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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 19:36

ÉTUDE SUR LA REDDITION DU GOUVERNEMENT ET DU PARLEMENT GRECS ET SUR UNE MANIÈRE ÉLÉGANTE DE SORTIR DE L’EURO.

Bonjour

Le drame que connait la Grèce, l’esclavage imposé à son peuple, l’austérité et la misère comme seules perspectives, ne peuvent laisser personne indifférent.

Quoi, cette Union Européenne qui devait assurer paix et prospérité en son sein, se transforme en dictature impitoyable !

Quoi, Les banksters ont remplacés les panzers afin d’assurer à une oligarchie sans foi ni loi la maîtrise d’un espace vital pour l’accumulation de richesses !

Quoi, la soumission infini à ces sauvages devrait être notre seul horizon !

  1. Voici la réaction de Grigoriou Panagiotis universitaire grec sur son blog « Greek Crisis » :

« La fin du jeu c’est pour bientôt. Plus exactement, nous arrivons au bout d’une partie, changement de niveau. En Grèce, cette montée de niveau dans le jeu prétotalitaire du logiciel européiste ne fait guère de toute. Athènes, devient Guernica de ce si piètre siècle d’après et d’emblée, ville jadis bombardée par les avions de la Légion Condor allemande nazie en 1937. En 2015, la bancocratie et la dite “monnaie européenne”, sont les armes de destruction massive aux mains des élites ordolibérales, celles de l’Allemagne d’abord pour ce qui nous concerne. ».

  1. Je vous invite à lire la réflexion du Parti de l’Emancipation du Peuple (ex M’PEP) concernant la victoire de l’oligarchie sur la démocratie en Grèce. C’est une démonstration magistrale et claire du fonctionnement de la dictature européenne. Sortir de L’Euro, sortir de l’Union Européenne pour retrouver la souveraineté populaire et nationale en France deviennent des impératifs absolus.

[…]

Après la reddition de la Grèce, d’autres consciences s’éveillent à la vraie nature de l’UE. Celle-ci vient en effet d’ajouter à son arsenal déjà bien pourvu la déstabilisation d’un État et sa mise sous tutelle avec la complicité du Premier ministre grec. Le pouvoir n’est plus entièrement dans les mains du peuple grec, de son parlement et de son gouvernement, mais dans celles des oligarques européens, avec la complicité du Premier ministre grec.

C’est l’Allemagne qui a joué le rôle moteur dans le combat contre la Grèce, et particulièrement Madame Merkel et Monsieur Schäuble. À ce propos, l’ancien secrétaire d’État américain au Trésor, Timothy Geithner, a révélé une conversation qu’il a eue avec Wolfgang Schäuble en 2012, où ce dernier expliquait, avant même la victoire électorale de Syriza, que la sortie de la Grèce de l’euro était nécessaire. Et ceci non pas pour le bien du peuple grec ou celui des autres peuples européens, mais pour des raisons de basse politique intérieure allemande - c’est ce que veut l’électorat - et pour « terrifier » les autres pays de la zone euro, particulièrement la France, afin de maintenir la discipline. La leçon est claire : il faut rompre avec l’Allemagne. Dans ce pays, non seulement chez les dirigeants, mais aussi chez une large fraction du peuple, il y a eu volonté délibérée de déstabiliser le gouvernement grec, à base de haine contre ce pays, son peuple, Syriza. Une véritable xénophobie. Le journal britannique The Guardian du 13 juillet a raison de parler de « vengeance » à propos de l’attitude des oligarques européens, singulièrement allemands, vis-à-vis de la Grèce.

[…]

Ce texte analyse en détail les éléments qui ont conduit à la reddition sans conditions de Syriza face aux institutions européennes.

[…]

Le mandat obtenu du peuple lors de l’élection législative de janvier 2015 – rejet des mémorandums – offrait de larges marges de manœuvre au gouvernement. Lorsque les oligarques européens ont compris que le gouvernement grec ferait tout pour éviter la sortie de l’euro, ils ont accru la pression sur Athènes et fait de la surenchère sur ce qui était proposé. Ils en demandaient toujours plus. Quand la pression est devenue intenable, l’organisation du référendum devait servir, notamment, à redonner un peu d’oxygène au gouvernement.

Le dimanche 5 juillet 2015, le NON au référendum obtenait près de 62% des voix sur les bases suivantes : rejet du plan présenté par la Troïka, rejet de l’austérité, obtention de nouvelles marges de négociations, mais toujours dans le cadre de l’euro et de l’Union européenne. Que s’est-il passé pour que ce formidable rapport de force, marqué néanmoins par la contradiction fondamentale entre stopper l’austérité et rester dans l’euro, soit dilapidé en quelques heures ?

[…]

Ce texte met en avant le vide sidéral des propositions de la gauche en France (Le Parti Socialiste et le Front De Gauche).

[…]

Comment cette « gauche de gauche » politique, syndicale, associative, peut-elle dire à la fois qu’elle lutte contre l’austérité et que Tsipras a raison ?

Comment lutter pour le retour de la retraite à 60 ans à taux plein en France et soutenir le gouvernement grec qui augmente cet âge à 67 ans ? Comment lutter contre la privatisation des services publics en France, et soutenir un gouvernement qui privatise les siens ? Si nous acceptons cela aujourd’hui pour la Grèce, cela veut nécessairement dire que nous l’accepterons demain pour la France et les autres pays. Quelle différence entre cette gauche et le PS ?

Cette gauche doit enfin admettre qu’il n’est pas possible de mener des politiques anti-austérité et de rester dans l’euro et l’Union européenne. L’austérité est inhérente à l’euro et à l’Union européenne. La meilleure façon d’aider la Grèce est de lutter, dans chaque pays, pour la souveraineté nationale afin d’affaiblir l’Union européenne. Mais c’est maintenant beaucoup trop tard, les directions du PCF, du PG, d’Ensemble, du NPA… sont congelées, figées, pétrifiées dans leur européisme, l’européisme étant à l’Europe ce que le nationalisme est à la nation.

[…]

Ce texte a le mérite de proposer une alternative pour sortir de l’austérité. Il propose 10 mesures à prendre le 1er jour de l’accession au pouvoir d’un gouvernement élu sur la base d’idées progressistes.

[…]

Les dix mesures qui suivent doivent être prises le même jour. Toutes. Une loi, votée le lendemain de la victoire électorale, devra créer les bases politiques (la confiance et la mobilisation du peuple)

juridiques et opérationnelles de la fin de l’austérité et de la restauration de l’indépendance nationale. Cette loi devra inclure : l’annulation des plans d’austérité, l’annonce du défaut de paiement et de

la restructuration de la dette publique, le contrôle des changes et des mouvements de capitaux, la reprise en main de la banque centrale et de la politique monétaire, la nationalisation des banques et

des compagnies d’assurance, le début du démantèlement des marchés financiers, la sortie de la zone euro et de l’Union européenne, la dévaluation de la monnaie nationale, des mesures

protectionnistes. Tout cela doit être réalisé pour atteindre l’objectif final : créer les conditions de la fin du chômage et de la précarité en trois ans. Tout ceci devra être voté le même jour, même si la

mise en œuvre se fera nécessairement à des rythmes différents.

1.- Annuler les plans d’austérité

2.- Annoncer le défaut de paiement et restructurer la dette

3.- Contrôler les changes et les mouvements de capitaux

4.- Reprendre en main la politique monétaire

5.- Nationaliser les banques et les compagnies d’assurance

6.- Démanteler les marchés financiers

7.- Sortir de la zone euro, revenir à la monnaie nationale qui ne sera pas convertible

8.- Dévaluer

9.- Des mesures protectionnistes dans le cadre internationaliste de la Charte de La Havane de 1948 rénovée

10.- Supprimer le chômage et la précarité

CONCLUSION

Le Parti de l’émancipation du peuple s’engage résolument à défendre les intérêts des classes dominées, du peuple. Tandis que tous les partis politiques ayant pignon sur rue, qu’ils soient de droite ou de gauche, se réfugient derrière un système européen capitaliste qui organise depuis des décennies la précarité des peuples au bénéfice d’une oligarchie décomplexée, la « gauche » dite « radicale » accompagne ce système par une rhétorique mensongère et fallacieuse. Nous n’avons que faire d’organisations politiques qui abandonnent les classes dominées pour les jeter dans les bras du Front national. Il faut les combattre et le meilleur outil politique pour y parvenir est l’engagement militant au Parti de l’émancipation du peuple. Soyons nombreux, soyons puissants, soyons révolutionnaires !

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