le Syrian Accountablity Act de 2003 pour geler les avoirs syriens sans attendre une résolution de l’ONU et sans requérir un vote du Congrès. L’histoire récente a montré, notamment à propos de Cuba et de l’Iran, que Washington peut aisément convaincre ses alliés européens de s’aligner sur les sanctions qu’il prend unilatéralement.

C’est pourquoi aujourd’hui le vrai enjeu se déplace du champ de bataille vers les médias. L’opinion publique occidentale prend d’autant plus facilement des vessies pour des lanternes qu’elle ne connaît pas grand-chose de la Syrie et qu’elle croit à la magie des nouvelles technologies.

La guerre médiatique

En premier lieu, la campagne de propagande focalise l’attention du public sur les crimes imputés au « régime » pour éviter toute question à propos de cette nouvelle opposition. Ces groupes armés n’ont en effet rien de commun avec les intellectuels contestataires qui rédigèrent la Déclaration de Damas. Ils viennent des milieux extrémistes religieux sunnites. Ces fanatiques récuse le pluralisme religieux du Levant et rêvent d’un État qui leur ressemble. Ils ne combattent pas le président Bachar el-Assad parce qu’ils le trouvent trop autoritaire, mais parce qu’il est alaouite, c’est-à-dire à leurs yeux hérétique.

Dès lors, la propagande anti-Bachar est basée sur une inversion de la réalité.

À titre d’exemple divertissant, on retiendra la cas du blog « Gay Girl in Damascus » créé en février 2011. Ce site internet édité en anglais par la jeune Amina est devenu une source pour beaucoup de médias atlantistes. L’auteure y décrivait la difficulté pour une jeune lesbienne de vivre sous la dictature de Bachar et la terrible répression de la révolution en cours. Femme et gay, elle jouissait de la sympathie protectrice des internautes occidentaux qui se mobilisèrent lorsqu’on annonça son arrestation par les services secrets du « régime ».

Toutefois, il s’avéra qu’Amina n’existait pas. Piégé par son adresse IP, un « étudiant » états-unien de 40 ans Tom McMaster était le véritable auteur de cette mascarade. Ce propagandiste, censé préparer un doctorat en Écosse, était présent lors du congrès de l’opposition pro-occidentale en Turquie qui appela à une intervention de l’OTAN. Et il n’y était évidemment pas en qualité d’étudiant [2].

Le plus surprenant dans l’histoire n’est pas la naïveté des internautes qui ont cru aux mensonges de la pseudo-Amina, mais la mobilisation des défenseurs des libertés pour défendre ceux qui les combattent. Dans la Syrie laïque, la vie privée est sanctuarisée. L’homosexualité, interdite dans les textes, n’est pas réprimée. Elle peut être difficile à vivre au sein de la famille, mais pas dans la société. Par contre, ceux que les médias occidentaux présentent comme des révolutionnaires et que nous considérons au contraire comme des contre-révolutionnaires sont, eux, violemment homophobes. Ils se proposent même d’instaurer des châtiments corporels, voire pour certains la peine de mort, pour punir ce « vice ».

Ce principe d’inversion est appliqué à grande échelle. On se souvient des rapports des Nations Unies sur la crise humanitaire en Libye : des dizaines de milliers de travailleurs immigrés fuyant le pays pour échapper aux violences. Les médias atlantistes en avaient conclu que le « régime » de Kadhafi doit être renversé et qu’il faut soutenir les insurgés de Benghazi. Or, ce n’est pas le gouvernement de Tripoli qui était responsable de ce drame, mais les soi-disant révolutionnaires de Cyrénaïque qui faisaient la chasse aux Noirs. Animés par une idéologie raciste, ils les accusaient d’être tous au service du colonel Kadhafi et en lynchaient quand ils en attrapaient un.

En Syrie, les images des groupes armés postés sur les toits qui tirent au hasard à la fois dans la foule et sur les forces de l’ordre sont diffusées par les télévisions nationales. Mais ces mêmes images sont reprises par les chaînes occidentales et saoudienne pour attribuer ces crimes au gouvernement de Damas.

En définitive le plan de déstabilisation de la Syrie fonctionne imparfaitement. Il a convaincu l’opinion publique occidentale que ce pays est une terrible dictature, mais il a soudé l’immense majorité de la population derrière son gouvernement. Finalement cela pourrait devenir dangereux pour les concepteurs du plan, notamment pour Tel-Aviv. Nous venons d’assister en janvier-février 2011 à une vague révolutionnaire dans le monde arabe, suivie en avril-mai d’une vague contre-révolutionnaire. Le balancier n’a pas terminé son mouvement.

 

Thierry Messan

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:32

http://www.legrandsoir.info/

 

De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye (Veterans Today)

Susan LINDAUER

C’est une histoire que CNN ne couvrira pas. Tard dans la nuit des coups à la porte dans la ville de Misurata. Des soldats armés sortent des jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes.



Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d’une stratégie militaire organisée.

Joanna Moriarty, qui fait partie d’une délégation d’investigation internationale, visitant Tripoli cette semaine, rapporte également que des rebelles de l’OTAN sont passés de maisons en maisons à Misurata, demandant aux familles s’ils soutiennent l’OTAN. Si les familles répondent par la négative, elles sont tuées sur place. Si les familles disent qu’elles veulent rester au combat, les rebelles de l’OTAN prennent pour les terroriser une approche différente. Les portes "de maisons neutres" sont complètement obturées et soudées, rapporte Moriarty, prenant au piège les familles à l’intérieur. Dans des maisons libyennes, les fenêtres sont typiquement protégées par des barreaux. Ainsi quand les portes d’une maison sont soudées, les habitants libyens sont enfermés dans leurs propres maisons, où les forces de l’OTAN peuvent être sûres que des familles entières mourront lentement de faim.

Cela se passe quotidiennement. Ce ne sont pas des événements isolés. Et les soldats de Kadhafi ne sont pas responsables. En fait, des familles pro-Kadhafi et "neutres" sont la cible de ces attaques. Il est probable que l’OTAN ait essayé de tirer parti de ces évènements dans l’espoir de les imputer aux forces de Kadhafi. Ces attaques cependant commencent à avoir un effet contraire.

Flashback en Serbie

Ces événements sont sinistrement évocateurs du conflit de la Serbie dans les Balkans avec ses camps de viol tristement célèbres – sauf qu’aujourd’hui l’OTAN elle-même commet ces crimes de guerre – comme s’ils avaient appris de leurs ennemis la pire tactique de terreur qui soit.

Leurs actions seraient catégorisées comme crimes de guerre, comme celles du leader serbe, Slobodan Milosevic, sauf que l’OTAN ne se permettra pas de faire face à l’accusation. Pour l’OTAN, les lois internationales semblent être réservées à l’adversaire.

L’OTAN a tort. Tant que les gouvernements de l’OTAN fournissent le financement, les fusils d’assaut, l’entrainement et la formation militaire, les conseillers au sol, les véhicules de soutien et l’aviation, ils sont entièrement responsables des actions de leurs soldats dans la zone de guerre. Les rebelles de Libye ne sont pas une force de combat en guenille non plus. Grâce aux largesses de l’OTAN, financées par les contribuables étatsuniens et européens, ils sont entièrement parés d’uniformes militaires, défilant dans les rues avec des véhicules militaires pour que tout le monde puisse les voir.

Et on les voit vraiment. À Washington, le Congrès se plait à prétendre que l’Amérique ne s’est pas impliquée dans les réalités quotidiennes de la planification militaire. Cependant les réfugiés ont observé des soldats étatsuniens, britanniques, français et israéliens à proximité des soldats rebelles attaquant des civils.

"Les parties de viol" sont les exemples les plus obscènes de la perte de contrôle moral de l’OTAN. Un père en pleurs a dit à la délégation d’investigation comment il y a environ deux semaines des rebelles de l’OTAN avaient ciblé sept ménages distincts, enlevant une fille vierge dans chaque famille pro-Kadhafi. Les rebelles étaient payés pour chaque fille enlevée, de même qu’ils sont payés pour chaque soldat libyen qu’ils tuent – comme des soldats mercenaires. Ils ont embarqué les filles dans des camions et les ont emmenées dans un bâtiment où elles ont été enfermées dans des pièces séparées.

Les soldats de l’OTAN ont continué à boire de l’alcool, et à se saouler. Alors le leader leur a dit d’aller violer les filles vierges selon le mode du viol collectif. Quand ils eurent fini de violer les filles, le leader de l’OTAN leur a dit de trancher les seins des filles vivantes et de les lui apporter. Ils l’ont fait alors que les filles étaient vivantes et hurlant de douleur. Toutes les filles sont mortes de mort affreuse. Alors leurs seins coupés ont été emmenés sur une place locale et ont été mise en place pour orthographier le mot "putain".

Le père affligé a parlé lors d’une convention d’ouvriers, suivie par la délégation d’enquête internationale. Il pleurait ouvertement, comme chacun d’entre nous le ferait. Les délits de l’OTAN en Libye sont aussi épouvantables et impardonnables que la castration de la Syrie et la mutilation du garçon de 13 ans qui a choqué le monde. Pourtant dès que l’OTAN s’avère être en position de culpabilité coupable, les média occidentaux regardent avec dégoût dans la direction opposée.

Certains d’entre nous prêtent attention. Nous pouvons voir que l’OTAN est devenue le voyou en Libye. Et le peuple libyen lui-même considère cela comme impardonnable. La semaine dernière, 2000 chefs tribaux se sont réunis à Tripoli pour mettre sur pied une Constitution pour leur pays, comme demandé par le gouvernement britannique. Notoirement, des navires de guerre britanniques et des drones américains ont bombardé les rues de Tripoli avec des bombes à bunker et des missiles pendant des jours et des nuits à proximité même de l’endroit où les chefs tribaux se réunissaient. De Tripoli, cela donnait le terrible sentiment que les Anglais essayaient d’empêcher le peuple libyen de mettre sur pied cette constitution.

La suite là : http://www.legrandsoir.info/de-plus-en-plus-voyou-les-crimes-de-guerre-de-l-otan-en-libye-veterans-today.html    link
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 12:47

http://www.legrandsoir.info/libye-le-silence-assourdissant-the-independent.html

link

 

A présent nous allons envoyer des Apache pour bombarder les civils libyens. Une escalade de plus dans une guerre sanglante de l’OTAN de plus. Ou, comme l’a dit le Colonel Jason Etherington, « ce n’est qu’un élément de plus dans le jeu ».

La totalité des médias suivent la ligne officielle. Il s’agit d’une guerre pour protéger les civils. Il s’agit d’une guerre pour forcer Kadhafi à partir. Comme si les gouvernement occidentaux, avec leur briilant historique de violations des droits de l’homme à travers le monde, avaient la moindre autorité morale pour porter un jugement sur le gouvernement Libyen. La rhétorique d’Etherington révèle la minable vérité, cette guerre n’est qu’un jeu pour nous, un « jeu » qui mérite d’être élargi.

Même Al Jazeera raconte la même histoire de « rebelles » qui capturent des villes les unes après les autres. Mais la chaine ne diffuse pas d’images de Tripoli, la capitale, où, à l’exception des bombardements de l’OTAN, les gens continuent de vivre leurs vies. Et on ne montre jamais les images des crimes commis par cette soi-disant brigade « rebelle » qui a violemment attaqué les Libyens et Africains noirs dans l’est du pays, en les qualifiant de « mercenaires africains », embauchés par Kadhafi, même si tous les Libyens sont en fait des Africains. Rien de tout ça n’est raconté, parce que ça ne cadre pas avec la version officielle. Les merveilleux dirigeants rebelles, dont beaucoup travaillaient pour Kadhafi il y a encore quelques mois, sont nos alliés. Kadhafi, le méchant utile, est notre ennemi juré.

Mais pourquoi un tel silence ? Contrairement à l’Afghanistan et à l’Irak, qui ont provoqué d’énormes protestations à travers le monde, les réactions devant la Libye ont été relativement faibles. On nous a vendu une fausse prémisse et, comme dirait Noam Chomsky, nous avons permis la fabrication de notre consentement.

Après le rideau de fumée initial qui a bien fonctionné, le gouvernement britannique, entre autres, n’a plus besoin de cacher ses véritables objectifs. Même s’il n’en a jamais vraiment eu besoin. « Nous n’allons pas établir une échéance, » dit William Hagie. Bien sûr que non, car l’impérialisme ne connait aucune limite lorsqu’il s’agit de faire la guerre.

J’ai toujours été frappée par les gens qui réagissent de façon hystérique lorsqu’il s’agit d’une guerre où notre pays est impliquée. Si vous faites remarquer la réalité de la situation, ils vous accuseront d’être indifférent au sort des civils libyens, ou de soutenir une dictature. En réalité, c’est notre gouvernement qui a pour habitude de soutenir les dictatures, et c’est notre gouvernement qui est en train de bombarder des civils libyens. Comme l’a écrit cette semaine Frank Netter dans son blog « Straight Talk », « Chacun d’entre nous qui paie des impôts accepte tacitement et indirectement le financement des bombes qui sont actuellement employées pour tuer des Afghans et des Libyens. Pour citer Sartre, "vous n’êtes pas merveilleux, vous êtes des assassins" ».

Cela n’a rien à avoir avec la protection des civils, et tout à voir avec le rétablissement d’une domination militaire et économique en perte de vitesse dans la région. Lorsqu’on examine la liste des rares pays dans le monde où aucune base militaire US n’est implantée, il devient beaucoup plus clair qui sont nos « ennemis » et pourquoi on nous les présente comme tels.

Jody McIntyre

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:31

 http://www.solidariteetprogres.org/500-000-Grecs-manifestent-contre-la-BCE-et-le-FMI_07788

 

Dimanche, sur la Place de la Constitution à Athènes, ce sont jusqu’à 500 000 Grecs qui ont manifesté contre le fascisme financier. C’est le plus grand rassemblement du mouvement des « Indignés de Syntagma », lancé par quelques centaines de jeunes il y a douze jours, hors de toute structure syndicale ou politique établie. « FMI dégage ! », « La femme de chambre a résisté. Et vous ? », « L’Union européenne ne résout pas le problème, elle est le problème », « On doit rien, on vend rien, on paye rien », scandaient les manifestants en réponse au nouveau plan conclu vendredi entre la troïka UE-BCE-FMI et le gouvernement socialiste de Papandreou.

 

Selon ce plan, les intérêts financiers européens pensent pouvoir imposer 60 nouveaux milliards d’euros de prêt à la Grèce car celle-ci est déjà dans le rouge pour rembourser les 110 milliards prêtés l’an dernier. Pour obtenir cet argent, le Premier ministre Papandreou s’est engagé à faire adopter un nouveau plan d’austérité sur les salaires et les retraites, ainsi qu’une privatisation des entreprises publiques de gaz, d’électricité, de téléphone, de chemins de fer et d’eau, ainsi que la poste, la banque postale et les aéroports. Déjà, les mêmes banques qui ont imposé des taux d’intérêts de 25% à l’Etat grec, postulent pour avoir leur part du gâteau : Deutsche Bank, BNP Paribas, Barclays, Crédit Suisse, etc. Mais l’austérité et les privatisations ne permettront pas à la Grèce d’ « honorer » ses échéances : 52 milliards d’euros pour 2012, dont 17 milliards d’intérêts, soit un taux d’usure cumulé de 33% qui atteindrait 38% en 2013. De surcroît, il semble déjà que le Parlement allemand n’accepte pas un tel plan, sentant bien que l’argent déboursé ne sera jamais remboursé.

Mais comme le montre la manifestation monstre de dimanche, la limite atteinte n’est pas seulement financière mais humaine. « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps », disait à propos Abraham Lincoln. Les manifestants venaient de toutes les classes d’âges et de toutes les classes sociales ; même un groupe de quarante prêtres orthodoxes a défié la loi pour venir soutenir le peuple, sous les applaudissements de la foule.

Les slogans les plus marquant sont clairs : « La pauvreté est la pire des violences », « Pain, éducation, liberté : la dictature des colonels ne s’est pas arrêtée en 1973 », « Nous voulons notre vie, nous voulons notre bonheur, nous voulons notre dignité, finissons-en avec les voleurs et le FMI ». Comme le note le site rieas.gr , « ces milliers de personnes ont été amenées dans la rue par la nette et récente détérioration de la qualité de vie, et, le plus important, l’absence criante de perspective d’un avenir meilleur » . Le rejet des politiciens « est catégoriquement non-partisan, mais fortement politique »  ; le mouvement est « indépendant » et rejette toute affiliation politique ou syndicale : « c’est un changement monumental » . Les manifestants veulent « reconquérir leur sens de dignité personnelle et revendiquer leur fierté d’être Grecs en refusant d’accepter sans conteste les décisions prises en leur nom ».

Alors que le Parlement (devant lequel se tiennent ces manifestations quotidiennes) doit se prononcer cette semaine sur le plan d’austérité que Papandreou tentera de faire passer sans débat (une recommandation de la troïka), ce véritable mouvement de « grève de masse » pourrait bien faire tomber le gouvernement. Le peuple grec n’acceptera plus un nouvel acte de soumission à des pouvoirs extérieurs et de se faire saigner pour sauver la mise des grandes banques européennes.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:27
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:10

 

http://911nwo.info/

le  à 17:55

Rubrique : Organisations secrètes

« Divide et Impera » (« Diviser pour régner » en latin), telle a toujours été la devise des puissants !

Et l’Histoire de l’Humanité démontre que les élites ont souvent réussi à embobiner les foules pour les faire se diviser, sinon s’entretuer, et tirer avantage de la situation pour leur profit le plus avantageux.

L’autre technique savamment utilisée par les élites, qui sont suffisamment subtiles pour ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier, a souvent consisté à manier le bâton d’une main, et l’intrigue de l’autre…

Eh bien, tandis que le Mouvement des Indignés menace les élites au Pouvoir et s’étend en France, il semble que celles-ci, dans le silence complice des médias alignés, aient mis à exécution leurs meilleures manoeuvres pour tenter de tuer le Mouvement dans l’oeuf.

Grâce à des images amateures que nous avons relayées précédemment, chacun et chacune a pu constater que les matraques étaient de sortie à Paris Bastille, lieu central de convergence du Mouvement des Indignés en France, et que tout rassemblement de plus de 2 personnes était instantanément brisé par les policiers aux ordres des élites, y compris par le recours aux coups de bâtons ou aux gazages contre les manifestants.

Agents infiltrés et idiots utiles manipulent les sites pseudo-alternatifs

Mais peu de gens se rendent compte à ce jour que les élites pro-NWO ont également actionné leurs relais au sein de groupuscules infiltrés dans toutes les strates de la Société, et notamment dans une frange d’extrême-gauche pro-NWO (ou extrême-gauche collaboratrice des forces néo-mondialistes),  qui s’oppose à une extrême-gauche anti-NWO.

Cette extrême-gauche néo-collaboratrice des forces pro-NWO, souvent liés au très sarkozyste Philippe Val, ancien chef de Charlie Hebdo nommé Directeur à Radio France, et à l’agente d’information de France 2 (groupe UMPS) Caroline Fourest, tente depuis plusieurs mois de décrédibiliser le Mouvement pour la Vérité, en le faisant passer pour un Mouvement fasciste, alors qu’au contraire, c’est à peu près le seule Mouvement puissant et déterminé en France et en Europe à lutter contre les dérives fascisantes du Nouvel Ordre Mondial.

Plus récemment, ces agents infiltrés et discrets du Nouvel Ordre Mondial, tapis dans des sites dits « alternatifs » tels qu’Indymedia, ont fait paraitre des articles particulièrement insultants, visant à disiver le Mouvement des Indignés et le Mouvement pour la Vérité, qui seraient racontent-ils, infiltrés par des conspirationnistes et autres fascistes (pour ces gens-là, tous ceux qui se dressent contre le Pouvoir sont des fascistes dès lors qu’ils ne sont pas chez eux) !

Tout cela serait amusant, voire ridicule, si le but recherché n’était pas à la fois de diviser le Mouvement des Indignés, qui rappelons-le est un Mouvement indépendant, apolitique et non syndical, tout en salissant les vrais opposants au N.O.M pré-fasicant que constituent les Mouvements pour la Vérité naissants.

Ce qui est intéressant en tout cas dans ces affaires, c’est que les faux sites alternatifs, infiltrés depuis tant d’années par les forces pro-NWO, sont obligés aujourd’hui de se découvrir et de se montrer tels qu’ils sont à leurs lecteurs, parfois naïfs ou mal informés : des instruments de domination au service des élites, qui ont empêché depuis tant d’années les peuples de se réveiller et de dire « STOP ! ».

Nul doute que ces attaques répétées contre le Mouvement pour la Vérité, qui est un Mouvement non politicien et non syndical, se retourneront rapidement contre leurs auteurs et contre les manipulateurs.

Le subterfuge de la division ne fonctionnera pas davantage que les menaces opérées par les relais pro-NWO, car le Mouvement pour la Vérité est un Mouvement réellement indépendant, qui réfléchit par lui-même et qui avance dans la non-violence et la détermination, grâce au Discernement et avec pour seule boussole la recherche de la Vérité.

Que celles et ceux qui pensaient qu’Indymedia allait les sauver des Nouveaux Oppresseurs se renseignent sur le contenu des articles publiés, et qu’ils les comparent à la réalité du Mouvement pour la Vérité, qu’ils les comparent aux attentes du Mouvement des Indignés en France comme en Europe, et se forgent par eux-mêmes leur intime conviction.

S’ils pensent que les articles « anti-conspis » d’indymedia et de quelques groupuscules infiltrés et autres idiots utiles sont dignes de confiance, alors qu’ils se dirigent vers ces sites-là et ces gens-là, mais s’ils pensent que ces articles s’éloignent de la démarche de Vérité et pronent la division au profit des élites néo-mondialistes, alors qu’ils s’en éloignent.

Car le vrai fascisme est capable de prendre des visages parfois insoupçonnés, et le malin sait comment manipuler les foules avec une dextérité légendaire, en plaçant ses Gardiens du Temple là où on le soupçonnerait le moins !

Et plus que jamais, à chacun et chacune de se forger sa propre opinion !

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:07

 

http://911nwo.info/

le  à 19:03

Rubrique : Guerre et Moyen-Orient

C’est dans un silence médiatico-politique assourdissant que les dirigeants israéliens massacrent le Mouvement des Indignés palestiniens, lancé le 15 mai dernier malgré la censure de Facebook et des réseaux sociaux pro-NWO, comme nous l’avions indiqué à l’époque.

Un nouveau temps fort dans cette révolte éperdue du peuple palestinien, parqué dans des prisons à ciel ouvert, a vu la mort de 23 personnes tombées sous les balles réelles israéliennes, tandis que 350 personnes étaient blessées parfois grièvement .

Les week-ends précédents ont été tout aussi meutriers, mais là encore, peu de médias ont noté ces violences contre le peuple le Printemps palestinien.

Pire, les élites de la zone Europe ont mis en cause la Syrie dans ces révoltes, comme si les Palestiniens n’avaient aucune raison de se lever, et comme s’ils devaient aller chercher leurs instructions à Damas…

Plus fort encore, Hillary Clinton, positionnée dans la zone étasunienne du NWO, a demandé aux  manifestants palestiniens de faire preuve de retenue (dans leur révolte) !!!

D’un côté, les élites soutiennnet les Insignés libyens car cela sert leur agenda de domination et de conquête des puits de pétrole, de l’autre côté elles demandent aux Indignés palestiniens de faire preuve de retenue, alors qu’ils manifestent avec des drapeaux et quelques pierres et tombent comme des mouches sous la répression israélienne.

Tout cela démontre que le 2 poids 2 mesures ne s’est jamais aussi bien porté, et que décidément le sionisme a une place à part dans l’agenda du Nouvel Ordre Mondial.

Affaires à suivre, tant en Libye, qu’en Palestine-israélienne et bientôt en Syrie, pour ne citer que quelques pays en proie à la déstabilisation que nous avions largement annoncée ces dernières années, et qui se trouve bel et bien au rendez-vous

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 13:58

carte

 

Tiré de  http://www.legrandsoir.info    link

 

 

 

 

 

 

Sur cette carte du monde la surface des pays a été modifiée afin de refléter le poids dont chacun dispose en termes de droits de vote au sein du FMI. On distingue clairement que la Belgique (10 millions d’habitants) occupe une surface supérieure à celle de pays comme le Brésil (qui a pourtant une population 18 fois plus importante et un territoire 279 fois plus étendu), le Mexique, l’Indonésie ou la République démocratique du Congo (6 fois plus d’habitants que la Belgique et un territoire 77 fois plus étendu).

Le FMI est au centre de la scène internationale ?

Depuis quelques jours, les accusations que porte la justice des Etats-Unis contre Dominique Strauss Kahn renouvellent l’intérêt de l’opinion publique pour l’institution dont il est le directeur général. Avec la crise qui s’est aggravée au Nord en septembre 2008, le FMI est revenu sur le devant de la scène après des années très difficiles. Profondément délégitimé par ses graves échecs au cours des décennies 1980 et 1990, il connaît aussi une sévère crise interne puisque ses deux derniers directeurs généraux ont démissionné avant la fin de leur mandat. Malgré cela, le G20 réuni à Londres en avril 2009 a voulu le remettre au centre du jeu politique car il est un outil essentiel de la domination des grandes puissances. Les pays du Sud préfèrent souvent éviter autant que possible de se plier aux conditions qui accompagnent toute signature d’un accord avec le FMI. Le Mexique, l’Argentine et la Pologne, qui ont obtenu la promesse de crédits possibles pour un total de 52 milliards, attendent le dernier moment pour effectivement accepter ces prêts. Ils veulent explorer toutes les alternatives possibles et éviter autant que faire se peut les diktats du FMI. En 2011, le Portugal a tenté pendant plusieurs mois d’éviter de devoir recourir aux prêts du FMI car, la dernière fois que celui-ci est intervenu, il y a eu un bain de sang social. C’était en 1983. L’opinion publique portugaise est opposée à un accord avec le FMI mais Socrates, le premier ministre (socialiste) démissionnaire est favorable à un tel accord.

Les conditions du FMI sont tellement contraignantes ?

Oui. Elles se basent sur le Consensus de Washington, en vigueur depuis une trentaine d’années, qui préconise de comprimer les dépenses publiques et les budgets sociaux, de privatiser à tout va, d’ouvrir les marchés pour permettre les profits des sociétés transnationales et d’abandonner toutes les protections dont bénéficiaient les producteurs locaux et les populations pauvres. Officiellement, ce consensus n’a plus cours mais en réalité, les conditions qu’impose le FMI aux pays qui font appel à lui n’ont pas changé et leur logique est toujours la même. La Hongrie, qui fut le premier pays à solliciter un prêt après la crise financière, a dû supprimer le treizième mois de ses fonctionnaires. L’Ukraine a été sommée de reculer l’âge de la retraite. Les conditions imposées à la Grèce et à l’Irlande en 2010 provoquent une brutale régression sociale au point qu’on peut parler de violation des droits économiques et sociaux de la population. Le FMI dicte ses volontés aux gouvernements et leur impose des mesures très impopulaires. Il se permet de réécrire les codes nationaux du travail en contraignant les parlementaires à revoir les législations en vigueur dans un sens favorable aux grands créanciers et défavorables aux populations du pays. Bien sûr, officiellement, ce sont les autorités du pays qui prennent l’initiative de modifier les lois mais en réalité le travail est prémâché par les équipes du FMI. Pourtant, en Grèce, les accords passés en 2010 entre le FMI et le gouvernement grec n’ont pas été approuvées en bonne et due forme par le parlement grec. On en revient au temps des oukases du temps du Tsar de toutes les Russies.

La Hongrie, la Grèce, l’Irlande,… sont des pays européens. Le FMI n’intervenait jusqu’ici qu’au Sud ?

Ce n’est pourtant pas une première. On l’a oublié, mais au cours des années 1970, le gouvernement travailliste a fait appel à lui pour enrayer la chute de la livre sterling. Le plan concocté par le FMI a produit un tel rejet de la population que celle-ci a infligé aux travaillistes une punition électorale qui a abouti à l’élection de Margaret Thatcher ! Comme dit plus haut, le Portugal du socialiste Mario Soares a également fait appel au FMI en 1983. En 2009, c’était au tour de l’Europe centrale et orientale, sans oublier l’Islande, touchée de plein fouet par la crise financière. En 2010, la Grèce et l’Irlande sont soumises aux exigences du FMI. En 2011, le Portugal passera sous ses fourches caudines et d’autres pays risquent de s’ajouter à la liste. Ses tentacules se développent au Nord sans relâcher la pression sur le Sud, il faut combattre l’action du FMI de manière urgente.

Le pouvoir de décision au FMI est distribué en fonction de la quote-part versée par les pays membres au moment de leur adhésion. Pourquoi les pays qui s’estiment sous-représentés n’augmentent-ils tout simplement pas leur contribution ?

Parce qu’on les en empêche. La Chine dispose de plus de 2 200 milliards de dollars de réserves de change. Elle demande à avoir plus de poids au FMI, mais les contributions ne sont pas volontaires, elles dépendent des alliances géostratégiques. Le FMI a été imaginé, au sortir de la seconde guerre mondiale, par les pays industrialisés qui y disposent de la majorité des voix alors qu’ils représentent moins de 20 % de la population mondiale. Ils rechignent à redistribuer les cartes aujourd’hui. Ils ont construit un FMI à leur service et veulent le maintenir tel quel.

 

 

Sur la carte, l’Afrique ne semble pas trop mal lotie…

Soyons sérieux : l’Afrique subsaharienne occupe une place égale à la France alors qu’elle compte 10 fois plus d’habitants. L’Afrique au Sud du Sahara ne dispose que de deux membres au sein du Conseil d’administration du FMI et ces deux membres doivent exprimer le point de vue de 48 pays. La France dispose à elle seule d’un administrateur. Les pays de l’Union européenne ont 8 représentants au sein du Conseil d’administration sur un total de 24 membres, soit un tiers d’entre eux. Vous imaginez la difficulté des 48 pays africains à se faire entendre si seuls 2 administrateurs les représentent. Le FMI est parfaitement verrouillé par les pays européens et nord-américains. L’Afrique a demandé que l’on porte de 24 à 26 le nombre d’administrateurs afin de dégager deux sièges supplémentaires en sa faveur. Ils se sont heurtés à un refus net des États-Unis. C’est donc l’immobilisme qui prévaut, mais pendant ce temps, les dégâts sociaux au Nord et au Sud s’aggravent.

Le FMI est donc irréformable ?

Oui car ses statuts sont foncièrement antidémocratiques. Le G20 réuni à Pittsburgh en 2009 a décidé de transférer 5% des voix des pays surreprésentés vers certains pays sous-représentés comme la Chine, l’Espagne et la Pologne. Ce transfert, qui se fera probablement au détriment des pays comme la Suisse et la Belgique, ne transformera pas pour autant le FMI en une institution démocratique, car il concernera quelques dixièmes de pourcent mais ne modifiera pas les rapports de force en profondeur. En conclusion, il faut créer une nouvelle institution mondiale garantissant la stabilité monétaire, notamment en luttant contre la spéculation, et fondamentalement centrée sur le respect des droits humains fondamentaux, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. Il est très important de faire sauter le verrou du FMI pour espérer jeter les bases d’un autre monde.

Eric Toussaint

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:16

 Du site http://911nwo.info/

Les images du gazage des manifestants par les policiers à Paris Bastille le 29 Mai 2011

Alors que la manifestation pacifique en soutien au Mouvement des Indignés espagnols prévoyait l’installation d’un campement à Paris Bastille, l’ordre a été donné par les élites néo-mondialistes (certainement un ordre au plus sommet de l’Etat français) de nettoyer la place comme à Barcelone, où 121 personnes furent blessées par les coups de bâtons policiers, dont certaine jusqu’au sang.

A Paris, le nettoyage assez violent aurait fait 1 blessé parmi les manifestants selon des sources non officielles (des sources plutôt crédibles).

 

Double discours et 2 poids 2 mesures, la marque du Nouvel Ordre Mondial

Il est amusant de noter le double discours des élites politiciennes, Obama et Sarkozy en tête, lors du sommet du G8, qui prétendaient soutenir le peuple qui se réunissait place Tarhir en Egypte pour demander davantage de démocratie et davantage d’écoute, et organiser la destruction y compris par le recours à la violences (coups de pieds, coups de bâtons, arrachement de personnes assises, gazages) en France et en Europe !!!

Un Mouvement pacifique de plus en plus puissant, contre les élites néo-mondialiste qui ont bien compris l’enjeu, et qui feignent de soutenir face caméras les populations opprimées, alors qu’en coulisse, dans l’ombre et le secret, elles donnent les ordres pour faire place nette à une police prise entre l’enclume et le marteau, dont le coeur est certainement près de l’enclume, mais dont le porte-feuilles est assurément près du marteau.

Il faut bien comprendre que le Mouvement des Indignés (qui fait écho au best seller d’Hessel), est un mouvement désormais mondial, qui a pris naissance dans les pays du Magrheb, Tunisie, Egypte Maroc, Libye, puis dans d’autres pays musulmans (Pays du Golfe, Syrie, Palestine et Israël), et qui désormais se renforce jour après jours en Europe et dans d’autres pays dans le Monde, Espagne et Grèce en tête.

Ce Mouvement citoyen totalement apolitique, non syndical et 100% non-violent et indépendant est un cri des populations opprimées par les plans néo-mondialistes qui écrasent des populations de plus en plus paupérisées, qui n’arrivent plus à joindre les 2 bouts et sont plongées dans une détresse galopante.

La détermination des Indignés reste sans faille, malgré la répression des élites

Les Indignés de la Puerta del Sol à Madrid, en pointe dans l’action, ont décidé hier soir de continuer le Mouvement jusqu’à une date indéterminée, malgré les attaques et les pressions de toutes parts

A Paris, un nouveau rassemblement non violent et déterminé est prévu dès ce soir à la Bastille à 19h, comme dans de nombreuses villes de France (le campement de Bayonne par exemple est à sont tour menacé d’expulsion par les relais élitistes locaux) et d’Europe…

Un Mouvement qui est décidé à ne pas se faire récupérer par les Mouvements politiciens, ni se laisser provoquer par les élites et les groupuscules infiltrés qui espèrent bien que la violence en viendra à bout auprès de l’opinion publique mondiale.

Un Mouvement démocratique, contre le Nouvel Ordre Mondial, pour la Paix, la Démocratie et la Vérité, à suivre… !!

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