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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 13:05

Quand le lobby politico-pétrolier pourra enfin être contourné....

ARTICLE 1

E-cat : se chauffer pour 20 EUR par an dès 2013

Publié par Marc Lafontan |

 

Si tout se passe bien, vous devriez bientôt pouvoir adjoindre à votre chauffage central actuel un dispositif révolutionnaire de 400 à 500 dollars / euros vous permettant de chauffer votre maison avec une simple cartouche recyclable à base de poudre de nickel, pour moins de 20 dollars/euros par an.
Jusqu’il y a peu le prix du dispositif avait été estimé à 4000 dollars. Grâce à la volonté de son concepteur, l’ingénieur Andrea Rossi (1950), au partenariat industriel avec National Instruments aux Etats-Unis, et une fabrication hautement automatisée, le prix a été divisé par dix, de façon à couper l’herbe sous le pied des copies par retro-engineering qui ne manqueront pas d’apparaître une fois le système lancé à grande échelle. Objectif : 1 million d'unités domestiques par an à partir de début 2013. (*)
De la taille d’un ordinateur portable (le processeur a la taille d’un paquet de cigarettes) et d’une sécurité annoncée comme totale, ce système révolutionnaire dit de réaction nucléaire à basse énergie n’émet selon Rossi (et le professeur Focardi de l’université de Bologne) aucune radiation ni émission d’aucune sorte.


Le nickel est abondant sur Terre et n'est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et son traitement doit être fait par des professionnels. La quantité de nickel consommée dans le processus est extrêmement réduite. Pour fixer les idées, selon Andrea Rossi, un gramme permet de produire 23.000 mégawatt heure d’énergie (oui : vingt trois mille mégawatt heure).
L’E-cat est un système thermique révolutionnaire qui utilise de la poudre de nickel, une quantité infime d’hydrogène, un ou des catalyseurs spécifiques, de même que des radiofréquences permettant de faire travailler les forces de répulsion (Coulomb) entre particules subatomiques de façon avantageuse, un peu à l’image de ce qui se passe dans les arts martiaux orientaux.
Au lancement, le processus de préchauffage du système consomme 3000 watt pendant une heure. Puis, une fois lancé, la consommation électrique devient insignifiante, comme celle d’un ordinateur, tout en produisant une quantité extraordinaire d’énergie thermique, permettant de chauffer de l’eau de façon stable et contrôlée à 120°C. Le système peut être complètement arrêté en 30 à 60 minutes.
L’E-cat est en cours de certification aux Etats-Unis par UL (Underwriters Laboratories). Une usine entièrement robotisée serait en voie de construction, semble-t-il au Massachussetts, avec National Instruments comme partenaire industriel.
A terme (12-24 mois ?), le système pourra également produire de l’électricité, une fois surmontées les difficultés de maintien de la température à 400°C (plutôt que 120°C actuellement).
La distribution et la vente se fera via des partenaires agréés, de même que par Internet. Les précommandes, sans engagement financier, peuvent être faites via le site Ecat.com dès maintenant.
Etant donné les risques inhérents à ce type de projet industriel d’avant-garde, Andrea Rossi ne souhaite pas à ce stade ouvrir le capital à des investisseurs particuliers, n’acceptant le soutien que de milieux d’affaires et d’organisations souhaitant investir de faibles sommes d’argent.
En guise de conclusion, ces réflexions de Brian Josephson, prix Nobel de physique 1973 : « A ce jour, rien ne permet de douter des affirmations de Rossi  » et « des réacteurs de type Rossi sont déjà en production et selon Dennis M. Bushnell, Scientifique en chef de la NASA, ils pourraient "changer complètement la géo-économie, la géo-politique et résoudre [des problèmes] de climat et d'énergie". » (lien).
En cas de confirmation, il semble que nous soyons bel et bien en présence d'un changement de paradigme en matière d'énergie. Probablement comparable à la découverte de la roue ou du feu. 
A titre de comparaison, le projet internatinal de fusion (très) chaude ITER à Cadarache (France) dont onespère, à coup de dizaines de milliards d'euros d'argent public, pouvoir extraire les premiers kilowatts dans cinquante ans ou plus et dont on connaît mieux aujourd'hui le caractère hautement aléatoire et non raisonnable (voir l'article publié le 13/01/12 sur Mediapart : "Iter, le naufrage"), ... peut aller se rhabiller et surtout se réorienter vers un projet plus utile pour la société.

(*) Andrea Rossi travaille 14 à 16 heures par jour sur ce projet et l'interview dont est issu cet article a été réalisée le 15 janvier 2012 au terme d'une telle journée, entre 11 du soir et 1 heure du matin. Chapeau l'artiste ! Et tous nos voeux de succès.

Sources pour cet article :L’interview d’Andrea Rossi le 15 janvier par le journaliste scientifique Sterling Allan (Pure Energy Systems News). Résumé en anglais ici. Transcription de l’interview en anglais ici.
Catalyseur d'énegie de Rossi et Focardi (Wikipedia)

Pour en savoir plus :
L’E-cat a déjà été présenté sur Agoravox le 22/12/11 (lien) et le 29/10/11 (lien), au lendemain de la démonstration semi-publique décisive à Bologne, d’un générateur E-cat industriel de 1 mégawatt.
Publications scientifiques (en anglais)
A detailed Qualitative Approach to the Cold Fusion Nuclear Reactions of H/Ni , Prof. Christos E. Stremmenos, Journal of Nuclear Physics, Mai 2011
Report on heat production during preliminary tests on the Rossi “Ni-H” reactor, Levi G., Université de Bologne, Italie, Janvier 2011
Hydrogen/Nickel cold fusion probable mechanism, Prof. Christos E. Stremmenos, Bologne Italie, Journal of Nuclear Physics, Décembre 2010
A new energy source from nuclear fusion, Focardi S. & Rossi A., Université de Bologne, Italie, Mars 2010,
ARTICLE 2
Nier l’évidence ne sert à rien ni même tenter de banaliser et de ridiculiser les résultats: le réacteur d’1 Mw à usage industriel est bel et bien en vente et les autres typologies d’appareils sont en cours de développement, notamment le plus attendu, celui destiné à un usage domestique.



La Conférence intitulée Energy Change with E-Cat Technology a eu lieu à l’auditorium du Technopark Zürich. Bien que passée sous silence par les médias les plus influents, certains internautes ont néanmoins fait circuler cette nouvelle.
Sergio Focardi qui a mis au point l’E-cat avec Andrea Rossi, continue de confirmer que l’E-cat fonctionne et ne cesse de s’étonner face aux récits démodés des sceptiques.



Un brillant résumé de ce qui s’est passé à Zürich a été publié par Dottor Tecnologia qui dans son rapport, a écrit entre autres:

«Le débat qui a duré deux jours au sujet de l’E-cat, le dispositif génial tant débattu, conçu par l’ingénieur Andrea Rossi et le physicien Sergio Focardi qui, grâce à la fusion à froid, serait capable de produire une grande quantité d’énergie propre en consommant une quantité dérisoire de matières premières dans son fonctionnement, s’est terminé.
«Tout d’abord Rossi dans son premier discours du 8 septembre intitulé « Développement et aspects futurs de la technologie E-cat. Un coup d’œil sur la technologie nickel-hydrogène écologique » a diffusé les documents scientifiques des deux expériences distinctes conduites sur son appareil le 16 juillet et le 7 août dernier.
«Un des aspects les plus intéressants est celui qui a trait au COP, le coefficient de performance, de l’E-cat qui serait égal à 6, ou en d’autres termes, l’énergie produite est six fois supérieure à celle introduite.
«Une donnée qui n’est pas passée inaperçue pour la plupart des gens, car au départ l’inventeur-même italien avait parlé d’un COP pour son dispositif pouvant même arriver à 200. Répondant à une question au sujet de Rossi il dit: « c’est très différent de travailler dans un laboratoire avec un petit prototype de quelques centaines de Watts, destiné uniquement à des expériences, et non pas à être utilisé normalement. Pour l’instant, le COP a été baissé à 6 seulement pour ceux destinés à l’industrie, pour des raisons de sécurité. »
« Cependant plusieurs questions sont restées encore sans réponse, pour la grande déception de la communauté scientifique et de tous les passionnés de technologie qui espéraient en savoir plus au cours de cette conférence suisse. Tout d’abord en ce qui concerne les noms des universités qui ont été chargées de la validation du produit, puis en ce qui concerne le mécanisme actuel de fonctionnement de l’E-cat (« ce qui se passe à l’intérieur ne peut être révélée. C’est un terrain miné », ce sont les mots de Rossi).
Le père de l’E-cat a expliqué son fonctionnement de cette façon: « l’E-cat est essentiellement un système de chauffage. Il utilise un catalyseur secret qui fusionne l’hydrogène et le nickel pour former du cuivre. Le cuivre a une énergie d’état inférieur au nickel et cette énergie excédentaire est délivrée sous forme de rayons gamma. Les rayons gamma heurtent une paroi de plomb où ils sont absorbés et convertis en chaleur. L’ensemble de ce processus est incroyablement efficace et peut chauffer tout le liquide qui traverse l’appareil ».
De nombreuses questions restent encore ouvertes tant sur le plan théorique qu’expérimental, mais ce n’est pas la première fois.
Il reste encore beaucoup à faire, mais l’E-cat a permis de faire prendre conscience qu’un nouveau territoire de la nature et de ses énergies a été identifié et qu’on a commencé à l’exploiter. De nombreux autres explorateurs sont actifs et sont à la recherche de nouvelles voies pour produire de l’énergie grâce aux réactions nucléaires à basse température…
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 10:07

 

 

Vu sur : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120921trib000720685/allons-nous-vers-une-nouvelle-crise-de-29.html

 

Ce n'est pas ce que nous disent les marchés financiers. Cet été, ils viennent même de connaître une envolée spectaculaire (+ 15 % en Europe en moyenne). Cet épisode haussier a été une nouvelle occasion de vérifier que la confiance joue un rôle prédominant. C'est toujours étonnant de constater l'impact qu'ont de simples paroles, dès lors qu'elles sont formulées par un orateur considéré comme crédible : ici Mario Draghi, le président de la BCE. Après sa dernière intervention, on a même pu lire que « l'Europe était sauvée ! » ou encore que « les marché européens avaient désormais un boulevard devant eux, car ils devraient rattraper l'avance prise par les marchés américains qui sont revenus à leur niveau d'avant 2008 alors que le CAC est encore à - 40 % ».

« …. »

Les vraies possibilités d'intervention de la BCE sont limitées

Le dernier message de Mario Draghi vient de faire mouche. La banque centrale assurerait enfin la stabilité du système financier européen en achetant des dettes d'Etats de maturité inférieure à 3 ans, sous certaines conditions certes, mais de façon illimitée. Le marché s'est immédiatement enflammé, enthousiasmé par ce terme « illimité ». Trois commentaires s'imposent :
• En premier lieu, il convient de rappeler que l'interventionnisme de la BCE n'est pas une nouveauté. Depuis 2010, elle a déjà racheté des dettes de pays en difficulté pour au moins 200 Milliards d'€ et surtout 5 fois plus de créances « douteuses » auprès des banques en difficulté.
• Par ailleurs, en y regardant de plus près, le caractère illimité de l'aide potentielle est en fait restreint, dans son montant et du fait des conditions d'obtention extrêmement dissuasives. En effet, le pays demandeur d'aide doit, en contrepartie, accepter de perdre sa souveraineté par son asservissement à un plan de rigueur et à des contrôles sévères menés par la « Troïka » (le gendarme de l'Europe en la matière). Cela explique pourquoi il y a si peu de pays candidat pour le moment.
• Enfin, si l'on se réfère à la décision que vient de prendre la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, en pratique, la capacité d'intervention maximale de la BCE serait de l'ordre de 600 Milliards (et non illimitée), montant qui correspond à moins de la moitié de la dette sur 3 ans des seuls PIIGS.

 

 

 La limitation de l'aide est encore plus flagrante si l'on prend l'exemple de la dette grecque : sur les 3 ans à venir, elle ne représente que 14 % de sa dette globale. Par ailleurs, dans quelques semaines, la Grèce doit rembourser 30 Milliards ; elle ne pourra pas le faire. Le rapport de la « Troïka » faisant état du non-respect du plan de rigueur de la Grèce, la BCE ne devrait pas pouvoir intervenir. C'est donc du temps que l'on pourra donner à la Grèce et non de l'argent, car ni la BCE ni les autres institutions chargées de sauver les banques et l'Euro n'en ont.

En effet, il est intéressant de noter que la BCE n'est dotée que d'un capital de 83 Milliards d'€, soit moins de 10 % de ses créances dites « difficiles ». Or, les traités prévoient que ce sont les Etats membres qui doivent recapitaliser la BCE en cas de besoin. Autrement dit, au bout du chemin, se seront les contribuables qui paieront.

Gagner du temps et faire plaisir au marché

On comprend ici que la stratégie retenue par la BCE (comme celle de la FED depuis toujours) permet peut-être de gagner du temps et de faire plaisir au marché, mais elle ne constitue en aucun cas un traitement de fond acceptable dans la mesure où elle conduit tout simplement à la « paupérisation» par la spoliation fiscale. Même les régimes sociaux vont être impactés. Les réserves financières des Mutuelles diminuent à vue d'œil en même temps que leur imposition augmente. Dès 2018, l'AGIRC par exemple, n'aura plus aucune réserve, dans un contexte de vieillissement de la population et de rallongement de la durée de la vie. Le « Pôle-emploi » dysfonctionne par manque de moyens alors que 30 % des plus de 50 ans sont déjà au chômage et que les jeunes ne trouvent pas d'emploi. La situation est encore pire dans les autres pays du sud de l'Europe, de même qu'aux Etats-Unis (où 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté), et où le soir, on ouvre des gymnases pour servir la soupe populaire. Ce sont des faits: c'est déjà le présent !

La récente hausse des marchés est en totale contradiction avec les réalités économiques

Les marchés montent parce qu'ils sont largement pourvus de liquidités par les banques centrales (BCE, FED et maintenant japonaise). Mais quelle est vraiment la situation économique et financière au regard des données réelles ? L'Europe est en récession, les zones émergentes poursuivent leur décélération et les États-Unis commencent à montrer des signes inquiétants.
Sur le plan financier, si effectivement le risque de l'éclatement de la zone « Euro » s'éloigne, qu'en est-il du risque d'écroulement du système financier anglo-saxon, facteur déterminant qui pourrait en cas de faillite, nous conduire à une situation comparable à celle de la crise de 1929 ?
• Le cloisonnement entre les banques de crédit et les banques d'investissements n'est toujours pas fait. L'Angleterre a un endettement abyssal et la dette fédérale des USA (16 000 milliards de dollars) ne laisse plus de marge pour sauver les banques.
• La situation politique aux USA est bloquée, avec un Etat qui veut continuer à injecter des liquidités et un congrès qui ne veut plus débloquer de nouveau budget, imposant à terme une politique d'austérité au pays, avec obligatoirement de fortes coupes dans les dépenses étatiques. C'est d'ailleurs pourquoi la FED tente de contourner ce blocage politique en décidant (début septembre) d'injecter jusqu'à 40 milliards de $ par mois afin de racheter des créances immobilières douteuses. En fait, c'est un petit QE 3 caché, c'est-à-dire que la politique de « la planche à billets » continue et met sur le marché de « l'argent virtuel » puisque qu'il est sans contrepartie de richesse produite. En l'absence de croissance, qui seule donnerait de la valeur à cette masse monétaire inventée, cette stratégie ne peut que conduire à une forte dépression des actifs financiers et aussi immobiliers dans lesquels les banques sont considérablement engagées. Si la FED cherche à gagner du temps et à faire plaisir au marché, arrivera nécessairement un moment où il faudra faire le compte des pertes d'actifs, les comptabiliser; ce moment semble désormais proche.

La stratégie de la Fed est exclusivement tournée vers l'intérêt des banques

On peut facilement comprendre qu'après la crise de 2008, il fallait renflouer les banques, puisque l'on a laissé faire et même favorisé la « financiarisation » de l'économie durant ces vingt dernières années. En revanche, ce que l'on peut regretter, c'est la double stratégie utilisée par la FED (et la BCE dans une moindre mesure), exclusivement tournée vers l'intérêt des banques au détriment de l'intérêt des peuples :
• Une politique de taux historiquement bas, pour donner accès aux banques commerciales à de l'argent presque gratuit, leur permettant ainsi de soigner leur compte de résultats en replaçant ces capitaux à environ 4 %. Les bénéfices ont été considérables mais n'ont aucunement profité aux ménages, ni aux entreprises, bien au contraire.
• Une politique de « planche à billets » pour aider les établissements financiers directement, ou indirectement en favorisant la hausse des marchés.
Les résultats de l'économie réelle en souffrent et il est fort probable que ces soutiens massifs aux banques n'aient servi à rien, puisque la santé financière des ces dernières ne s'est pas assez améliorée depuis 2008. Elles ont dilapidé ces soutiens en continuant à verser des bonus extravagants et des dividendes conséquents. Les déficits étatiques considérables qui ont été créés pour sauver les banques n'auront ainsi servi qu'à gagner du temps et devront demain être payé « in fine » par les contribuables.

Un nouveau « tsunami financier » ?

Plus grave encore. Comme les banques n'ont pas suffisamment amélioré leur bilan, il y a une très forte probabilité que certaines d'entre elles fassent faillites d'ici peu, lorsqu'il faudra comptabiliser les pertes d'actifs qu'elles portent en elles. La banqueroute de Lehman-brothers nous a récemment rappelé les désastres systémiques que ce type d'évènement peut créer.

En fait, dès 2008, il aurait certes fallu aider les banques, mais en les obligeants à restituer les aides perçues. Par exemple, elles auraient pu émettre des obligations convertibles sur 7 ou dix ans, que les banques centrales auraient achetées. Il fallait aussi leur interdire momentanément de distribuer leurs profits pour les conserver en fonds propre, ce qui non seulement aurait été plus morale mais aussi plus efficace pour véritablement les renforcer.

La « zone euro » a gâché une partie de sa force en favorisant les banques et les marchés financiers, mais c'est surtout les USA (qui ont été bien plus loin dans cette politique) qui souffriront lorsque le moment de faire les comptes sera venu. La probabilité que nous ayons déjà mis un pied dans le début d'une crise de type 1929 est forte. Et comme à cette époque, c'est d'outre-Atlantique que pourrait venir jusqu'à chez nous un nouveau « tsunami financier », si de profondes réformes de la finance mondiale ne sont pas mises en place très rapidement, et si l'on avait la chance d'échapper à un conflit au Moyen-Orient dont le cout accélèrerait les évènements.

Quoiqu'il en soit, tant que les Etats (par la politique de leur banque centrale) préfèreront la finance au peuple, nous connaîtrons des crises du type 1929, avec les conséquences désastreuses qui peuvent s'en suivre, comme l'histoire nous les a montrées.

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 15:25

La première chose est de réaliser que le problème du monde est le problème de l’individu ; c’est votre problème et mon problème, et le processus du monde n’est pas séparé du processus de l’individu. Ils sont un phénomène commun, et donc ce que vous faites, ce que vous pensez, ce que vous ressentez, est beaucoup plus important que d’introduire une loi ou d’appartenir à un parti ou un groupe particulier de personnes.

C’est la première vérité dont il faut prendre conscience, cela est évident. Une révolution dans le monde est essentielle, mais la révolution selon un modèle particulier d’action n’est pas une révolution. Une révolution ne peut avoir lieu que lorsque vous, l’individu, vous comprenez vous-même et de ce fait, créez un nouveau processus d’action. Certes, nous avons besoin d’une révolution parce que tout part en pièces - les structures sociales se désagrègent, il ya toujours et encore plus de guerres.Nous sommes au bord d’un précipice, et, bien entendu, il doit y avoir une sorte de transformation, car nous ne pouvons pas continuer comme nous sommes.
La gauche offre une sorte de révolution, et la droite propose une modification de la gauche.
Mais ces genres de révolutions ne sont pas des révolutions ; elles ne permettent pas de résoudre le problème, parce que l’entité de l’homme est beaucoup trop complexe pour être comprise par le biais d’une simple formule. Et comme une révolution constante est nécessaire, elle ne peut commencer que par vous, avec votre compréhension de vous-même. C’est un fait, c’est la vérité, et vous ne pouvez pas l’éviter, quelle qu’en soit votre angle d’approche.



Après avoir vu la vérité de cela, vous devez établir l’intention d’étudier l’ensemble du processus de vous-même parce que, ce que vous êtes, le monde l’est : Si votre esprit est bureaucratique, vous allez créer un monde bureaucratique, un monde stupide, un monde de la paperasserie ; si vous êtes avide, envieux, borné, nationaliste, vous allez créer un monde dans lequel il y a le nationalisme, qui détruit les êtres humains, une structure sociale fondée sur la cupidité, la division, la propriété, et ainsi de suite.



Alors, ce que vous êtes, le monde l’est, et sans votre transformation, il ne peut y avoir aucune transformation du monde.

Mais, s’étudier soi-même exige un soin extraordinaire, une flexibilité extraordinairement rapide, et un esprit alourdi par le désir d’un résultat ne peut jamais suivre le mouvement rapide de la pensée.
Ainsi donc, la première difficulté est de voir la vérité que c’est l’individu le responsable, que c’est vous le responsable de l’ensemble du désordre, et lorsque vous verrez votre responsabilité, l’autre difficulté sera d’établir l’intention d’observer, et donc de provoquer un changement radical en vous-même.
Nous comparons et jugeons parce que nous sommes conditionnés à tout regarder dans notre vie, avec condamnation, comparaison ou justification ; jamais à regarder les choses telles qu’elles sont, sans rien de tout ceci. Alors, vous constaterez que la vie devient très simple : il suffit d’observer. (Œuvres collectées, Krishnamurti)

 

La suite ici http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2010/12/ce-que-vous-etes-le-monde-lest.html

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 22:03

Vu sur : http://www.voltairenet.org/La-tactique-du-blaspheme

Bonne analyse du film anti-musulman


La diffusion d’un extrait du film d’insultes anti-islam « L’Innocence des musulmans » a soulevé une vague de colère dans le monde arabe. Pour Thierry Meyssan, les choses sont plus complexes qu’il n’y paraît car cette diffusion a d’abord été faite en arabe sur YouTube et sur la chaîne salafiste égyptienne Al Nas. Le film n’est pas destiné au public états-unien, ni même au public musulman, mais au seul public arabe. Sa diffusion a été effectuée par ceux-là même qui ont appelé à son interdiction. Qui se cache derrière cette provocation ?

 

La diffusion sur Internet d’extraits du film L’Innocence des musulmans a suscité des manifestations de colère dans le monde, dont une qui a dégénéré à Benghazi. L’ambassadeur US en Libye et des membres de son escorte ont été tués.

Au premier abord, l’affaire se situe dans une longue lignée qui va des Versets sataniques de Salman Rushdié aux autodafés du Coran par le pasteur Terry Jones. Toutefois cette nouvelle attaque se distingue des autres en ce que le film n’est pas destiné au public occidental, mais a uniquement été conçu comme un instrument de provocation à l’adresse des musulmans.

En termes politiques, cette affaire peut être analysée de deux manières selon qu’on l’observe au plan tactique comme une manipulation anti-US ou au plan stratégique comme une attaque psychologique anti-musulmane.

Le film est présenté comme produit par un groupe sioniste composé de juifs ayant la double nationalité israélo-US et d’un copte égyptien. Il était prêt depuis plusieurs mois et a été utilisé le moment voulu pour provoquer des émeutes dirigées contre les États-Unis. Des agents israéliens ont été déployés dans plusieurs grandes villes avec mission d’orienter la colère de la foule contre des cibles US ou coptes (jamais israéliennes). Sans surprise, l’effet maximum a été atteint à Benghazi.

La population de Benghazi est connue pour abriter des groupes particulièrement réactionnaires et racistes. On se souvient que lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, des salafistes avaient attaqué le consulat du Danemark. En application de la Convention de Vienne, le gouvernement libyen de Mouammar el-Khadafi avait dû faire usage de la troupe pour protéger la représentation diplomatique. La répression de l’émeute avait fait de nombreuses victimes. Par la suite, les Occidentaux qui voulaient renverser le régime libyen avaient financé des publications salafistes accusant le colonel Khadafi d’avoir protégé le consulat du Danemark parce qu’il aurait été lui-même le commanditaire des caricatures. Le 15 février 2011, les salafistes avaient organisé à Benghazi une manifestation commémorative de la tuerie au cours de laquelle une fusillade éclata, marquant le début de l’insurrection de la Cyrénaïque et ouvrant la voie à l’intervention de l’OTAN. La police libyenne arrêta trois membres des forces spéciales italiennes qui avouèrent avoir tiré depuis les toits à la fois sur les manifestants et sur les policiers pour créer la confusion. Retenus prisonniers durant toute la guerre, ils furent libérés lors de la prise de la capitale par l’OTAN et furent exfiltrés vers Malte sur un petit bateau de pêche sur lequel je me trouvais avec eux.

Cette fois, la manipulation de la foule de Benghazi par les agents israéliens avait pour but d’assassiner l’ambassadeur US ; un acte de guerre sans précédent depuis le bombardement de l’USS Liberty par la marine israélienne, en 1967. Par ailleurs, c’est le premier assassinat, depuis 1979, d’un ambassadeur US dans l’exercice de ses fonctions. Et celui-ci est d’autant plus grave que dans un pays où le gouvernement est une pure fiction juridique, l’ambassadeur US n’est pas un simple diplomate, mais fait office de gouverneur, de chef d’État de facto.

Au cours des dernières semaines, les plus hauts responsables militaires états-uniens sont entrés en conflit ouvert avec le gouvernement israélien. Ils ont multiplié les déclarations attestant leur volonté d’interrompre le cycle de guerres débuté dans le 11-Septembre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie), alors que les accords officieux de 2001 en prévoient encore d’autres (Soudan, Somalie, Iran). Un premier coup de semonce s’était matérialisé avec l’attaque au missile de l’avion du chef d’état-major inter armes US, le général Dempsey. Le deuxième avertissement est plus brutal.

Par ailleurs, si l’on envisage cette affaire en termes de psychologie sociale, elle apparaît comme une attaque frontale contre les croyances des musulmans. En cela, elle n’est pas différente de l’épisode des Pussy Riot violant la liberté de culte jusque dans la cathédrale orthodoxe du Saint-Sauveur et les nombreuses performances de pornographie conceptuelle qui précédèrent. Ces différentes opérations visent à désacraliser des sociétés qui résistent au projet de domination globale.

Dans les sociétés démocratiques et multiculturelles, le sacré ne s’exprime plus que dans la sphère privée. Cependant, un nouvel espace sacré collectif est en cours de formation. Les États ouest-européens se sont dotés de lois mémorielles qui ont transformé un événement historique, la destruction des juifs d’Europe par les nazis, en un fait religieux (la « Shoah » selon la terminologie juive, ou « l’Holocauste » selon le vocabulaire évangélique). Ce crime est alors élevé au rang d’événement unique au mépris des victimes d’autres massacres, y compris au mépris des autres victimes du nazisme. La mise en cause du dogme, c’est-à-dire de l’interprétation théologique du fait historique, est passible de sanctions pénales comme l’était jadis le blasphème. Identiquement, en 2001, les USA, les États membres de l’Union européenne, et nombre de leurs alliés ont imposé par décret à toute leur population une minute de silence en mémoire des victimes des attentats du 11-Septembre. Cette initiative s’accompagnait d’une interprétation idéologique des causes du massacre. Dans les deux cas, avoir été tué parce que juif ou parce que États-unien donne un statut particulier aux victimes devant lequel le reste de l’humanité est invité à s’incliner.

Lors des derniers Jeux Olympiques à Londres, les délégations israélienne et états-unienne ont tenté d’étendre cet espace sacré en imposant une minute de silence durant la cérémonie d’ouverture, l’événement télévisuel le plus regardé dans le monde. Il se serait agi de célébrer la mémoire des victimes de la prise d’otage des Jeux de Munich. En définitive la proposition a été écartée, le Comité olympique se contentant d’une discrète cérémonie distincte. Quoi qu’il en soit, l’enjeu est de créer une liturgie collective qui légitime l’empire global.

Ainsi, L’Innocence des musulmans est à la fois un moyen de pression pour rappeler à l’ordre Washington, tenté de s’éloigner du projet de domination sioniste, et un moyen de poursuivre ce projet en blessant dans leurs croyances ceux qui lui résistent.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:59
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:58

Vu sur : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/laurent-fabius-debourse-85-000-euros-pour-exposer-des-toiles-au-quai-d-orsay_1163065.html

 

Selon l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a dépensé la coquette somme de 85 000 euros pour exposer des toiles du musée d'Orsay dans son ministère.

 
Laurent Fabius débourse 85 000 euros pour exposer des toiles au Quai d'Orsay

POLITIQUE - Amateur d'art, Laurent Fabius a loué jusqu'à la fin de l'année des tableaux du musée d'Orsay pour les exposer au Quai d'Orsay.

afp.com/Franck Robichon

Du musée d'Orsay au quai du même nom. Le Canard enchaîné épingle dans son numéro de mercredi le chef de la diplomatie Laurent Fabius pour une exposition, organisée dans son ministère, de toiles impressionnistes prêtées par le usée d'Orsay. Une opération qui revient à 85 000 euros, précise l'hebdomadaire satirique.  

Selon le palmipède, la facture pour le Quai d'Orsay s'élève d'abord à 40 000 euros pour la fabrication des cimaises, le recours à un architecte-scénographe et la sécurité des neuf toiles exposées, dont un Boldini et des Renoir. S'y ajoutent 10 000 euros d'installation par une entreprise spécialisée, 5000 euros pour un livret destiné aux visiteurs, ainsi que d'autres frais divers non détaillés par l'hebdomadaire. 

Les toiles sont exposées jusqu'au 31 décembre dans les salons attenant au bureau du ministre des Affaires étrangères, précise le journal, en rappelant que Laurent Fabius est un grand amateur d'art. Elles auront été accessibles au public uniquement lors des deux journées annuelles du Patrimoine organisées le 15 et 16 septembre en France, souligne l'hebdomadaire. 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:54

Vu sur : http://www.lepoint.fr/science/mortalite-alarmante-pour-des-rats-nourris-avec-un-mais-ogm-19-09-2012-1507796_25.php

Des rats nourris pendant deux ans avec un maïs OGM mourraient plus jeunes et souffriraient plus souvent de cancers que les autres

Deux cents rats ont été nourris pendant deux ans avec un maïs OGM NK603, traité dans certains cas avec l'herbicide Roundup. Les résultats sont alarmants.

Deux cents rats ont été nourris pendant deux ans avec un maïs OGM NK603, traité dans certains cas avec l'herbicide Roundup. Les résultats sont alarmants.

Des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong sur des rats nourris avec un maïs OGM du géant américain Monsanto : une étude-choc de chercheurs français relance le débat sur les organismes génétiquement modifiés, au moment où la France se bat contre leur culture en Europe. "Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus longuement et plus complètement que par les gouvernements et les industriels. Or les résultats sont alarmants", résume Gilles-Éric Séralini, professeur à l'université de Caen, pilote de l'étude.

Dans le plus grand secret, les universitaires de Caen ont suivi pendant deux ans un groupe de rats témoins, ainsi que deux cents rats qu'ils ont répartis en trois grands groupes : le premier a été nourri avec un maïs OGM NK603 seul, le second avec ce maïs OGM traité au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde, et le troisième avec du maïs non OGM traité avec cet herbicide. Le maïs était introduit au sein d'un régime équilibré dans des proportions représentatives du régime alimentaire américain. "Le premier rat mâle nourri aux OGM meurt un an avant le premier témoin. Le première femelle huit mois avant. Au 17e mois, on observe cinq fois plus de mâles nourris avec 11 % de maïs (OGM) morts", détaille le professeur, qui a déjà signé plusieurs études sur le sujet, mais sur la base de données sur 90 jours fournies par les industriels.

"Crime"

L'étude devait être mise en ligne mercredi à 15 heures par la revue Food and Chemical Toxicology, qui a déjà publié des études de Monsanto affirmant la non-toxicité des OGM. Si les chercheurs ont travaillé en même temps sur le maïs OGM NK603 et sur le Roundup, deux produits commercialisés par Monsanto, c'est que les OGM agricoles sont modifiés pour tolérer ou produire des pesticides : 100 % des OGM cultivés à grande échelle en 2011 sont des plantes à pesticides, dit Gilles-Éric Séralini.

"Les résultats révèlent des mortalités bien plus rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux produits", résume le chercheur, qui fait ou a fait partie de commissions officielles sur les OGM dans 30 pays. Les universitaires ont observé par exemple une mortalité deux à trois fois plus élevée chez les femelles traitées et deux à trois fois plus de tumeurs chez les rats traités des deux sexes. "À la dose la plus faible de Roundup (...), on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires", souligne le professeur.

"Le crime, c'est que ça n'ait pas été testé avant, que les autorités sanitaires n'aient pas exigé des tests plus longs alors qu'on est à 15 ans de commercialisation des OGM dans le monde", a commenté Gilles-Éric Séralini. Selon lui, le NK603 n'avait jusqu'alors été testé que sur une période de trois mois, et c'est la première fois que le Roundup est testé sur le long terme avec ses adjuvants.

"Tous cobayes"

L'étude, qui faisait initialement l'objet d'un embargo jusqu'à mercredi 15 heures, n'a pas tardé à susciter de nombreuses réactions. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a plaidé pour des procédures d'homologation des OGM au sein de l'UE "beaucoup plus strictes". Figure emblématique de la lutte contre les OGM en France, l'eurodéputé vert José Bové a demandé à Bruxelles de "suspendre immédiatement les autorisations de mise en culture" accordées à deux OGM en Europe.

L'Association française des biotechnologies végétales (AFBV) a affirmé en revanche que les "nombreuses études qui ont évalué les effets à long terme des OGM (...) n'ont jamais révélé d'effets toxiques". Son président, Marc Fellous, avait été condamné en 2011 à Paris pour avoir diffamé Gilles-Éric Séralini, qui a depuis porté plainte pour faux et usage de faux contre lui. L'étude a coûté plus de 3 millions d'euros, financés notamment par les fondations Ceres et la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'homme. Les fonds ont été gérés par le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), "indépendant des compagnies de biotechnologies" et dont Gilles-Éric Séralini préside le conseil scientifique.

L'étude doit s'accompagner le 26 septembre d'un film, Tous cobayes, qui rend compte de cette expérience, ainsi que d'un livre chez Flammarion.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:28

Vu sur : http://www.cheminade2012.fr/Travail-humain-et-guerre_00896

Je viens d’un restaurant où deux voisins de table évoquaient une situation qui ressemble à celle de 1938-1939, sans bruits de bottes mais avec des déploiements de drones, de porte-avions et de sous-marins. Ils disaient tout haut ce que beaucoup ne veulent pas s’avouer à eux-mêmes.

Nous voici parvenus en effet à un moment de l’histoire où les déploiements militaires au large de la Syrie et du détroit d’Ormuz, ainsi que les violences s’étendant au sein de tout le monde musulman, sont devenus une menace pour la paix mondiale. La matrice de cette menace n’est pas celle d’une guerre entre peuples ou nations, mais celle du chantage d’une oligarchie incapable d’assurer un avenir. Preuve de cette incapacité de son système prédateur et spoliateur, le fonctionnement actuel des Bourses mondiales. Plus le chômage s’étend et plus le risque de faillite des grandes banques grandit, plus la Bourse monte ! Les marchés sont euphoriques quand ça va mal car ils voient que la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne émettent alors de la monnaie de singe avec laquelle ils pourront continuer leurs spéculations.

Ce qui vient de se passer est exactement cela : Mario Draghi vient d’ouvrir les vannes du renflouement des établissements financiers en Europe tout en imposant aux peuples et aux économies le garrot d’une supervision à sens unique. Ben Bernanke vient de faire de même aux Etats-Unis, avec un troisième « allègement quantitatif », lui aussi illimité dans le temps et en montant. « Messieurs, faites vos jeux, la Banque régale et quiconque s’y oppose aura affaire à nos missiles. »

Conséquence de cette politique chez nous, 14,1 % de la population vit avec moins de 964 euros par mois et seuls les riches voient leur niveau de vie progresser. Avec une croissance de 4,8 % par an dans les années 1960, il fallait 20 ans pour doubler son pouvoir d’achat ; aujourd’hui, avec 0,8 % à 1 %, il faudrait plus de cent ans. Alors que notre dette publique augmente jusqu’à représenter 33 ans d’impôt sur le revenu.

Voilà où nous en sommes arrivés, cinquante ans après la signature du Traité de l’Elysée, entre de Gaulle et Adenauer. Et que font Merkel et Hollande ? On attendait au moins Roosevelt, voici l’austérité de Schröder ! En bien pire, car c’est en aggravant la violence de la chute à venir par une rigueur destructrice conjuguée à un écologisme absurde.

La pire erreur serait de sombrer dans un pessimisme confortable. L’impératif politique et moral est de rétablir la priorité absolue du travail humain. Car le travail est cause première du processus de production, tandis que le capital, comme ensemble des moyens de production, n’est lui qu’un instrument. L’œuvre du travail sert, au sens collectif, à multiplier le patrimoine de toute la famille humaine et, au sens individuel, à accomplir la souveraineté de créateur du travailleur. Nous parlons ici du vrai travail humain, pas de l’accumulation de jobs en CDD ou en intérim. Ce travail est aussi la porte du transcendant, d’une amélioration de notre condition. Simone Weil nous dit : « Si je travaille seulement pour vivre, je ne peux pas avoir le goût au travail. Il faut que je travaille pour m’agrandir […] Les travailleurs ont encore plus besoin de poésie que de pain. Besoin que la vie soit une poésie. Besoin d’une lumière d’éternité. »

C’est en bafouant cela que l’oligarchie crée les conditions de la guerre. Comment ne pas se battre pour créer celle de la paix, par le développement mutuel ?

 

Jacques Cheminade

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 21:17

Alors que se passe-t-il ?

Les élites ont mis en place des mécanismes pour nous déposséder de nos biens petit à petit.

1. Les banques, depuis que n’existe plus la séparation entre banques d’affaire et banque d’investissement, ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act ) peuvent « jouer » en bourse avec l’épargne de leurs clients. Résultats : s’ils gagnent, ils empochent les bénéfices. S’ils perdent, l’état leur donne de l’argent. Enfin, l’état c’est nous. Vu qu’ils ne peuvent pas faire faillite, au risque de ruiner toute une partie de la population.

    2.  Depuis la loi de 1973 ( Pour en savoir plus ) , l’Etat, je vais dire nous à la place, donc NOUS sommes obligé de payer des intérêts aux banques pour qu’elles fabriquent notre argent. Oui, oui, fabriquent et non prêtent. Car il faut le savoir, les banques ne prêtent pas l’argent qu’elles ont, elles le créent quand elles le prêtent et le détruisent quand nous remboursons. Sauf qu’au passage elles nous plombent d’intérêts. Au final, nous payons pour fabriquer notre monnaie…Fabuleux non ? Quel beau métier ! Fabriquant de monnaie ! Sans les intérêts, il n’y aurait pratiquement pas de dette.dette-publique htm 2f25aae4

       

         

      3.  La BCE et la FED font tourner la planche à billets à tout va ( petite explication ). Ils impriment des milliards qui alimentent directement les banques et les marchés et, ho merveille ! Sans jamais dévaluer la monnaie au même rythme.( Le dollar, s’il n’était pas la monnaie d’échange internationale ne vaudrait rien). Cet argent ne va pas dans l’économie, non, non, ils se le fabriquent pour eux. Juste pour les banques et les gros financiers… Délirant non ?

        Ils fabriquent l’argent, se le distribuent et achètent le monde…vu qu’avec ce système les prix n’augmentent pas en fonction de la quantité de monnaie en circulation comme ce devrait être le cas. Un peu comme si vous aviez une poule aux œufs d’or. Votre or ne perdrait jamais de valeur même si la poule en faisait des tonnes...

        Elle est pas belle la vie ?

        Voir aussi Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde ou l’on voit que sans vaseline ça commence à faire mal….

        Tout ça pour vous dire qu’il ne s’agit pas d’une crise mais d’un véritable projet de société destiné à séparer l’humanité en 2 castes : La super élite et les esclaves, enfin ceux qui font tourner la machine. Nous !

        Ajoutez à cela la lobotomisation de la jeunesse par des émissions débiles, moins d’éducation, moins de justice, moins de soins et la puce RFID qu’ils nous vendront pour la sécurité…

         

        Et le pire c’est que je vois pas ce que je peux faire….sauf en parler. A force, si tout le monde en parle, en prend conscience, une espèce de vague de fond venue du peuple pourrait entamer ce processus… Sinon, je vois pas.

        Parce qu’une révolution entraînerait le chaos et la mise en place d’une dictature encore à leur bénéfice… 

        Dommage….

         

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        18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 20:16

        Dès le soir du drame, la plupart des médias alignés en zone France comme en Grande Bretagne pointaient du doigt la possible piste islamiste d’Al Qaïda pour expliquer la tuerie de Chevaline, ce drame exceptionnel qui se déroula dans un lieux particulièrement calme et serein des Alpes savoyardes, sur les hauteurs du lac d’Annecy.

        Mais très vite, la nationalité (anglo-irakienne) et l’origine ethnique de la principale victime qui semblait visée dans cette tuerie tuait dans l’oeuf cette nouvelle tentative de médiatisation d’Al CIA Qaïda, la famille étant elle-même d’origine arabe et ayant gardé – selon les témoignages recuillis depuis – des liens sentimentaux forts avec son pays d’origine.

        La piste d’Al Qaïda fait long feu

        Au moment où la piste de tueurs d’Al Qaïda retombait comme un soufflé, de nouvelles pistes étaient émise, et la piste de tueurs à gages ou de liquidateurs à la solde de puissantes entreprises ou officines étatiques gagnait en crédibilité.

        Vidéo archive de Mars 2008 : Vraie ou fausse piste dans la tuerie de Chevaline ? 1980, quand le Mossad frappe en France et assassine un ingénieur égyptien (révélations de l’émission Droit D’inventaire) – France Télévision par Dailymotion

        Le quotidien The Mirror évoque la piste du Mossad

         Parmi ces pistes possibles, outre le règlement de compte crapuleux ou familial, plusieurs articles issus du Mouvement pour la Vérité très informés de la situation en Irak n’écartaient pas la piste du Mossad, rappelant que de très nombreux ingénieurs, intellectuels et universitaires irakiens avaient été liquidés par le service secret sioniste selon de nombreux témoignages recueillis ces dernières années.

        Plusieurs affaires criminelles mettant en cause le Mossad, parfois filmées par des caméras de surveillance tant l’impunité des criminels semble garantie de ce côté-là de la pyramide, ont largement démontré ces dernières années que le Mossad tout comme Tsahal n’hésitent pas à tuer des personnalités qui sont inscrites sur leur liste noire !

        Ces liquidations physiques systématisées, violant d’évidence les Droits de l’Homme et tous les traités internationaux, seraient scandaleuses dans un tout autre contexte : mais elles ont été reprises à son compte par le Prix Noble de la Paix Obama, qui a lui-même ordonné de tuer certains opposants présumés à l’Empire US au lieu de les arrêter, de les interroger et de les juger dans un tribunal composé de jurés populaires, comme le ferait tout pays civilisé « normal » (pour paraphraser Flambi).

        Le tout récent témoignage d’un ami intime de la victime dévoile une facette cruciale de la psychologie de la victime et remet en scelle la piste du Mossad, en tout cas si l’on en croit le journal britannique à très grand tirage (son tirage dépasse ceux du Monde et du Figaro réunis) The Mirror, relayé par le quotidien 20minutes.ch :

         » Selon cet ami de longue date, l’ingénieur britannique d’origine irakienne nourrissait depuis longtemps de violents ressentiments à l’égard d’Israël: «La chose qui m’a toujours inquiété à son sujet était à quel point il s’emportait au sujet de l’Irak et du conflit israélo-palestinien dans les forums de discussion sur internet», raconte-t-il au quotidien anglais. «Il parlait tout le temps de la façon dont les Israéliens contrôlaient le monde et particulièrement les Etats-Unis.»

        D’après les propos de son ex-collègue, Saad al-Hilli était persuadé qu’Israël était à l’origine des attentats du 11 septembre 2001: «Il pensait que c’était une opération secrète menée par les Israéliens pour susciter la haine contre les pays arabes. Après les attentats, son implication dans les forums de discussion est devenue de plus en plus soutenue…»

        En somme, la victime principale serait un militant anti-sioniste revendiqué, un « conspirationniste » diraient même les relais pro-NWO !

        « Curieusement », aucun autre grand média aligné en France comme en Grande Bretagne n’a repris dans ses colonnes ni sur son antenne cette piste pourtant circonstanciée avancée par le Mirror, alors que ces mêmes médias étaient jusqu’ici avides de tout rebondissement.

        Dès lors, si (et seulement si) la piste géopolitique était à retenir, cet assassinat apparemment incompréhensible reprendrait du sens, puisque nous ne serions plus alors dans le cadre du simple fait divers, mais dans le cadre plus large du TERRORISME, avec la volonté pour leurs auteurs et les commanditaires de faire une pierre 2 coups, et de choquer les autres intellectuels irakiens et plus largement l’opinion publique à grande échelle, en guise d’exemple…

        Tout autant que le déroulement de l’enquête, il sera décidément intéressant de suivre de très près la position des grands médias alignés qui ont soudainement retiré l’affaire de Chevaline de leur Une.

        Mais sans doute s’agit-il ici que de pure(s) coïncidence(s)…

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