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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 20:52

Tiré du site Fakirpresse.info

DSK : Pourquoi on n'en veut pas

A un an de la présidentielle, les médias – et leurs patrons – ont déjà choisi le meilleur candidat : Dominique Strauss-Kahn. Ils le font caracoler à la Une de leurs quotidiens. Le supplient de se présenter dans leurs éditos. Avec quel objectif ? Que l’alternance droite-gauche ne produise pas l’ombre d’un début de bout d’alternative. Que, ironie de l’histoire, à l’heure où le libéralisme vacille, le PS s’offre son porte-drapeau le plus libéral...

Mais dans leurs longs papiers, on relève toujours les mêmes silences : rien sur le Cercle de l’Industrie. Si peu sur ses années au ministère de l’Economie. Pas grand chose sur ses liens avec le Cac 40. Fakir vient combler ces oublis...

Ce petit matin de fé­vrier 1993, tout le CAC 40 défile en haut des Champs-Elysées. De leurs voitures avec chauffeurs, descendent Lindsay, Owen-Jones (PDG de L’Oreal), Didier Pineau-Valenciennes (Schneider), Vincent Bolloré, Jean Gandois (Péchiney), Louis Schweitzer (Renault), Jean-René Fourtou (Rhône-Poulenc), Bertrand Collomb (Lafarge), Fran­çois Michelin, Francis Mer (Usi­nor), Guy Dejouany (Compagnie Générale des Eaux), Serge Tchuruk (Total)… A l’appel de leur ministre, Dominique Strauss-Kahn, trente cinq patrons se rendent au siège de Publicis. Et à sa demande, en­core, ils accep­tent de verser 200 000 F cha­cun pour son futur « Cercle de l’Industrie ».

C’est que DSK le sait, déjà : les carottes sont cui­tes. Le Parti socialiste sera balayé aux prochaines législatives. Mieux vaut préparer son reclassement, dès maintenant. « Ministre délé­gué à l’industrie et au commerce extérieur », il a beaucoup voyagé, avec dans ses bagages des grands patrons : il a bien rempli son carnet d’adresses, des amitiés sont nées, et une idée : défendre les intérêts des industriels à Bruxelles.

Pour bâtir l’Europe sociale, voilà qui paraît urgent à Dominique Strauss-Kahn : créer un nouveau cénacle patronal...

Le lobbyiste du patronat

A partir de septembre 1993, donc, tous les deux mois, une vingtaine de PDG se retrouvent à dîner. Autour de l’ancien ministre, ils rencontrent les commissaires européens, le pré­sident de l’OMC, celui de la Com­mission. Grâce à ce groupe de pres­sion, une pre­mière taxe sur le CO2 est repous­sée. D’autres directives sont amendées –cel­les sur l’éne­gie se font plus libérales.

Qu’y gagne DSK ?

« On lui payait une secrétaire, un chauffeur et un téléphone », se souvient Raymond Lévy, ancien président de Renault et du Cercle. Via des comptes secrets, sa collabo­ratrice est payée par Elf. Tandis que lui ne touche rien, en apparence : c’est son bénévolat. « Il est sûr que son travail au Cercle a contribué à asseoir sa popularité parmi les patrons », témoigne Bertrand Col­lomb, le boss des ciments Lafarge.

Mais derrière la façade du Cercle, en septembre 1993 toujours, il crée sa petite entreprise : « DSK consul­tants ». Avec sa femme, sa mère, sa fille, sa soeur, son frère au capital de la société anonyme. Aux mêmes grands patrons, il délivre des conseils. Payants, cette fois : deux millions de francs d’Alcatel, 1,5 mil­lion d’EDF, 600 000 F de la COGE­MA, 500 000 F de la SOFRES. Et, plus tard, 603 000 F de la MNEF.

Pour Elf comme pour la MNEF, la Justice lui a accordé un non-lieu. Et les médias, comme ses camarades, l’ont déclaré « blanchi de tout soup­çon ». Soit, il n’a rien fait d’illégal. Mais est-il légitime qu’un homme politique – et encore davantage, évidemment, un homme de gau­che – fraie ainsi avec le patronat ? Qu’il cachetonne à sa solde ? Qu’il copine à tout va ?

Il fallait bien, plaidera-t-il ensuite, « connaître la vie des entrepri­ses ». Pour connaître cette « vie des entreprises », l’avocat DSK aurait pu défendre les salariés aux prud’hommes. Il aurait pu, surtout, se faire « consultant », pourquoi pas, au service des cabinets Syndex ou Sécafi-Alpha, proches des syn­dicats. Voilà qui lui aurait assuré des tickets-restaurants. Mais sans doute pas des chèques avec cinq ou six zéros devant la virgule…

Nous aurions donc le choix entre ça : entre Nicolas Sarkozy, l’ami des patrons, et Dominique Strauss-Kahn, leur lobbyiste... .

2 millions de francs d’Alcatel, 1,5 million d’EDF,600 000 F de la Cogema, 500 000 F de la Sofres. Et, plus tard, 603 000 F de la MNEF.

 

 

La suite trés intéressante ICI link  http://www.fakirpresse.info/articles/373/campagne-dsk-pourquoi-on-n-en-veut-pas.html

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