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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:58

Voilà quelqu'un qui nous explique pourquoi cela ne sert à rien de continuer à prêter de l'argent à la Grèce. (article plus bas de solidarité et progrés )

 

C'est assez simple en fait. Imaginons que vous soyez surendetté. Est-ce qu'un nouveau prêt va vous aider ou vous enfoncer encore plus ?

Exemple : vous devez 1000 €. mensualités de 200€ par mois sur 5 mois. Vous ne pouvez pas les rembourser.

Que fait-on ?

On vous prête 1000 € pour rembourser (avec les intérêts vous en devez 1200 )

Résultat : les 5 premiers mois vous être tranquille et au 6ème vous avez une dette plus importante que la précédente ( 1200 au lieu de 1000 ). Et là on recommence à vous prêter de l'argent avec les mêmes conséquences. L'argument des financeurs est que, en 5 mois, la situation du pays se soit tellement améliorée que la croissance permettra de rembourser les mensualités de la dette dés le 6ème mois.

Vous me suivez ?

Mais comment peut-il y avoir de la croissance si on réduit les salaires et qu'on augmente les impôts ????  C'est complétement incohérent !

 

Quand vous êtes surendetté, soit on supprime des dettes, soit on les étale dans le temps pour que les remboursements coïncident avec vos ressources.

 

La stratégie actuelle ne sert qu'à obliger la Grèce à brader son patrimoine par des privatisations et à éviter que les banques prêteuses ne soient ruinées....C'est une fuite en avant qui, à moins d'un événement extraordinaire, va provoquer une belle explosion dans le système monétaire.

 

http://www.solidariteetprogres.org/La-fraude-du-renflouement-grec-exposee-publiquement_07861

 

La fraude du renflouement grec exposée publiquement

 

29 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Mais dans quelle Europe vit-on pour que ce soit la voix du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, qui ose dire la vérité sur le renflouement de l’euro ? Voici ce qu’il a dit le 23 juin :

Depuis le début de cette crise (...), beaucoup ont voulu croire que c’était une crise de liquidités. Ca ne l’était pas et ça ne l’est toujours pas. Tant que nous n’accepterons pas ce fait, nous ne trouverons jamais de réponse. Il s’agit d’une crise de solvabilité, (...) tout d’abord dans les institutions financières et maintenant au niveau des Etats. (...) Fournir des liquidités ne peut servir qu’à acheter du temps. Croire en "Allez, un dernier petit prêt !" ne sera jamais la réponse à un problème qui porte essentiellement sur la solvabilité.

Et le cas grec n’est que le détonateur pour une explosion de tout le système bancaire transatlantique. Alors que les principaux détenteurs des obligations grecques sont les banques françaises, allemandes et britanniques, le renflouement servant avant tout à les refinancer, ces mêmes obligations sont assurées par des fonds britanniques et américains. Un défaut de la Grèce déclencherait donc une réaction en chaîne de type Lehman Brothers.

Selon Erik Britton, ancien économiste de la Banque d’Angleterre, il est probable que ces fonds n’honoreront pas cette assurance en cas de défaut :

 Si les banques ont souscrit leur assurance auprès de fonds spéculatifs, peuvent-elles être sûres qu’ils couvriront les pertes en cas de défaut ? Il y a une chance qu’elles aient pris des couvertures sans valeur. Les banques pourraient ainsi devoir faire face à une perte [d’un côté de leur bilan] dont elles ne pourront réclamer l’assurance [de l’autre côté du bilan].

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung reconnaît de son côté que « les sauveurs de l’Europe comme la chancelière Merkel et son ministre des Finances Schaüble se font mener par le bout du nez à travers les marchés de capitaux. Ils font ce que leur dictent les banques, les compagnies d’assurances et la Banque centrale européenne. » Le 21 juin, Der Spiegel titrait même « Soudaine et attendue : Nécrologie d’une monnaie commune » pour présenter un dossier spécial sur la mort de l’euro.

 

Mentionnons aussi la contribution d’Andrew Graham, maître du Balliol College à l’Université d’Oxford, sous forme d’une lettre de lecteur parue dans le Financial Times du 24 juin sous le titre « La BCE préfère le fétichisme de la dette à une bonne macroéconomie ». « Je suis scandalisé, écrit-il, et même terrifié, par le manque de compréhension de la macroéconomie dont font preuve la BCE et le gouvernement allemand. » Le premier renflouement et ses conditions ont réduit la capacité de la Grèce à rembourser sa dette « et maintenant, la BCE veut une seconde livre de chair. Ce n’est pas de la macroéconomie, c’est une punition, qui plus est une punition stupide. Elle risque d’entraîner un Etat failli en Grèce, le non-paiement de toutes les dettes grecques et l’effondrement de l’ensemble du système bancaire. »

Aucune restructuration de la dette ne pourra fonctionner sans une « restructuration » du système bancaire selon les critères de la loi Glass-Steagall  : protéger les dettes productives en liquidant la bulle des dettes purement financières.

 

 

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Published by ainsi - dans actualités
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