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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:46

Ce pourrait être d'actualité...

C’était un 10 septembre 1955… Poujade contre Faure (+ bonus Mendès)

Pierre Poujade était à l’époque un meneur populiste de premier plan, leader syndical pouvant rassembler des centaines de milliers de personnes à une réunion, député et dirigeant de l’Union de défense des commerçants et artisans (UDCA).
Voyons ci-dessous et ci-contre comme le « populisme » de l’époque différait de l’actuel.

Ce 10 septembre, Pierre Poujade adresse dans Fraternité française (organe de l’UDCA) un éditorial au président du Conseil Edgar Faure :
« Aujourd’hui la France bouge, car elle ne veut plus de ta politique de trahison. Elle ne veut plus de cette lutte fratricide en Afrique du Nord et ne te confiera pas ses enfants pour un nouveau Dien Bien Phu. (…)
Aujourd’hui, Faure, tu t’inscris dans l’histoire comme l’un des hommes les plus néfastes à la patrie.
Aujourd’hui, Faure, je te dis : fous le camp, toi et les tiens
[Faure était juif, NDCI], car demain il sera peut-être trop tard.
 
Et vous, parlementaires, qui, à la lecture de cet éditorial, allez peut-être ricaner, il y en a en général autant à votre service. Le peuple de France en a assez des compromissions, des scandales, des trahisons et des abandons. Il en a assez de voir danser le rigodon sur son ventre par une mafia apatride de trafiquants ou de pédérastes.
(…) Personne ne m’empêchera de gueuler la vérité et, le jour du grand règlement de comptes, il y en aura pour tous. »
Ci-contre une video de Pierre Poujade où on l’entend s’adresser au néfaste Pierre Mendès-«France» (coreligionnaire de Faure), bradeur de l’Indochine.

 

Vu sur : http://www.contre-info.com/cetait-un-10-septembre-1955#more-14547    link

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:52
http://www.prorussia.tv/

 

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Une rentrée chaude

 

La réforme des retraites

 

Barak Obama perd son sang-froid

 

etc....

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:16

La note confidentielle au cœur de la crise financière mondiale (Vice.com)

Lorsqu’un petit oiseau a déposé la note confidentielle Fin de Partie (End Game memo) à ma fenêtre, son contenu était tellement explosif, tellement fou et diabolique que je n’arrivais pas à le croire.

La note confirme les délires conspirationnistes les plus fous : à la fin des années 90, de hauts responsables du Trésor US ont secrètement conspiré avec une petite cabale de gros banquiers pour détruire la régulation financière à travers la planète. Quand vous voyez 26,3 pour cent de chômage en Espagne, le désespoir et la faim en Grèce, les émeutes en Indonésie et Detroit en faillite, remontez à la note Fin de Partie qui est la genèse de tout ce sang et toutes ces larmes.

Le fonctionnaire du Trésor qui jouait secrètement à cette Fin de Partie des banquiers s’appelle Larry Summers. Aujourd’hui, Summers est le candidat favori de Barack Obama pour la présidence de la Réserve Fédérale américaine, la banque centrale du monde. Si la note confidentielle est authentique, alors Summers ne devrait pas siéger à la Réserve Fédérale mais moisir au fond d’un donjon réservé à tous ces aliénés criminels du monde de la finance.

La note est authentique.

J’ai du prendre l’avion pour Genève pour obtenir confirmation et obtenir une réunion avec le Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy. Lamy, le généralissime de la mondialisation, m’a dit : « L’OMC n’a pas été créée par une cabale obscure de multinationales concoctant des complots contre le peuple ... Il n’y a pas de riches banquiers fous qui négocient en fumant des cigares ».

Puis je lui ai montré la note.

La note commence avec le larbin de Larry Summers, Timothy Geithner, qui rappelle à son patron qu’il doit appeler les pontes de la Finance pour que ces derniers ordonnent à leurs armées de lobbyistes de se mettre en marche :

« Comme nous entrons dans la dernière ligne droite (ie fin de partie) des négociations sur les services financiers à l’OMC, je crois que ce serait une bonne idée pour vous de prendre contact avec les chefs d’entreprise … »

Pour éviter à Summers d’avoir à appeler son bureau pour obtenir les numéros de téléphone (qui, selon la loi américaine, doivent apparaître sur les annuaires publics), Geithner a énuméré les lignes privées de ceux qui étaient à l’époque les cinq dirigeants les plus puissants de la planète. Et les voici :

Goldman Sachs : John Corzine (212) 902-8281

Merrill Lynch : David Kamanski (212) 449-6868

Bank of America : David Coulter (415) 622-2255

Citibank : John Reed (212) 559-2732

Chase Manhattan : Walter Shipley (212) 270-1380

Lamy avait raison : ils ne fument pas des cigares. Il ne restait plus qu’à les appeler. Ce que j’ai fait, et bien sûr, j’ai obtenu un joyeux bonjour personnel de Reed - joyeux jusqu’à ce que je révèle que je n’étais pas Larry Summers. (note : les autres numéros ont été promptement débranchés. Et Corzine ne peut pas être joint tant qu’il fait l’objet d’une mise en accusation.)

Ce n’est pas la petite cabale des conciliabules tenues par Summers et les banksters qui est si troublante. L’horreur est dans l’objectif même de la « fin de partie ».

Je m’explique :

C’était en 1997. Le Secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, poussait fort pour déréglementer les banques. Ce qui nécessitait, en premier lieu, l’abrogation de la loi Glass-Steagall pour démanteler les barrières entre les banques commerciales et les banques d’investissement. C’était comme remplacer les coffres des banques par des roulettes de casino.

Deuxièmement, les banques voulaient obtenir le droit de jouer à un nouveau jeu à haut risque : « le commerce des produits dérivés ». JP Morgan à elle seule allait bientôt détenir $ 88 000 milliards de ces pseudo-titres inscrits dans ses livres comptables comme des « actifs ».

Le Secrétaire adjoint au Trésor, Summers (qui allait bientôt remplacer Rubin comme Secrétaire) s’est personnellement fermement opposé à toute tentative de contrôle sur les produits dérivés.

Mais quel intérêt de transformer les banques américaines en véritables casinos de produits dérivés si l’argent pouvait leur échapper et se réfugier dans des pays aux lois bancaires plus sûres ?

La réponse imaginée par la Big Bank Five fut la suivante : supprimer les contrôles sur les banques partout dans le monde - d’un seul coup. Le plan était aussi brillant qu’incroyablement dangereux.

Comment réussir ce coup de folie ? Le plan des banquiers et de Summers était d’utiliser l’Accord sur les Services Financiers (ASF), un additif abscons et bénin aux accords commerciaux internationaux gérés par l’Organisation Mondiale du Commerce.

Jusqu’à ce que les banquiers entament leur manoeuvre, les accords de l’OMC ne concernaient que le commerce des marchandises - c’est-à-dire, mes voitures en échange de vos bananes. Les nouvelles règles élaborées par Summers et les banques allaient obliger tous les pays à accepter le commerce d’actifs toxiques tels que les produits dérivés financiers.

Jusqu’à ce que les banquiers réécrivent l’ASF, chaque nation contrôlait les banques à l’intérieur de ses frontières. Les nouvelles règles du jeu allaient obliger tous les pays à ouvrir leurs marchés aux Citibank, JP Morgan et tous leurs « produits » dérivés .

Et tous les 156 pays de l’OMC allaient devoir démolir le mur qui séparait les banques d’épargne commerciales des banques d’investissement qui s’adonnaient aux produits dérivés.

C’est l’ASF qui allait servir de bélier et la tâche fut confiée à M. Geithner, qui fût nommé ambassadeur auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Les banquiers se déchaînent.

Mais pourquoi un pays accepterait-il de laisser son système bancaire arraisonné et saisi par des pirates financiers comme JP Morgan ?

La réponse, dans le cas de l’Equateur, était les bananes. L’Équateur était véritablement une république bananière. Le fruit jaune était une source vitale de devises fortes. Si l’Equateur refusait de signer le nouveau ASF, il ne lui resterait plus qu’à donner ses bananes aux singes et se retrouver en faillite. Alors l’Équateur a signé.

Et ainsi de suite – tous les pays furent intimidés à signer.

Tous les pays, sauf un. Le nouveau Président du Brésil, Inacio Lula da Silva, a refusé. Selon une autre note confidentielle que j’ai obtenue, le Brésil, en représailles, fût menacé avec un embargo sur ses produits par le Commissaire au commerce de l’Union européenne, un certain Peter Mandelson. Mais le refus obstiné de Lula a finit par payer pour le Brésil qui, seul parmi les pays occidentaux, a survécu et prospéré pendant la crise bancaire de 2007-2009.

La Chine a signé - mais a obtenu sa livre de chair en retour. Elle a entre-ouvert son secteur bancaire en échange de l’accès et le contrôle du marché des pièces détachés automobiles aux États-Unis ainsi qu’à d’autres marchés. (Rapidement, deux millions d’emplois aux États-Unis furent délocalisés en Chine.)

Le nouveau ASF ouvrit dans le monde entier la boîte de Pandore du commerce des produits dérivés. Parmi les transactions notoires légalisées : Goldman Sachs (où le secrétaire au Trésor Rubin avait été co-président) a monté un swap secret en euro-dérives avec la Grèce qui a fini par détruire le pays. L’Equateur, avec son propre secteur bancaire déréglementé et détruit, a explosé en émeutes. Argentine a du vendre ses compagnies pétrolières (aux Espagnols) et son eau (à Enron), tandis que ses enseignants fouillaient les poubelles pour se nourrir. Ensuite, Les Banquiers Déchaînés de la Zone Euro ont plongé tête la première dans la mare aux dérivés sans savoir nager - et le continent est actuellement vendu par petits bouts au rabais à l’Allemagne.

Bien sûr, ce ne sont pas seulement les menaces qui ont réussit à faire adopter l’ASF, il y avait aussi la tentation. Après tout, tout mal commence par une pomme offerte par un serpent. La pomme, c’était les piles étincelantes de trésors cachés dans l’ASF pour les élites locales. Le serpent, lui, s’appelait Larry.

Est-ce que tous ces malheurs et douleurs proviennent d’une seule note confidentielle ? Bien sûr que non : le mal était dans le Jeu lui-même, joué par la clique de banquiers. La note, elle, ne fait que révéler la stratégie employée.

Et la note révèle aussi beaucoup de choses sur Summers et Obama.

Alors que des milliards d’âmes désolées souffrent encore de la catastrophe mondiale provoquée par les banquiers, Rubin et Summers ne s’en sont pas trop mal tirés. La déréglementation des banques par Rubin a permis la création d’une monstruosité financière appelée « Citigroup ». Quelques semaines après avoir quitté ses fonctions, Rubin fût nommé directeur, puis président de Citigroup - qui a fait faillite tout en parvenant à payer Rubin un total de 126 millions de dollars.

Puis Rubin a pris un autre poste : celui de contributeur principal de la campagne électorale d’un jeune sénateur, Barack Obama. Quelques jours seulement après son élection à la présidence, Obama, sur l’insistance de Rubin, a nommé Summers au poste étrange de « Tsar Economique » des Etats-Unis et nommé Geithner au poste de Tsarine (c’est-à-dire Secrétaire du Trésor). En 2010, Summers a abandonné ses atours royaux pour devenir « consultant » auprès de Citibank et d’autres créatures de la déréglementation bancaire dont les émoluments ont fait grimper la valeur nette de la fortune de Summers de 31 millions de dollars depuis la note « fin de partie ». 

Qu’Obama choisisse Summers, à la demande de Robert Rubin, à la tête du conseil d’administration de la Réserve Fédérale signifie que nous sommes malheureusement encore loin de la fin de la partie.

Greg Palast

Source : http://www.vice.com/en_uk/read/larry-summers-and-the-secret-end-game-memo

Un grand merci à l’expert Mary Bottari de Bankster USA www.BanksterUSA.org sans qui notre enquête n’aurait pas pu débuter.

Le film de ma rencontre avec le chef de l’OMC Pascal Lamy a été créé à l’origine pour Ring of Fire, animée par Mike Papantonio et Robert F. Kennedy Jr.

La suite de la discussion sur les documents que j’ai présentés à Lamy se trouve dans “The Generalissimo of Globalization,” (Le généralissime de la mondialisation), chapitre 12 de « La pique-nique des Vautours » de Greg Palast (Constable Robinson 2012).

Traduction "Le Lamy de mes ennemis n’est pas mon ami" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 20:29

 

http://www.prorussia.tv/Syrie-les-amis-de-Laurent-Fabius-abattent-leurs-dernieres-cartes-assassinat-cible-ou-gazage-de-masse_v495.html

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 13:14

 

Vu sur : http://www.contre-info.com/rer-d-des-images-trop-banales-de-francais-agresses-par-des-immigres

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Les images, d’une extrême violence, parlent d’elles-mêmes : les caméras de la gare de Cesson ont tout filmé de l’agression gratuite dont a été victime un couple de 23 ans, le 17 août, sur le quai de la station du RER D.

Les images montrent deux étrangers s’en prendre violemment à 2 Blancs, Léa (en short) et à David en le frappant à coups de pied et de poing, l’étranglant et lui fracturant les deux mâchoires.
Sur le quai, presqu’aucun voyageur ne s’est interposé. Solidarité raciale, probablement. 

Le Parisien décide, comme c’est de coutume chez les journaleux, de nommer les agresseurs « Sébastien » et « Joseph ».
Selon le quotidien, l’attaque aurait eu lieu « pour une histoire de cigarette », dont on sait bien, comme le confirmait il y a peu un blogueur algérien, qu’il ne s’agit que d’un prétexte.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 13:02

lundi 26 août 2013

Vu sur : http://kairoslogos.blogspot.fr/2013/08/tragiques-repetitions-avant-la-3eme.html  link

 

 

 

La Syrie est depuis de longs mois et sans conteste possible le point chaud de l'actualité internationale. Même les agitations en Turquie ou les soulèvements en Égypte n'ont durablement volé la vedette à Bachar el Assad qui truste les manchettes de journaux et fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Et pour cause, chacun se rend compte que les enjeux de la Syrie ont dépassé depuis longtemps le pays et la région en elle-même. Ce qui a peut-être commencé par un mécontentement d'une partie de la population syrienne, a très rapidement été noyauté et récupéré par les takfiri islamistes financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar. Ce qu'on nous présente encore comme une guerre civile avec ses prétendus "rebelles" ré-estampillés tout récemment et honteusement en "résistants" (sic) n'est que cet ennemi d'hier en Irak, en Afghanistan ou au Mali, et aujourd'hui allié de circonstance quoiqu'on en dise. Sans même évoquer le principe fondamental de la souveraineté auquel a le droit chaque peuple, nous sommes loin, très loin de la cohérence diplomatique que nous avions avec le Général De Gaulle, au point désormais d'être digne du roman 1984 de George Orwell.

Ces dernières heures, les nouvelles se bousculent et la pression s'accentue sur Damas. Des armes chimiques nous dit-on ! La ligne rouge des gaz de combat aux allusions mémorielles à peine voilée. Le cassus belli tant attendu. La meute de loups est aux abois. Washington, Paris, Londres suivis par leurs obligés, comme Ankara, veulent la peau de Bachar, c'est entendu. Il faut dire qu'après avoir usé sans vraiment de succès des arguments droits-de-l'hommistes en accusant le régime de Damas de tous les maux de la planète, d'être une dictature tyrannique, répressive et sanguinaire, au point que "Bachar el Assad ne mériterait pas d'être sur Terre", l'opinion, en dépit de la collaboration active des médias aux ordres, commence soit à se lasser ou bien, peut-être, à comprendre la supercherie derrière cette morale qui dissimule un néo-colonialisme virulent. Voilà que "l'Axe du Bien", la "Communauté Internationale", ceux qui ont toujours raison et prompts à secourir la veuve et l'orphelin, Goldman Sachs et Exxon, veulent dans un angélisme touchant venger le massacre de civils victimes d'une agression au gaz de combat. Pour l'occasion et pour que cette comédie produise son effet auprès d'une population en voie de lobotomisation avancée, il nous faudra oublier les centaines de milliers d'enfants morts suite à l'embargo irakien, la scandaleuse prison de Guantanamo indigne d'une nation qui prétend à la civilisation, ou le plus grand camp de concentration à ciel ouvert qu'est la bande de Gaza.

Malheureusement, la version officielle, propagée sans relâche par les médias occidentaux, ne repose que sur peu de choses pour ne pas dire rien. Des vidéos prescientes d'un massacre qui aurait eu lieu le lendemain, sont brandies comme preuves irréfutées et irréfutables. Des témoignages impartiaux de l'opposition syrienne sont considérés comme la parole de l'Evangile, ou plutôt de la Thora devrait-on dire ici. Et tous ces arguments indignes même de la fiole de Colin Powell à l'ONU sont assénés sans retenue sur les radios ou les chaines de télévision. Il ne sera pas fait mention de l'incongruité pour Damas de réaliser des attaques à l'arme chimique ayant l'avantage sur le terrain et sachant les inspecteurs de l'ONU sur place. Il ne sera pas fait mention non plus dans nos médias que photos satellites à l'appui, non démenties par les États-Unis, les Russes ont montré que les tirs avaient été réalisés depuis une position rebelle.

Mais néanmoins, cela suffira-t-il pour empêcher les puissances de l'OTAN d'intervenir d'une manière ou d'une autre en Syrie ? Rien n'est moins sûr. Car il apparaît clair qu'une faction influente de l'administration Obama souhaite ardemment avoir quelque chose à négocier à l'occasion de la conférence pour la Paix en Syrie, Genève II, qui devrait se tenir dans les prochaines semaines. Or, il est acté que les djihadistes perdent chaque jour du terrain au profit de l'armée régulière de Bachar el Assad. A ce rythme, sans intervention occidentale, le conflit pourrait être pratiquement remporté par l'armée régulière au moment de la conférence.

Il est donc urgent d'intervenir pour l'Occident, non seulement pour ne pas perdre la face, si tant est qu'il y ait encore une quelconque crédibilité à assurer tant les mensonges et les trahisons de nos élites envers son propre peuple sont chaque jour plus criant, mais également pour atteindre leurs objectifs géostratégiques dans la région. Le gaz syrien est plus que jamais convoité, sa position entre les états du Golfe et l'Europe en font un parfait lieu de transit pour quelques pipelines bien placés. Un dépeçage en bonne et due forme de la Syrie ne serait pas non plus pour déplaire à une Turquie qui enverrait ainsi un signal fort à sa remuante communauté kurde, actuellement en étroite relation avec son homologue syrienne, de se tenir tranquille. Et le voisin israélien, relativement discret sur le cas de Bachar el Assad, n'en pense certainement pas moins. L'état Hébreu pouvant tout à fait se satisfaire d'une destruction d'un encombrant voisin arabe pour affaiblir par effet de dominos à la fois le Hezbollah libanais et les Palestiniens sans oublier d'affirmer plus que jamais son occupation et son annexion illégale du fertile plateau du Golan.

Enfin, la mise au pas de la Syrie serait un coup dur porté à l'ennemi iranien, pays qui ose encore contester l'ingérence étasunienne et l'arrogance israélienne dans la région, et priverait opportunément la Russie d'une précieuse base maritime dans la méditerranée. Avec tous ces intérêts occidentaux convergents, il est presque surprenant que la Syrie de Bachar tienne encore à l'heure actuelle.

Puisque intervention il y aura, avec ou sans la bénédiction du pantin Ban Ki Moon, il faudrait en effet être naïf pour croire que l'intense travail de désinformation médiatique pour se rallier l'opinion publique n'ait pas quelques finalités guerrières. D'aucun imagine que nous nous dirigeons vers une intervention à la libyenne : un blocus aérien suivi par un intense bombardement de l'OTAN pour soutenir les troupes djihadistes. Dans cette hypothèse, la question est de savoir si comme en Libye, la Chine et surtout la Russie resteront les bras croisés à observer les violations du droit international faites au nom des Droits de l'Homme par les puissances occidentales. Et l'Iran mettra-t-elle ses mises en garde à exécution en cas d'intervention militaire de Washington ? Ce qui est sûr, c'est que nous sommes actuellement dans un degré de tension nettement supérieur à celui du conflit libyen à son époque. De là à évoquer un conflit mondial, il y a un pas qu'il faudrait ne pas franchir.

A l'heure actuelle, que ce soit les États-Unis, la Russie, la Chine, et encore moins la France ou la Grande-Bretagne, aucune puissance, mis à part Israël, n'est réellement prête pour diverses raisons, à s'engager dans un conflit dur et frontal dans la région. Politiquement, Obama n'a absolument aucun intérêt à se lancer dans un nouveau conflit, lui qui peine à se défaire du bourbier afghan et qui pense à achever sereinement son second et dernier mandat. Quant à la Russie et à la Chine, actuellement en pleine rénovation et même reconstruction de leur puissance militaire, il serait surprenant qu'ils s'engagent ouvertement dans une éventuelle opération en Syrie, malgré leurs mises en garde à peine voilées. La Russie souhaite en tout état de cause gagner du temps et retarder le plus possible le jour où elle devra, car elle se doit de l'envisager, engager ses troupes dans un conflit majeur, tant les divergences politiques, diplomatiques et idéologiques avec l'Occident ne font que se creuser chaque jour davantage comme le montre les ridicules accusations d'homophobies et d'appel au boycott des Jeux Olympiques de Sotchi.

L'actuel conflit syrien, tragique, peut finalement être considéré, après la Libye, comme une nouvelle répétition grandeur nature du scénario guerrier qui devrait avoir lieu lors de l'agression programmée de la République Iranienne. Car il n'est pas impossible qu'en Syrie, la Russie et la Chine reculent une nouvelle fois face à l'impérialisme occidental, ce qui ne manquera pas d'ajouter du ressentiment au ressentiment déjà existant et préparer ainsi les germes d'un réel embrasement de la région et du monde lorsque Téhéran sera la cible de Washington et de Tel-Aviv. Car entendons-nous bien, même si la Russie et la Chine sont aujourd'hui craints par l'Occident, il est assez improbable que ces deux nations se risqueraient à des pertes humaines pour le moment. Parce qu'au-delà même d'une force militaire en reconstruction, les opinions dans ces deux pays n'ont pas été véritablement préparées à une telle éventualité.

Quant à la soi-disant "Communauté Internationale" à travers ce conflit syrien, il est possible qu'elle en profite pour tester et évaluer les capacités et la détermination de ses rivaux. Et ce qui est à craindre paradoxalement est justement une absence de réaction russe et chinoise face à l'intervention militaire de l'OTAN qui donnera à cette organisation un sentiment conforté d'impunité, et pourrait alimenter à tort dans les esprits des néo-conservateurs et autres va-t-en-guerre l'idée d'une certaine impuissance russe et chinoise à s'opposer aux interventions occidentales. Il n'y aurait ainsi plus aucun obstacle psychologique à poursuivre ouvertement le remodelage du Proche-Orient en s'en prenant ensuite à un Iran encerclé de toute part.

Comme on peut le voir, en cas d'intervention armée de Washington et de ses caniches, aucun scénario idyllique n'existe. La mer de sang qui ne se sera pas déversée aujourd'hui, le sera sans doute demain. La renonciation à l'escalade par les Russes et les Chinois en Syrie permettant temporairement d'échapper à l'embrasement de la région pourrait au contraire contribuer ultérieurement à un conflit mondial et généralisé lorsque l'Iran sera dans le viseur de la Maison Blanche, de Westminster, de l'Elysée et de la Knesset. En attendant, puisqu'aucun média mainstream sous perfusion étatique ne se risquerait à aller contre la doxa, nous ne pouvons qu'avoir une pensée de solidarité et de compassion pour le peuple syrien, victime du grand échiquier des puissants, et dont les morts vont continuer de s'entasser par dizaine de milliers au nom de leur propre libération...
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 16:31

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 23:33

 

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_en-grande-bretagne-des-drones-debusquent-les-locataires-non-declares?id=8059524

 

En Grande-Bretagne, des drones débusquent les locataires non-déclarés

Les temps sont durs, c'est la crise, et au Royaume-Uni, tous les moyens sont bons pour remplir les caisses des autorités. Même les grands moyens. A Slough, dans la banlieue londonienne, les techniques militaires d’espionnage les plus sophistiquées sont utilisées.

Ce n’est pas la maison de Ben Laden ou la cachette de Kadhafi qu’a survolé un drone équipé de caméras thermiques; c’est tout simplement la ville de Slough dans la banlieue ouest de Londres, au nord de la résidence royale de Windsor.

La municipalité recherche non pas un dangereux terroriste mais des traces de vie humaine dans les garages et les remises qui indiqueraient la présence de locataires non déclarés.

Sur le plan de la ville en trois dimensions, le rouge trahit la chaleur humaine au fond des jardins ou le radiateur allumé au milieu des outils de jardinage. La municipalité soupçonne la présence de 6350 lits clandestins où dormiraient des immigrés ou simplement des personnes trop pauvres pour louer une chambre normale. Elle va maintenant enquêter porte-à-porte pour confirmer les délits, distribuer des amendes de 230€ par propriétaire et faire démolir les remises construites illégalement.

La location du drone avec traitement des images a coûté 27 500€, une somme qu’environ 120 amendes rembourseront. Au pays de James Bond, il n’y a plus grand-chose qu’on puisse faire en cachette.

F. Bellonne

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:55

Vu sur : http://www.contre-info.com/monsanto-se-paye-la-plus-grosse-armee-privee-du-monde#more-28932

link

Un cauchemar qui devient réalité… La multinationale en pointe dans la fabrication de pesticides et d’OGM s’offre la puissante société de mercenariat Academi (ex-Blackwater). Si vous ne connaissez pas Monsanto et son influence malfaisante sur les agricultures du monde entier, voyez ce reporte : « Le monde selon Monsanto »

Lu sur le Réseau Voltaire :

Academi (ex-Blackwater), la plus puissante armée privée du monde, indique avoir été cédé, sans indiquer ni le nom de l’acquéreur, ni le montant de la vente.

Selon SouthWeb.org, c’est la multinationale de biotechnologies Monsanto qui est l’heureux acquéreur [1].

Créé en 1901, Monsanto a débuté en fabriquant la saccharine utilisée par Coca-Cola. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fournit l’uranium du projet Manhattan, puis durant la guerre du Vietnam, un puissant herbicide pour défolier la jungle, l’Agent orange. Depuis une trentaine d’années, Monsanto est devenu le leader mondial des organismes génétiquement modifiés. Avec un chiffre d’affaire annuel de 13,5 milliards de dollars, il est la 206e multinationale US.

 

Academi été créé par Erik Prince en 1997 sous le nom Blackwater Worldwide. La société, dont certains dirigeants sont liés à des Églises évangéliques financées par le Pentagone, a joué en Afghanistan et en Irak un rôle comparable à celui de l’Ordre de Malte durant la guerre du Nicaragua. Elle est présidée par Billy Joe (Red) McCombs (347e fortune des USA), John Aschcroft (ancien Attorney general des États-Unis) et l’amiral Bobby R. Inman (ancien directeur de la National Security Agency et directeur adjoint de la CIA). Academi, qui travaille principalement pour le gouvernement US, a participé à la bataille de Tripoli (Libye) et recrute actuellement des combattants pour faire le jihad en Syrie.

La croissance de Blackwater doit beaucoup au projet de privatisation des armées US défendu par l’ex-secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. Cependant cette politique ayant été un échec et les restrictions budgétaires aidant, Academi ne se voit plus confier par Washington que des contrats de gardiennage ou d’escorte sur des théâtres d’opération et des opérations secrètes « non-revendiquées ». Sa réputation lui a également permis d’obtenir des contrats de mercenariat de petits États, notamment dans le Golfe persique.

Selon SouthWeb, la vente d’Academi correspond à l’entrée de la Bill and Melinda Gates Foundation au capital de Monsanto. Créée par le fondateur de Microsoft et le spéculateur Warren Buffet (les deux premières fortunes des États-Unis), c’est la plus importante fondation « philanthropique » au monde. Elle a notamment lancé, avec la fondation Rockfeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui vise à étendre l’usage des semences Monsanto sur le continent noir.

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:45

Vu sur : http://www.slate.fr/life/75936/faux-souvenirs-implantation-memoire-souris

De faux souvenirs ont été implantés dans la mémoire d'une souris

C'est une première réalisée par le MIT. De faux souvenirs de peur ont été implantés dans le cerveau d'une souris et elle a ensuite réagi comme s'ils étaient réels. Une révolution dans la compréhension des mécanismes de la mémoire.

 

 

 

L’expérience est aussi simple que le résultat est stupéfiant. Au premier jour, prenez une souris et placez la dans une chambre A. Laissez la explorer ce lieu nouveau pour elle, histoire qu’elle en grave les détails dans sa mémoire.

Placez la, le second jour, dans une chambre B très différente de la chambre A. Lorsqu’elle en a pris connaissance, appliquez-lui des décharges électriques sur les pattes via le sol de la pièce. Bon, ce n’est pas très «animal friendly» mais, bon, c’est juste pour faire peur à la souris... Et cela ne lui fait pas très mal, paraît-il.

Au moment où les chocs électriques sont appliqués, et c’est là que cela se complique un peu, les chercheurs utilisent de la lumière pour activer les cellules qui enregistrent la mémoire de la chambre.

Le troisième jour, vous replacez la souris dans la chambre A, celle qui est inoffensive. Et voici que la souris est pétrifiée de peur alors qu’elle n’a jamais reçu de chocs électrique dans ce lieu. En fait, de faux souvenirs ont été implantés dans sa mémoire. C’est ce qui la conduit à confondre la chambre A avec la chambre B.

Il arrive rarement qu’une expérience laisse pantois. Celle-ci fait partie de ces avancées qui signifient que la science a réalisé une rupture, un breakthrough, disent les anglophones. Et quelle rupture !

Pour la première fois, les chercheurs du MIT ont réussi à localiser le siège biologique, dans le cerveau de la souris, de la mémoire d’un événement précis, la visite de la chambre A. Ils ont ensuite réussi à activer artificiellement cette mémoire au moment où la souris se trouvait dans la chambre B. Dans le cerveau de l’animal, le décor de la chambre A a ainsi remplacé celui de la chambre B. D’où sa peur lorsqu’elle s’est retrouvée dans la chambre A.

Les chercheurs ont également pu démontrer que la fausse mémoire entrait en compétition avec le véritable souvenir de la chambre B. En effet, l’animal, replacé dans cette chambre, est également pétrifié de peur... mais moins qu’une souris qui n’a pas subi l’implantation d’un faux souvenir.

Immédiatement après le rappel du faux souvenir, les chercheurs ont enregistré une activité neuronale élevée dans l’amygdale, le siège de la peur dans le cerveau, qui reçoit des informations provenant de l’hippocampe. Ce niveau d’activité se trouve être le même que celui que reçoit l’amygdale lorsque la souris se rappelle du vrai souvenir...

Susumu Tonegawa, professeur de biologie et de neurosciences et principal auteur de l’article publié dans Science le 25 juillet 2013 qui relate cette expérience et qui fait la couverture du magazine, note que «qu’il s’agisse d’un faux ou d’un vrai souvenir, les mécanismes neuronaux sous-jacents du rappel d’un souvenir sont les mêmes».

Ainsi, brutalement, le film Total Recall passe de la pure science-fiction à la presque réalité. D’où des questions éthiques et philosophiques dont l’intensité est au moins égale à celle de l’émerveillement que suscite une telle avancée de la biologie.

M.A.

 

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Published by ainsi - dans actualités
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